DIXIÈME PÉRIODE
Strasbourg sous la domination française avec ses privilèges.
Le magistrat et les employés de la ville prêtent le serment de fidélité au roi entre les mains du baron de Montclar, général des troupes françaises (4 octobre).
L’évêque fait son entrée solennelle dans la ville, et prend possession des églises restituées au culte catholique par la capitulation (20 octobre).
Louis XIY arrive à Strasbourg, accompagné de toute la famille royale (23 octobre).
On organise une maison de détention et une école de travail.
Yauban commence la construction de la citadelle.
Le canal de la Bruche est creusé.
Le calendrier grégorien, publié en 1683, est introduit à Strasbourg.
Mort de l’évêque Egon de Furstemberg.
Guillaume Egon de Furstemberg lui succède.
Les moines s’établissent de nouveau à Strasbourg.
Louis XIV visite Strasbourg pour la seconde fois.
Trêve de vingt ans conclue à Ratisbonne. Par ce traité, il fut convenu que Louis XIV resterait en possession de Strasbourg jusqu’à nouvelle décision.
Modification introduite dans l’organisation du magistrat.
La ville fait bâtir de nouvelles casernes.
Ulrich Obrecht est nommé premier prêteur royal.
Incendie du bâtiment de la chancellerie, autrefois situé à côté de l’ancien hôtel de ville.
Le grand magasin à farine est construit à l’entrée de la rivière d’Ill.
Construction de l’hôpital militaire d’après les dessins de Yauban.
La paix de Rysswick est conclue entre l’empereur et Louis XIV. En vertu de ce traité, l’empereur renonça pour jamais à ses prétentions sur la ville de Strasbourg , et reçut en revanche les places de l’empire occupées par les troupes françaises.
L’université épiscopale est tranférée de Molsheim à Strasbourg.
Ulrich Obrecht succède à son père dans les fonctions de préteur royal.
Armand Gaston de Rohan, prince-évêque de Strasbourg.
L’hôpital civil est incendié.
Les fiançailles de Louis XV avec Marie Leczinsky, fille de Stanislas , sont célébrées dans la Cathédrale de Strasbourg.
François-Joseph de Klinglin , préteur royal.
Guerre de la succession d’Autriche. Une nuée de Croates et de Pandoures envahissent l’Alsace.
Louis XV arrive à Strasbourg. La magnificence des fêtes que ce prince y accepte, ruine les finances de la ville.
Organisation d’un hospice pour les enfants trouvés.
Les cendres du maréchal de Saxe sont
envoyées à Strasbourg et déposées dans le Temple-Neuf.
L’abbé de Regemorte arrive à Strasbourg en qualité de commissaire extraordinaire, avec la mission d’informer sur l’administration de Klinglin, accusé de dilapidation des trésors de la ville. L’accusé, déposé dans la citadelle pendant cette enquête , trouva dans sa prison une mort dont l’histoire n’a point encore pénétré le mystère.
Armand , cardinal de Soubise , princeévêque de Strasbourg.
Le canal de la Bruche est cédé à la ville de Strasbourg.
Louis-Constantin de Rohan-Montbazon, prince-évêque de Strasbourg.
On organise une maison de refuge pour les pauvres.
L’archiduchesse d’Autriche, Marie-Antoinette , est reçue à Strasbourg comme future épouse du Dauphin (Louis XYI).
Le mausolée du maréchal de Saxe est inauguré dans l’église de Saint-Thomas.
Louis-Renaud-Edouard de Rohan, princeévêque de Strasbourg.
Alexandre-Conrad de Gérard , ancien ministre plénipotentiaire près des Etats- Unis, conseiller d’Etat, est nommé commissaire des limites et préteur royal à Strasbourg.
La populace insurgée dégrade l’Hôtel-deville et enlève la plus grande partie des archives que renfermait cet édifice.
Tous les citoyens de 18 à 60 ans sont organisés en garde nationale. On organise également deux bataillons sous la dénomination de bataillon des vétérans
et de bataillon des enfants de la patrie , dans lesquels se rangent les volontaires au-dessus et au-dessous de l’âge désigné par la loi.
Organisation des assemblées populaires. La première est établie dans les salles du Miroir.
Loi de l’assemblée nationale qui ordonne à tous les citoyens de déposer le quart de leurs revenus annuels, comme don patriotique , pour acquitter les dettes de l’Etat. Ces dons s’élevèrent à Strasbourg à 917,815 fr.
Première élection des autorités municipales de Strasbourg. L’ancien magistrat se démet de son autorité entre les mains du nouveau maire (18 mars).