‹ Nouvelle doctrine médicaleChapitre 153 sur 168 · DOCTRINE BIOLOGIQUE · texte numérisé non relu

DOCTRINE BIOLOGIQUE

En médecine , comme dans toutes les autres branches dos connaissances humaines, les généralisations sont plus nuisibles qu'utiles, toutes les fois que les bases de ces généralisations sont prises dans une autre science que celle dont elles doivent constituer les dogmes fondamentaux.

Lors au contraire que ces généralisations choisissent leurs principes dans le domaine même de la science dont elles résument les données expérimentales, lorsqu'elles sont les véritables corollaires •les laits bien observés, elles deviennent du plus haut intérêt pour constituer celle science, pour en harmoniser les parties, pour lui donner un caractère incontestable de précision et de vérité.

Une doctrine pathologique ainsi comprise peut donc seule guider avec sécurité les premiers pas du médecin, donner, comme nous L'avons dit: à ses recherches, une intention; à ses expériences , un but ; à sa pratique , une direction ; à ses travaux ,

un résultat. Nous avons la confiance de réunir ces caractères et ces avantages dans celle que nous allons exposer.

La doctrine Biologique, de pfoç, vie, etdeXôyoç, traité , représente : l'ensemble des dogmes de la science médicale, offrant pour lien commun et pour base fondamentale ce fait général et complexe, dominant, sous le nom de vie, tous les actes particuliers de l'organisme à l'état normal comme à l'état pathologique.

Elle a tous les caractères d'une doctrine vraie, positive et complète. En effet, elle est prise dans le domaine particulier de la médecine ; elle présente pour base non plus une hypothèse , une abstraction , mais un fait évident. Elle n'est plus renfermée dans le cercle étroit d'un principe absolu, car elle embrasse dans toutes ses modifications la condition commune à tous les organismes vivants ; et par conséquent elle peut s'appliquer nonseulement aux maladies connues , mais encore elle présentera cet avantage pour toutes celles que l'observation viendra peut-être ultérieurement révéler.

En se fondant sur ce principe vrai , large et fécond , en déduisant toutes ses lois immédiatement des faits puisés, avec attention et discernement, dans la sphère exclusive de la pathologie, cette doctrine offrira toutes les garanties que l'on peut en attendre et que l'on a droit d'en exiger.

Si l'on veut une dernière preuve de son incontestable vérité , de la réalité de sa base, qu'il serait difficile, sans erreur, de remplacer par aucune autre , nous la trouvons , non dans quelques raisonnements spécieux , mais dans plusieurs faits évidents :

Il est impossible qu'il existe maladie là où n'existe pas vie: rie et maladie sont deux faits inséparables , dans ce sens que le second suppose toujours le premier.

Il est impossible qu'il s'opère aucune action thérapeutique là où ne se rencontre pas action vitale : la seconde fait quelquefois tous les frais de la première ; et celle-ci n'opère jamais rien sans le concours de l'autre.

Dans toute la pathologie, depuis le premier symptôme de l'affection morbide jusqu'au dernier acte du traitement et

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