‹ Nouvelle doctrine médicaleChapitre 76 sur 168 · II. PUISSANCE DES NOMBRES · texte numérisé non relu

II. PUISSANCE DES NOMBRES

Les anciens ayant cru voir que les mouvements vitaux , clans l'état de santé comme clans l'état de maladie , s'effectuaient avec une sorte de périodicité, partirent de cette observation pour admettre, dans les révolutions physiologiques et pathologiques, une certaine puissance qui les ramenait plutôt avec telle coïncidence de nombre qu'avec telle autre ; et bientôt ils attribuèrent à ces nombres eux-mêmes l'influence qui, d'après leurs principes, régissait ainsi tous les phénomènes de l'économie vivante. Pylhagore fonda cette doctrine , et la secte qui s'y rattacha prit le nom d'école italique. La doctrine des nombres amena tout naturellement celle des jours critiques, établie, d'après ses auteurs, sur beaucoup de faits , et comptant parmi ses partisans les plus illustres médecins, tels qu'ïïippocrate , Galien , Arétée , Baillou , Fernel , Prosper Alpin , Stahl , Hoffmann, etc.

Nous pensons que s'il est possible d'admettre un certain ordre dans les retours des mouvements physiologiques et pathologiques, il est difficile de leur accorder toujours , à la manière des pythagoriciens , cette périodicité parfaitement régulière et basée sur la puissance des nombres. La distinction des maladies périodiques n'est-elle pas la preuve que toutes n'offrent pas ce caractère; et, même pour ces dernières, est-il constamment possible d'en soumettre la marche aux rigueurs mathématiques du calcul? D'un autre côté , si l'expérience prouve que plusieurs altérations morbides se termi- D'iiî par des mouvements organiques et des excrétions auxquels on a donné le nom de crises, l'expérience démontre, en même temps, que ces excrétions et ces mouvements ne sont pas assujettis à l'empire absolu de tel ou tel nombre déterminé.

En résumé , cette régularité constante fût-elle même admissible , il en résulterait tout au plus que le terme de la révolution morbide coïncide avec le nombre indiqué , mais nullement qu'il existe, entre cette coïncidence et ce nombre, un rapport logique et suffisant de conséquence à principe.

\insi la doctrine do Pythngore, comme toutes 1rs théories

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