XI. RUSSI
Dans cette nation, et chez divers autres peuples du Nord, la science médicale, éclairée sans doute par nos relations avecces peuples, semble encore bien loin de l'état florissant où nous la vovons aujourd'hui dans notre patrie. Ses principes sont toujours entachés de brownisme , d'ontologie et d'humorisme; sa pratique, essentiellement active et perturbatrice, n'admet jamais les sages lenteurs de la médecine expectante ; et tel malade que l'on vient d'exciter fortement par un purgatif drastique ou par un vomitif, que l'on aura jeté dans une transpiration abondante par les sudorifiques ou par la chaleur d'une étuve , est immédiatement plongé dans un bain froid ou même roulé dans la neige. Quelques médecins russes, plus éclairés", ont blâmé ces violents contrastes, dût appelé l'attention sur les rapports que l'on rencontre souvent entre la fièvre et les inflammations locales, etc., mais ils ne sont point encore parvenus a ramener la doctrine médicale de leur Dation dans la saine foie du naturalisme physiologique.
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