A SI II G. CORISWALL LEWIS
explique par la longueur du temps que sa lettre et la vôtre avaient mis à me parvenir. J*ai une véritable impatience d'avoir de vos nouvelles à tous. Je ne saurais vous dire combien j'ai été reconnaissant de la manière si amicale dont j'ai été sur-le-champ accueilli dans le sein de votre famille, et quel souvenir précieux et agréable je garde du temps que j'ai passé avec vous.
Je n'ai rien de parfailement bon à vous apprendre sur ma chère malade; elle va mieux, mais elle n'est pas guérie : ce qui fait qu'au lieu de continuer notre voyage en Allemagne, nous retournons assez tristement en France. Nous " quittons ce lieu, et arriverons, je pense, dans huit ou dix jours -chez mon père, à la campagne, pràs de Gompiègne. C'est là que je vous prie de me répondre : notre intention est de rester là jusqu'au milieu de novembre, époque où nous irons nous établir pour rhiver à Paris.
J'espère, cher monsieur Lewis, que, si dans cette ville je puis vous être bon à quelque chose, vous vous adresserez à moi sans hésitation, sûr que vous serez, je ne dis pas seulement de l'empressement que j'aurais à vous être agréable, mais du plaisir que j'y trouverai. Si un livre, un renseignement, quoi que ce soit enfin qui fût à ma portée, pouvait vous servir, je suis entièrement à votre disposition.
J'ai vécu dans une si profonde solitude depuis trois semaines que je n'ai absolument rien à vous dire de ce lieu-ci qui pût vous intéresser. T/)rsque nous sommes