ORIGINE, PROGRÈS. I
Barchusen , Schulze , Blumenbach , Sprengel , Moreau , Dézèmeris, etc.
La chimie, — procédant avec la plus grande irrégularité sous les alchimistes, fut en quelque sorte créée, comme science, par Lavoisier, et fit des progrès merveilleux par les travaux de Fourcroy, Bertholet, Déyeux, Parmentier, Yauquelin, Davy, Berzélius, Dulong , Gay-Lussac , Thénard , Chaptal , Orfila , Dumas , Baruel , etc.
La physique , — imparfaitement connue des anciens , prit également le caractère scientifique parles écrits de l'abbé Nollet, de Brisson, Andry, Thouret, Galvani , Humbold, Haiii, Volta, Biot, Poisson, Desprez, Pelletan fils, Béquerel, etc.
La botanique et l'histoire naturelle. — Ces sciences, déjà cultivées d'une manière assez remarquable par les anciens, et même par plusieurs médecins du moyen âge, prirent un grand développement par les travaux de plusieurs hommes d'un mérite supérieur, au nombre desquels nous devons particulièrement citer : Tournefort, Linné , de Jussieu , Desfontaines , Buffon , Daubenton , Pallas , Lacépède, Geoffroy Saint-Hilairc , Gaerlner, Link, Rudolphi , Mirbel, de Lamarck, de Candolle, Bichard, Duméril , Brongniart, etc.
La médecine vétérinaire, — dont les expériences peuvent analogiquement rendre d'importants services à la médecine humaine, a pris les caractères d'une science très-remarquable et très-utile sous la direction de professeurs très-distingués , tels que MM. Huzard, Dupuy, Flandin, Barthélemi, etc.
La chirurgie et les accouchements. — Arrachée aux barbiers par Lanfranc , Gui de Chauliac , la chirurgie fut définitivement fondée par A. Paré. Elle compte, parmi ses praticiens les plus distingués : La Peyronie , l'illustre fondateur de l'Académie de
Chirurgie, J. L. Petit, LeCat, Petit, Choparl, Desault, Jiell , Gline, Percy, Larrey, Lassus, Sabatier, Deschamps, Baudeloque , Désormeaux, Capuron, Pelletan, Callisen, Dubois, Théden, Richter, Veidmann , Scarpa, Astley-Cooper, Dupuytren, Vacca, Marjolin, Béclard, Blandin , Velpeau , etc.
La .médecine, — créée par Hippocrate, qui la rendit en même temps pratique et théorique , vit bientôt, à son grand désavantage, ceux qui la cultivèrent se partager en deux classes : les praticiens , rigoureux observateurs de la nature, recueillant les faits avec discernement , et ne s'élevant qu'avec beaucoup de réserve à leur généralisation; les théoriciens, incapables de s'assujettir aux difficultés, aux lenteurs de l'expérience, prenant la nature a contresens : commençant par la généralisation des faits, pour descendre à leurs particularités ; grands improvisateurs de systèmes plus ou moins spécieux. Les premiers, plus solides, moins brillants, jetaient les véritables fondements de la science, mais lui communiquaient peu d'impulsion ; ils amassaient des matériaux, mais ne les mettaient pas en ordre. Les seconds, plus brillants que solides , élevaient l'édifice de cette science avec une rapidité magique; et, remplis d'ardeur pour accréditer et propager leurs doctrines, ils en imposaient presque toujours a leur siècle, quelquefois même aux siècles suivants. Mais cet édifice, bâti sur un sable mouvant, chancelait et croulait tôt ou tard, ne laissant aux yeux désabusés que (]^s regrets stériles et des ruines presque toujours sans utilité. Nous sommes donc forcé de signaler, dans la médecine, en quelque sorte deux sciences distinctes , d'après la manière dont les médecins l'ont cultivée : médecine pratique ou clinique, médecine tltéorique. Nous verrons ensuite qu'en réalité cette division ne doit pas exister, puisque nous y trouverons la cause principale des aberrations et de la marche si souvent rétrograde présentées par I - iience pathologique.
La .médecine clinique < — de «àlvi), lit, médecine démontrée au lit même des malades, la seule qui puis$e fonder la science médicale