COLLUSION DE LA PREMIÈRE PARTIE
Dans le problème complexe et difficile que nous avons à résoudre, la première question, celle de savoir : « Si dans l'état actuel de la science on peut établir les bases d'une doctrine qui paraisse le plus convenable pour l'enseignement de la médecine et la pratique de l'art , » est assurément la plus importante , celle qui doit dominer tout l'ensemble, puisque la solution de cette première question par la négative, détruirait à peu près tout l'intérêt de ce problème , en ne permettant plus d'en examiner la seconde.
Comprenant l'importance et la gravité d'une pareille solution , nous avons pensé que pour l'obtenir avec les garanties qu'elle exige , des raisonnements seuls , en les supposant même trèslogiques et très-précis, deviendraient insuffisants et qu'il fallait arriver à ce résultat essentiel par des faits assez nombreux, assez évidents, surtout, pour convaincre les hommes sérieux, et donner à cette solution les caractères positifs d'une incontestable vérité.