ADMINISTRATION
Strasbourg est administré par un maire assisté d’un conseil municipal. Cette ville, qui forme à elle seule un arrondissement électoral , est le lieu de résidence du préfet du département , et du lieutenant-général de la 5e division militaire.
Placée dans le ressort de la cour royale de Colmar , cette ville est le siège ordinaire d’une cour d’assises, de tribunaux de première instance et de commerce ; d’un conseil des prud’hommes , d’un évêché érigé dans le quatrième siècle , suffragant de celui de Besançon , du consistoire général de la confession d’Augsbourg, et des consistoires réformé et israélite.
Elle possède une académie, des Facultés de théologie protestante, de droit, de médecine , des sciences et des lettres ; un collège royal, un séminaire catholique et un collège épiscopal ; un séminaire protes-
tant, un gymnase ou école secondaire, plusieurs pensionnats et un grand nombre d’écoles primaires.
La ville est divisée en quatre cantons ; à chacun d’eux sont attachés un juge de paix , un commissaire de police et un médecin chargé de délivrer gratuitement ses secours aux citoyens indigents que le bureau 1 de charité lui adresse.
Nous allons maintenant parcourir la ville, en arrêtant le lecteur sur les monuments les plus remarquables qu’elle renferme.
i Voyez Aumônerie de Saint-Marc.
n ta,
À peu près au milieu de la ville de Strasbourg, s’élève un majestueux monument, admirable par l’énorme proportion de ses masses et la légèreté de ses ornements.
De toutes les conceptions que le génie ait produites, cet édifice est, sans doute, une des plus vastes et des plus magnifiques. L’étendue de son vaisseau, la hauteur de sa tour, la flèche accessible et à jour qui le surmonte, la hardiesse de ses voûtes en ogives, la finesse de ses sculptures , la profusion , et quelquefois la bizarrerie de ses accessoires, semblent un heureux contraste d’élégance et d’austérité.
LA. CATHEDRALE
Selon les traditions , l’emplacement occupé aujourd’hui par la cathédrale, était autrefois un bois sacré où les Triboques venaient offrir leurs sacrifices à Esus, dieu de la guerre, auquel ils immolaient souvent des victimes humaines.
Devenus maîtres de l’Alsace, les Romains coupèrent ce bois et y élevèrent un temple originairement consacré au dieu Mars, mais dont l’idole principale devint, par la suite, Hercule le belliqueux ou le germanique, que les Alsaciens désignaient sous le nom de Crutzmana ( Kriegsmann ) , héros de la guerre.
Les lumières du christianisme et le zèle que saint Materne, apôtre de l’Alsace, déploya dans sa carrière évangélique , vinrent échouer contre cette idolâtrie ; ce ne fut que vers l’an 349, lorsque le pape envoya saint Amand établir à Strasbourg le siège épiscopal des Triboques, que ce temple fut abattu.
Ce prélat éleva sur ses ruines une église
LA CATHÉDRALE. 3 9
cathédrale dont la destruction suivit l’irruption des Barbares sous la conduite d’Attila, en 406.
Clovis avait fait vœu d’embrasser la religion chrétienne si la guerre contre les Allemands lui était favorable; aussi, après sa victoire et sa conversion, contribua-t-il de tous ses efforts à la propagation du christianisme. Un monument éclatant lui offrait un moyen d’arriver au but qu’il se proposait, et la cathédrale fut fondée. Mais elle était loin de ce quelle est aujourd’hui; simplement construite en troncs d’arbres enfoncés à quelque distance les uns des autres, et dont les intervalles étaient remplis de terre ou de mortier , elle n’était couverte que d’un toit en chaume. Ce temple attira néanmoins plusieurs habitants des environs, qui établirent leur domicile dans la ville principale des Triboques.
Les successeurs de Clovis contribuèrent beaucoup à l’embellissement de cette église. Dagobert Ier, roi de France, et surtout Da-
gobert II, roi d’Austrasie, en furent de zélés bienfaiteurs. Ce dernier lui fit de riches présents, la dota de fondations considérables, et plaça successivement saint Arbogaste et saint Florent sur le siège épiscopal de Strasbourg.
