‹ Nouvelle doctrine médicaleChapitre 118 sur 168 · IX. ESPAGNOLS · texte numérisé non relu

IX. ESPAGNOLS

La science médicale, sauvée du désastre qui dans le moyen âge menaça tontes les connaissances humaines d'une entière destruction, reparut avec assez d'éclat dans quelques-unes de leurs universités. Depuis ce temps, elle n'a pas marché vers le progrès avec tout l'avantage et toute la supériorité que semblaient promettre d'aussi brillants débuts. Au lieu de revenir franchement dans la voie du naturalisme , dont elle n'aurait jamais dû sortir, la médecine espagnole s'est égarée dans les abstractions des théories anciennes avec un mélange assez informe des doctrines de Boerhaave, de Cullen et de Brown. Aujourd'hui même, bien que plusieurs médecins intelligents de la péninsule aient médité les ouvrages de Bichat et suivi les cours de nos écoles, la science pathologique, en Espagne, nous le disons sans aucune prévention , mais d'après les faits les plus évidents, est encore loin du degré d'avancement réel qu'elle, présente actuellement en France.

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