‹ Nouvelle doctrine médicaleChapitre 11 sur 168 · CARACTÈRES, DIFFÉRENCES, RAPPORTS DE LA MÉDECINE · texte numérisé non relu

CARACTÈRES, DIFFÉRENCES, RAPPORTS DE LA MÉDECINE

bjen loin d'altérer la vérité, l'épure et lui donne plus d'énergie el

de pouvoir. »

C'est précisément ce que nous éprouvons en lisant les ouvrages de A. Corn. Celse , dont la diction élégante et pure l'a fait surnommer le Cicéron des médecins. Hippocrate n'avait pas eu pour maître seulement le médecin Hérodicus , mais encore l'orateur Gorgias. Aussi le style d'Hippocrate n'est pas celui de Platon , de Démosthène , de Lucien; mais toujours original, toujours en harmonie avec la nature de son sujet, il est rapide, facile et précis.

La connaissance des langues anciennes est surtout indispensable à celui qui veut acquérir une instruction médicale vraie, solide et profonde. Les savants maîtres de l'art ne peuvent être compris que dans leur idiome.

« L'instruction n'est en quelque sorte qu'ébauchée , dit Cabanis, loc. cit., p. 55 S , quand on n'a pas entendu dans leur idiome

natal les accents intraduisibles des génies originaux Tout

lecteur qui ne connaît les grands écrivains de l'antiquité que par les versions, ne les connaît véritablement pas. »

Actuellement que les termes de la question sont nettement posés et définis, que la médecine est reconnue pour une science particulière, positive, essentiellement utile; que les caractères qui la distinguent des autres sciences, et les rapports qui la rapprochent de la plupart d'entre elles sont également appréciés , nous pouvons entrer plus spécialement encore dans l'étude approfondie de cette science au point de vue du problème que nous cherchons à résoudre, désormais avec l'assurance de ne pas nous occuper vainement d'une illusion scientifique , de ne pas établir une doctrine sans importance et sans utilité.

On peut diviser l'histoire de la médecine en trois époques I. Temps antiques , II. Moyen âge, III. Temps modernes.

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