Les héritiers de leur pouvoir héritèrent aussi de leur zèle. Pépin projetait de nombreux embellissements, lorsqu’il mourut en 768, laissant à son fils la gloire d’exécuter ses desseins . Charlemagne fit bâtir un chœur en pierre. Celui que l’on voit aujourd’hui, est encore en partie l’ouvrage de ce grand monarque.
Cette construction fut suivie de nombreux et magnifiques présents, parmi lesquels on compte un riche reliquaire, don du pape Adrien, une croix d’or pesant deux cent quatre-vingts livres , et un psautier en langue théotisque, sur lequel il avait inscrit son nom. Ses bienfaits ne se bornèrent pas à l’église seule, ils s’étendirent aussi à Heddon, alors évêque, et à ses successeurs.
LA CATHÉDRALE. 4l
Louis-le-Débonnaire, succédant, en 814, à Charlemagne , son père , mit Strasbourg sous la protection de la sainte Vierge, patronne de la cathédrale. Ses chanoines prirent alors le nom de frères de Marie. Dès ce moment l’image de la Vierge fut portée sur les étendards et gravée sur les monnaies de la ville.
Les trois Othons qui régnaient en Germanie sur la fin du dixième siècle , firent aussi de grands dons à cette église ; mais , à la mort du dernier d’entre eux , Henri, duc de Bavière , qui fut élu pour lui succéder, trouva un compétiteur dans Herrmann , duc d’Alsace et de Souabe. Celuici, irrité de ce que Wernher, évêque de Strasbourg, s’était déclaré en faveur du nouvel empereur , lui jura une haine implacable. Le siège de la ville en fut la conséquence immédiate ; elle fut prise d’assaut le 4 avril 1002 , jour du samedi saint. Rien n’offrit un asile contre une soldatesque avide et effrénée, dont la brutalité licen-
LA CATHEDRALE
cieuse éclata jusque dans les saints lieux où les femmes et les filles avaient cherché un refuge. L’enlèvement du trésor de la cathédrale et le feu qui se manifesta le lendemain dans cet édifice mirent le comble à leurs atrocités.
Le chœur , bâti en pierre , résista à l’incendie, mais la nef, construite par Clovis depuis deux siècles , devint presque en totalité la proie des flammes.
Cependant le duc Herrmann fit sa soumission ; une des conditions principales du traité fut la réparation des torts que ses troupes avaient causés, et l’abbayede Saint- Étienne fut cédée à l’évêque par forme de dédommagement. Cette cession , faite à Bruchsal, au mois d’octobre 1002, fut confirmée par un diplôme de Henri, roi de Germanie , daté de Thionville , le 1 5 janvier
Afin d’accélérer le rétablissement de sa cathédrale, l’évêque diminua pour un temps les prébendes des chanoinesses de l’abbaye
LA CATHÉDRALE. t\h
de Saint-Étienne, dont il enleva plusieurs objets précieux qu’il fit transporter à l’église épiscopale.
Tous les préparatifs étaient faits, lorsque, le 24 juin 1007 , le feu du ciel réduisit en cendres les parties de l’édifice que la fureur de la soldatesque et la violence des flammes avaient épargnées. Cet événement détruisant tout projet de réparation , en fit naître un plus considérable : on résolut la reconstruction presque totale de l’édifice, et bientôt les libéralités de Henri, les cotisations du clergé, jointes aux nombreuses collectes faites parmi les fidèles, permirent de commencer l’érection du monument que nous voyons aujourd’hui.
On attira les plus célèbres architectes , et huit années furent employées à réunir les matériaux nécessaires. Le Kronthal fut exploité par des corvées de serfs et de paysans qui avaient été convoqués à vingt lieues à la ronde. C’est de là que le nom de Frohn hof, mot allemand qui signifie cour des
LA CATHEDRALE
corvées, vint à la place de la cathédrale. Les anciens fondements furent arrachés en 1015, et remplacés par de plus solides; ils eurent près de trente pieds de profondeur, et furent posés sur des pilotis affermis, liés et couverts d’un ciment composé de chaux vive, de brique et de charbon pilés. Cette entreprise s’exécuta avec une telle rapidité, qu’en 1028 l’ouvrage en était déjà à la toiture.
