XIII. FRANÇAIS
La science médicale prit chez nous , dès les premiers temps de sa restauration , ce caractère sérieux et positif de l'observation et de l'expérience raisonnées, cette marche physiologique et naturelle qui devaient l'amener à l'état florissant où nous la voyons aujourd'hui. Rendue à son unité primitive par décret du 14 frimaire an ni de la République, elle s'avança dès lors avec des garanties de succès et de perfectionnement.
Portée, par nos armées, dans presque tous les pays, avec les sciences , les arts et la civilisation , elle a favorisé l'équilibre qui tend à s'établir, par le progrès, entre les nations, et nous autorise à prendre la France comme le point central d'où nous devons juger son ensemble ; puisque de ce point partent maintenant les principales impulsions, et que vers lui viennent converger, comme à leur foyer commun, toutes les découvertes utiles. C'est donc actuellement dans notre pays que nous allons envisager la médecine pour bien apprécier les conditions de son état actuel et de ses perfectionnements à venir dans le monde laborieux et savant.
« Tel est donc le point où la médecine philosophique est parvenue, dit Cabanis, loc. cit. , p. 211; elle a renversé la plupart des théories ; elle a ridiculisé les autres; et les observations ou les faits relatifs à chaque branche de l'art sont à peu près tout ce qui lurnage, au milieu do cetie espèce de naufrage universel. »