‹ Nouvelle doctrine médicaleChapitre 121 sur 168 · XII. ALLEMANDS · texte numérisé non relu

XII. ALLEMANDS

Dans ce pays , chez les Suisses et chez les peuples voisins , la iti.'il.M'ine, depuis la restauration des sciences et des arts, a fait plus de véritables progrès que dans la majorité des autres nations. Ces progrès seraient plus réels et plus fructueux encore, si l'on ne trouvait dans l'esprit germanique deux principales dispositions qui se balancent toujours, qui se contrarient, se neutralisent même souvent. L'une est cette patience restée proverbiale , cette aptitude, cette persévérance qu'ils apportent dans leurs expériences, dans leurs observations, et qui sont devenues, chez eux, la source d'un grand nombre de découvertes plus ou moins utiles et desquelles ont profité l'astronomie, la physique, la chimie, l'anatomie, la physiologie, la médecine, etc.

Nous rappellerons, à cette occasion, l'hydrothérapie ou hydrosnpatliie, méthode qui consiste à traiter les maladies par l'usage extérieur et intérieur de l'eau , à l'exclusion de tout autre médicament. Ce procédé curatif, dont nous trouvons des traces dans les écrite et dans la pratique de plusieurs médecins anciens et modernes , fut , dans ces derniers temps , élevé à la hauteur d'une méthode par Prienitz de Grœfenberg, village de la Silésie autrichienne.

Ce paysan , dépourvu de toute science , parvint, avec beaucoup de persévérance, à faire adopter cette médication qui fut, comme toutes les nouveautés, d'abord accueillie avec enthousiasme, ensuite repoussée comme dangereuse. Nous croyons que ses avantages et ses inconvénients ne sont pas encore suffisamment appréciés par l'expérience. Nous n'avons point parlé de ï hydrothérapie dans l'examen des" doctrines , par ce qu'elle, ne présente qu'une simple méthode cnralive.

L'autre disposition d'esprit des Allemands est cette philosophie rêveuse, imitée de Platon, développée SU r 10 lit chez eux , avec les systèmes de la polarité, des oppositions harmoniques, etc., parles travaux de kani, de Fichle et de Schilling, et qui donna naissance à ces doctrines variées, nombreuses, quelquefois pleines

de génie, que Ton vit s'élever successivement dans ces contrées. Aussi, parmi des préceptes sages, tels que ceux de bien distinguer l'oppression des forces de leur abaissement réel ; de ne pas confondre les lois physiques avec les lois physiologiques, dans l'explication des phénomènes vitaux , etc. , trouvons-nous encore un mélange de brownisme et d'humorisme ; aussi le retour vers les saines doctrines du naturalisme, du vitalisme, etc., est-il moins direct el moins positif qu'il sérail a désirer, pour l'avancement de la science , dans ces pays qui firent beaucoup dans l'intérêt de sa gloire et devront puissamment concourir à ses développements.

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