Vers cette époque l’empereur Henri II, dit le Pieux, vint à Strasbourg; il conçut une telle admiration pour les mœurs simples des chanoines de la cathédrale, que, dans son enthousiasme , il avait résolu de renoncer aux grandeurs humaines et de se retirer auprès d’eux. Ce fut en vain que sa cour s’y opposa , en lui démontrant combien il était nécessaire au bonheur de son empire; mais l’évêque imagina un moyen de vaincre l’obstination du prince tout en contentant sa piété: il le mène à l’autel, lui demande s’il persiste dans son dessein ; le roi répond qu’être chanoine de son église
LA CATHÉDRALE
serait l'accomplissement de son vœu le plus cher ; l’évêque alors lui fait jurer obéissance, lui ordonne de conserver son empire en lui disant que s'il le gouvernait avec justice, il ferait encore son salut. Henri obéit, mais avec de vifs regrets. On doit admirer la prudence de l’évêque AVernher , qui pensait que les bienfaits de Henri souverain pourraient être plus profitables à son église et contribuer davantage à l’accomplissement de ses projets que ceux de Henri chanoine. Son attente ne fut point trompée ; ce prince augmenta les revenus des canonicats, fit des donations à l’église, et, pour éterniser sa mémoire, y fonda une riche prébende dont le titulaire devait s’appeler roi du chœur. Cette fondation exista jusqu’à l’époque de la révolution française.
AYernber, sous l’épiscopat duquel la cathédrale fut commencée , décéda à Constantinople, où il avait été envoyé en ambassade par Conrad II.
LA CATHÉDRALE
Guillaume, oncle de l’empereur Conradle-Salique, lui succéda, et mourut en 1047. Il fut remplacé par Hetzelon. A cette époque le pape Léon IX vint à Strasbourg ; le souverain pontife accorda de grandes indulgences à ceux qui viendraient travailler à la cathédrale ; ces dispenses accélérèrent puissamment la construction et attirèrent un grand nombre d’ouvriers étrangers.
Mais, soit indifférence, soit défaut de zèle dans les successeurs de Hetzelon , cet édifice ne se continua qu’avec une extrême lenteur. Incendies, guerres, malheurs, se réunirent pour entraver la marche des travaux, et ce ne fut qu’après la mort de l’évêque Gauthier de Géroîdseck, décédé en 1263, que les constructions , jusqu’alors interrompues , reprirent quelque activité.
Le chapitre prit en main l’administration des revenus de l’église et la surveillance des travaux; par ses soins l’édifice fut non-seulement achevé dans sa partie inférieure en 1275, mais de nombreux matériaux se trou-
LA CATHÉDRALE. 4 7
'vèrent amassés pour la construction de la tour. Aussi les fondements en furent-ils jetés dès l’avénement de Conrad de Lichtenberg au siège épiscopal.
A l’issue d’une messe et d une procession solennelles célébrées le jour de la Purification, ce prélat, et chaque membre de son clergé , sortirent trois pelletées de terre du lieu où le creusement devait avoir lieu ; aussitôt les ouvriers se mirent au travail avec une telle ardeur, qu’en se disputant l’honneur de creuser les fondements immédiatement après l’évêque, l’un d’eux resta sur place. Effrayé de ce malheur, le prélat fit cesser les travaux pendant neuf jours, au bout desquels les lieux furent de nouveau bénis.
Le 25 mai 1277, l’évêque posa la première pierre de la tour septentrionale, et, une année environ après, celle de la tour méridionale, sur laquelle, d’après le plan du célèbre Erwin de Steinbach , premier architecte de la tour , devait s’élever une
LA CATHÉDRALE
flèche pareille à celle qui existe. On construisit successivement le grand portail, les deux portails latéraux et celui du midi , qui fait face au château royal ; ce fut ce dernier que Sabine, fille d’Erwin de Steinbach, décora de plusieurs ornements qu’elle-même avait sculptés.
