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XIV. DOCTRINE MÉCANIQUE

On lui donne encore les noms de doctrine physique , iatromathématique, etc. Les immenses progrès , les découvertes sublimes des mathématiques leur donnèrent un empire absolu sur toutes les autres sciences , et cet empire fut d'autant plus dangereux pour la médecine , qu'il lui fut imposé par des hommes d'un profond savoir et d'un puissant génie.

Préparée par la physique expérimentale de Galilée, cette doctrine eut Borclli pour fondateur. Elle acquit un grand nombre de sectateurs enthousiastes, particulièrement en Italie, en Hollande, en Angleterre, en Allemagne. Elle compta surtout parmi ses propagateurs les plus célèbres, Sanctorius,Bellini,Fréd. Hoffmann, Keil, Jurin , Baglivi, Van Swieten, Boerhaave, qui lui donna toute l'importance et tout le retentissement de sa prodigieuse réputation.

Dans cette même doctrine, on établit, comme base : « le mécanisme des parties et l'influence des forces substantielles. » Borelli veut expliquer mathématiquement la force des muscles , la théorie de leurs mouvements , les sécrétions et les autres fonctions de l'organisme. Fréd. Hoffmann admet : un principe éthéré, une substance matérielle très-déliée, parcourant les nerfs et déterminant ce mouvement général qui constitue la vie ; une liaison dynamique , un consensus entre tous les organes. Si ce mouvement éprouve des modifications anormales, il en résulte l'état maladif :

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