‹ Nouvelle doctrine médicaleChapitre 91 sur 168 · XV. DOCTRINE DES TRANSFUSIONS · texte numérisé non relu

XV. DOCTRINE DES TRANSFUSIONS

La découverte de la circulation fit une sensation telle dans le monde savant , que des esprits superficiels, amis du merveilleux , rêvèrent un système d'immortalité corporelle ! Rendre au vieillard tous les avantages de la jeunesse; donner au sujet faible et valétudinaire, la force et la santé ; à. l'idiot, au fou, l'esprit et la raison , telles furent les moindres prétentions de ces visionnaires dangereux :

« Tous ces états défectueux avaient leur cause dans le sang du sujet qui les présentait. Pour les faire disparaître et les remplacer par des états opposés et favorables, il suffisait de soustraire le sang de ce sujet par la saignée, de le remplacer, au moyen de la transfusion, par le sang d'un autre sujet actuellement dans les conditions que l'on voulait communiquer. » Au nombre des sectateurs de cette folle doctrine , on compte: Ficinus, Coxe, Libavius, Clarke , Emerez , Denis, Tardi , Lower, Ch. L. Hoffmann, etc. 1rs ne se bornent pas à. la théorie d'un aussi dangereux système , ils sont assez audacieux pour le mettre en pratique ; assez impudents, pour annoncer pompeusement :« ses plus merveilleux résultats. » Biais les accidents se multiplient, la voix publique réclame énergiquement , et formule des accusations; l'autorité légale intervient, et met un terme à ces scandaleux abus.

Comme doctrine, les transfusions sont jugées au double point de vue de la théorie, de l'application ; comme simple moyen thérapeutique, dans les cas d'hémorrhagies instantanées et très-abondantes, elles peuvent devenir utiles, si l'on en juge par quelques faits épars dans les archives de la science , et notamment par deux cas assez récemment observés à Paris.

loO SYSTÈMES ET DOCTRINES PATHOLOGIQUES.

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