Le manque de fonds allait faire suspendre les constructions, lorsque le magistrat de Strasbourg retira aux chanoines l’administration des revenus de la cathédrale , et s’en attribua la disposition.
La persévérance du magistrat, jointe à une sage économie dans l’emploi des revenus, permit d’élever l’ édifice jusqu’au point où l’on voit aujourd’hui les statues équestres des rois Clovis, Dagobert, Louis XIV, et de l’empereur Rodolphe de Habsbourg.
Erwin n’eut pas le bonheur de voir achever son ouvrage; la mort l’arracha à ses nobles travaux le 17 janvier 1318. Strasbourg reconnaissante lui donna un dernier asile dans l’œuvre de son génie, et au jour-
LA CATHÉDRALE. 49
d’hui encore les Strasbourgeois ne viennent pas fouler sa cendre sans payer un tribut d’admiration à sa mémoire.
Son fils Jean lui succéda , ce fut lui qui exécuta la rosace , l’une des parties les plus belles et les plus hardies de tout l’édifice ; il acheva la tour jusque vers la plate-forme ; mais la mort glaça l’ardeur de son zèle en 1339. Son épitaphe se lit au pied d’un mur, au-dessous de celle de son père, dans une cour attenant à la sacristie.
La plate-forme fut enfin achevée en 1365, mais fhistoire ne nous a pas transmis les noms des architectes qui présidèrent à ce travail, ni de ceux qui élevèrent la tour jusqu’aux quatre escaliers tournants se terminant à la naissance de la flèche.
Au commencement du quinzième siècle, Jean Hültz , natif de Cologne , fut appelé à Strasbourg pour présider aux travaux : cet architecte eut , en 1 439 , la gloire de mettre la dernière main à la cathédrale, commencée depuis quatre cent vingt-quatre ans.
5 O LA CATHÉDRALE
A la fondation de cet édifice se rattache l’origine d’une association de maçons et de tailleurs de pierre, dont les statuts ont beaucoup d’analogie avec ceux de la franche-maçonnerie ; on en voit encore des emblèmes dans les chiffres et sur les tombeaux des architectes de la cathédrale.
La célébrité de cet édifice se répandant de jour en jour, plusieurs villes d’Allemagne voulurent imiter l’exemple de Strasbourg et faire construire des cathédrales qui devaient rivaliser en magnificence avec celle de cette ville. C’est ainsi que prit naissance l’association dont nous venons de parler ; elle s’étendit dans une grande partie de l’Allemagne, mais son centre resta toujours à Strasbourg, où se trouvait la loge métropole; l’architecte qui la présidait , était le grand maître de toute l’association.
La loge métropole jugeait ep dernier ressort toutes les contestations qui naissaient parmi les membres de l’association, et en 1461, le magistrat l’investit du droit de
LA CATHÉDRALE
décider sur les difficultés qui s’élèveraient entre les habitants de Strasbourg relativement aux constructions. Divers abus lui firent retirer ce droit en 1620.
Plusieurs diplômes de divers empereurs d’Allemagne autorisèrent ou confirmèrent la fondation de cette société, dont les premiers grands maîtres furent Jean Hültz, Jodaque Dotzinger , Jean Hammerer, Jacques de Landshut et Conrad Wagt.
Nous ne parlerons pas de tousles accidents qui ont endommagé la cathédrale; ils s’accumulent à un tel point, qu’un volume suffirait à peine pour en donner la liste. Nous ne signalerons que les plus remarquables, ou ceux dont le souvenir s’est perpétué par quelque inscription que le visiteur de cet édifice aura occasion de remarquer.
