‹ Nouvelle doctrine médicaleChapitre 100 sur 168 · XXII. EXCITABILITÉ. BROWNISME · texte numérisé non relu

XXII. EXCITABILITÉ. BROWNISME

Nous avons un peu retardé l'exposition de cette doctrine, pour ne pas séparer les trois auteurs : Brown , Pinel et Broussais , qui , dans ces derniers temps, ont eu l'influence la plus marquée sur les progrès de la science médicale.

La doctrine de l'excitabilité, dont celle ducontro-stimvlisme a pris naissance, appartient à Jean Brown et se trouve établie sur

les principes suivants : « Tout corps animé est une machine composée de parties diverses dont la combinaison et les mouvements constituent la vie. Le jeu de cette machine est soumis à une puissance secrète qui imprime la première impulsion et qui l'entretient par des moyens encore inconnus. Ses opérations ne peuvent s'expliquer par les lois de la mécanique , et supposent des qualités propres aux parties du corps vivant, absolument étrangères à la matière inerte et morte. Tout corps animé possède une certaine portion du principe d'où découlent incessamment les phénomènes de la vie. Ce principe est l'excitabilité. Elle varie dans les différents individus, et dans le même sujet, suivant certaines dispositions. Lorsque le sujet est plus susceptible de recevoir l'action des excitants , il est, par cela même , doué d'une plus grande intensité de vie. Ces excitants sont externes : chaleur, aliments, etc. Internes: passions, mouvements, etc. Locaux: produisant une action locale avant d'affecter l'organisme. Généraux : agissant en même temps sur l'ensemble du sujet. La vie est un état factice qui s'entretient par l'action des excitants, qui cesse par leur absence ou par l'épuisement de l'excitabilité. Celle-ci réside dans les nerfs et dans les muscles. L'excitation peut être , \° normale : c'est la santé qui résulte de la juste proportion de l'excitant et de l'excitabilité; 2° anormale: c'est la maladie, ou absence d'équilibre, venant : du défaut de stimulant avec excès d'excitabilité , ou de l'excès de stimulant avec défaut d'excitabilité. Il en résulte naturellement deux grandes classes de maladies ou diathèses, \° par excès de force : sthéniques ; %° par défaut de force : asthénr ques. Sur cent maladies , quatre-vingt-dix-sept appartiennent à la seconde classe; trois seulement, a la première. D'après cette doctrine , il existe deux divisions principales de médicaments , \° stimulants : devant remplir le plus grand nombre des indications ; %° sédatifs : applicables dans un petit nombre de cas exceptionnels. »

Cette doctrine , qui présente , comme le contro-stimulisme , une imitation ùustrictnmelAulaxum deThémison, est essentiellement fausse dans ses principes, incomplète et vicieuse dans ses dogmes,

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impraticable et très-dangereuse clans ses applications. Elle eut pour sectateurs: J. Frank, Weikard, Marcus, Pfaff, Rœschlaub , etc.

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