‹ Nouvelle doctrine médicaleChapitre 114 sur 168 · ORIENTAI · texte numérisé non relu

ORIENTAI

s'en chargent eux-mêmes, et que l'on ne trouve pas de pharmaciens en titre dans presque toute la Chine. Le feu, dans son influence thérapeutique , est d'un usage si fréquent et si vulgaire pour ce pays, que l'on y applique le fer rouge ou le moxa comme on fait une saignée , comme on administre un purgatif de précaution , dans plusieurs autres.

Le grand principe : Contraria contrariis curantur, est celui qu'ils suivent ordinairement. Ils emploient rarement les émissions sanguines, surtout la saignée. Les médicaments sont donnés sous le nom de recettes dont ils portent le nombre à sept , seulement d'après les effets principaux qu'elles produisent. Mais si l'on veut se former une idée approximative de la multiplicité de ces médicaments, il suffira de savoir que les Chinois possèdent plus de quarante ouvrages sur la matière médicale , et que le plus complet , Le pentsaocaug-mou, est en cinquante-deux volumes in-4° I

La médecine légale existe chez eux ; toutefois , on comprendra son insuffisance en considérant que leurs médecins n'ont pas la permission d'ouvrir les cadavres soumis à l'examen. L'hygiène est remarquable chez ces peuples par la sagesse avec laquelle y sont réglés l'usage des aliments, du travail , du repos , etc. ; la direction des appétits instinctifs , des facultés intellectuelles et des passions.

Autrefois , Pékin avait des écoles impériales de médecine ; et , dans chacun des cantons , un médecin désigné pour instruire et diriger ceux qui devaient exercer dans les campagnes. On assure que ces établissements utiles ont été remplacés par des académies sans professeurs, et que tous les médecins, devenus seuls juges de leur instruction et de leur capacité , peuvent maintenant pratiquer sans autorisation légale et sans contrôle.

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