Un des jours qui devait lui être des plus funestes fut le 28 juillet 1625; il s’annonça par un brouillard épais qui embrassa la tour jusqu’à huit heures , et qui ne fut percé que par quelques légers rayons de soleil. Entre
LA CATHÉDRALE
onze heures et midi , on entendit un coup de tonnerre si terrible que les gardes crurent qu’il était tombé sur le toit en plomb : cependant toutes les recherches faites pour en découvrir la trace furent vaines; mais, peu après midi, un second coup éclata sur la couronne et abattit tout ce qui se trouvait au-dessus des huit piliers qui soutiennent la flèche. Les pierres du pavé de la plate-forme furent brisées en partie , et le coq automate de l’horloge astronomique resta muet pendant plusieurs années.
La partie supérieure se trouvait si fortement dégradée , que , craignant sa chute prochaine, on fut obligé de l’abattre à vingt-huit pieds de hauteur. Jean Heckler, architecte de la cathédrale , qui fut chargé de la reconstruire, ajouta un pied à sa hauteur primitive. Cette réparation fut achevée en moins d’une année , et les frais en montèrent à 966 livres.
Un orage épouvantable s’éleva le 16 juin 1654 sur la ville de Strasbourg; entre une
et deux heures du matin , la foudre tomba sur la cathédrale. Sa violence fut telle qu’elle abattit la moitié de la flèche et ses quatre piliers. Les débris en tombèrent sur les maisons voisines , et , chose extraordinaire, la pierre du sommet fut retrouvée intacte sur la plate-forme.
Les administrateurs de la fabrique s’empressèrent de porter remède à ce malheur ; Jean-Georges Heckler, fils de l’architecte que nous venons de nommer, fut chargé de cette entreprise; il fit abattre cinquantehuit pieds de la tour ; en la rebâtissant , il y ajouta un pied dix pouces et demi de plus. Parmi les pierres employées à cette réparation, il s’en trouvait qui pesaient jusqu’à trente-six quintaux.
Le 27 juillet 1759 fut encore un jour terrible pour la cathédrale. Après un assez faible coup de foudre, qui ne fit tomber que quelques pierres , une espèce de globe igné vint s’abattre sur la partie supérieure de la nef, et communiqua, en moins d’une
54 Là CATHÉDRALE.
heure, aux deux extrémités de l'édifice. La violence de cet incendie fut telle que le plomb de la toiture ruissela tout brûlant sur le pavé de l’église; en moins d’une heure toutes les constructions en bois, depuis le clocher jusqu’aux combles du chœur, devinrent la proie des flammes.
Deux des huit pyramides qui surmontaient cette partie de l’édifice, s’écroulèrent, entièrement calcinées, avec un fracas épouvantable. On fut obligé d’abattre les six autres. Le feu avait déjà gagné la charpente des cloches ; mais un heureux changement dans la direction du vent vint apaiser la fureur des flammes , contre laquelle avait échoué tout le zèle des citoyens. Ces accidents donnèrent lieu à des recherches sur les moyens de garantir cet édifice des dangers auxquels l’exposaient et sa hauteur et la quantité de fer employé à sa construction. Peu après l’invention des paratonnerres, le savant physicien Barbier de Tinan , de l’académie de Dijon , indiqua , dans un mé-
LA CATHEDRALE
moire imprimé en 1780, un appareil particulier qu’il proposait d’adapter à la cathédrale. Cet appareil consistait dans une espèce de cage en fer qui devait envelopper tout l’édifice. La flèche de la tour ainsi que les tourelles devaient être surmontées de pointes en fer verticales , semblables à celles des autres paratonnerres.
Les dommages que l’édifice a éprouvés par la foudre , dans les dernières années, a de nouveau fait sentir la nécessité d’établir un paratonnerre sur sa flèche. Le plan proposé en 1833 par une commission nommée à cet effet et composée de MM.
Fargeaud, Herrenschneider, Meunier, Lacombe, Yoltz et Fries, a été adopté.
Son exécution a mis ce monument vénérable à l'abri de tous les sinistres que le feu du ciel peut causer dans des édifices élevés.
Après avoir fait connaître l’origine de ce monument et les diverses révolutions qu’il a subies, nous allons donner un guide sûr
LA CATHÉDRALE
et aussi complet que possible à l’étranger qui désire le visiter.