‹ Nouvelle doctrine médicaleChapitre 81 sur 168 · VI. ASTROLOGIE JUDICIAIRE · texte numérisé non relu

VI. ASTROLOGIE JUDICIAIRE

Les théories astrologiques semblent avoir pris naissance chez les Chaldéens et les Babyloniens, livrés aux études astronomiques. En voyant les influences positives du soleil sur tout notre globe ; de la lune , sur les mers, sur l'atmosphère , etc. , il semblait assez naturel d'étendre ces influences à notre organisme ; et , par une induction qui bientôt n'avait plus de bornes, d'accorder au moins une partie

de cette même influence aux autres astres que l'on voyait briller dans l'immensité des deux.

Hippocrate lui-même avait soin de noter les modifications apportées , par les actions sidérales , dans la marche et la terminaison des maladies. Galien, Riolan , Hoffmann, Frank, Boissier de Sauvages et beaucoup d'autres bons observateurs, avaient fait et recueilli des remarques semblables. Mais ces considérations, peutêtre aujourd'hui trop négligées par certains expérimentateurs qui tendent à rétrécir incessamment le champ de la médecine , se renfermaient dans les effets produits par la position , le degré d'élùignement, les révolutions des corps célestes, suivant les heures du jour, les saisons, les latitudes, les climats, etc. ; aussi, dans les temps anciens, et jusqu'au xme siècle, l'astrologie fut-elle moins une doctrine médicale, qu'un sujet d'observations au point de vue des modifications apportées, dans l'économie vivante, par les influences incontestables des grands corps célestes.

Mais, à cette époque, l'astrologie judiciaire vient ajouter ses extravagances à celles de l'alchimie , des talismans , de l'uroscopie , de la divination , de la magie , etc. Chaque sujet a son astre particulier dont il subit toutes les impressions favorables ou nuisibles ; on a la folle prétention de trouver, dans la manière d'être et le rapport des constellations , les prévisions de l'avenir, les causes des maladies et les moyens d'en effectuer la guérison. On croit généralement , chez les Orientaux , que les épileptiques sont agités par les mouvements de la lune , et que c'est d'après cette observation qu'on leur donna le nom de lunatiques. Au milieu d'un grand nombre de rêveries sur ce sujet , nous voyons un ouvrage de Hasfurti, portant pour titre : De cognoscendis et medendis morbis ex corporum cœlestium positione. Yenet. , 1586; un autre de Méad , intitulé : De imperio solis et Innœ. GotliiKj, <1~â8, etc.

En ramenant l'astrologie à ses caractères naturels et vrais , nous y trouverons des considérations importantes, surtout au point de vue des causes et du traitement des maladies ; mais il ne faudra jamais y chercher les fondements d'une doctrine médicale , dont

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