‹ Nouvelle doctrine médicaleChapitre 96 sur 168 · XX. VITALÏSME · texte numérisé non relu

XX. VITALÏSME

Lt-s médecins physiologistes, frappés delà différence fondamentale qui, dans la nature, distingue les corps vivants des corps inertes, ont cherché, dans l'admission d'un principe exclusivement départi aux premiers, la raison de cette différence et la cause immédiate de la vie. Ce principe , abstraction problématique pour tons , a pris, suivant les idées de chacun , des noms différents : feu intelligent, feu créateur et conservateur, nature , èvoppov , prmcipium impetum faciens, archée, âme sensitive , âme matérielle, âme raisonnable, principe vital, forces vitales, propriétés vitales, conditions vitales, etc. Jusqu'à Barthez, on n'avait pas fait , du vitalisme, une doctrine aussi distincte; c'est pour cette raison qu'il en est considéré comme le fondateur, ayant donné au principe que nous venons d'indiquer, le nom de principe vital.

L'admission hypothétique d'un principe abstrait, présidant aux phénomènes de la vie , ne doit pas faire imputer à la médecine l'idée d'une science incertaine, conjecturale; puisque l'astronomie, la physique , la chimie, ont aussi leur abstraction sous les titres d'attr action, d'affinité, avec l'inconvénient plus grand encore de préciser davantage la manière d'agir d'une influence dont la nature essentielle est complètement ignorée.

Ceux qui ont admis l'existence d'un principe d'action dans les corps vivants , se partagent naturellement en trois catégories : 1° Les uns ont trouvé ce principe dans les lois physiques : on leur donne le nom de matérialistes, de mécaniciens, de chimistes, etc. 2. Les autres ont regardé l'âme elle-même comme ce principe de vie : on les désigne par les dénominations de spiritualistes , de stahliens, etc. 3° D'autres, enfin, ont admis, comme agent des phénomènes vitaux , un principe qui n'appartient ni aux lois physiques nia l'âme, qui fonctionne indépendamment de leur influence; on les distingue par le terme de vitalistes.

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