‹ Nouvelle doctrine médicaleChapitre 22 sur 168 · II. MOYEN AGE, DÉCADENCE · texte numérisé non relu

II. MOYEN AGE, DÉCADENCE

Ici finit la splendeur des temps antiques; ici commence la déplorable catastrophe qui frappa l'esprit humain dans ses conceptions les plus sublimes , en menaçant les sciences et les arts d'une entière destruction.

A la décadence de l'empire romain, à l'invasion, par les Barbares, de ces admirables foyers de la raison et du génie , la nuit de l'ignorance et de la superstition s'élève comme un crêpe funèbre sur tout ce qui respire encore l'amour de la science et de la liberté! Hais la sa^e liberté, la véritable science, religieusement conservées comme le feu sacré, ne devaient pas périr et s'éteindre sans retour.

Pendant ces tristes siècles de léthargie intellectuelle , à peine «<niiptons-nous quelques noms transmis à la postérité : Harcelais EmpiricuS, né à Bordeaux en 388; Oribase de Pergame , dans le ive siècle; Aëtius d'Amida, vers la fin du vc; Cœlius Aurelianus , de la même époque , mais que d'autres font naître beaucoup plus tût; Alexandre de Tralles, au milieu du vi°, etc. , n'eurent guère d'autre mérite que celui de compiler, avec plus ou moins de succès, les écrits des anciens et surtout ceux de Galien. Enfin, Paul d'Egine, qui sortit de l'école d'Alexandrie dans le vne siècle, et qui s'était acquis dans les accouchements une si grande réputation parmi les Arabes, qu'ils ne le désignaient que sous le nom à' accoucheur .ferma la liste desmédecins classiques de l'antiquité. Inut semble concourir à l'anéantissement des progrès de l'esprit humain. In sinistre éternellement regrettable, parce qu'il était sans

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