‹ Nouvelle doctrine médicaleChapitre 98 sur 168 · VITAL1SME · texte numérisé non relu

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un certain point , étrangers. » Immédiatement après cette déclaration si formelle, et, à notre avis, si peu fondée, Bichat semble regretter la trop grande exclusion de son principe ; disons plus , il vient la condamner lui-même en continuant ainsi : « N'allez pas croire, cependant, que les fluides ne sont rien dans les maladies ; très-souvent ils en portent le germe funeste ; ils jouent alors le même rôle que dans l'état de santé, où les solides sont les agents actifs de tous les phénomènes que nous observons , mais où leur action est inséparable de celle des fluides. »

Les autres ont, au contraire, accordé le principe de la vie même aux fluides. Reydellet s'exprime ainsi, Dict. des se. méd., t. 45, y. 155 : «Une question qui a longtemps occupé les physiologistes, est celle de savoir si le principe vital animait également les fluides et les solides. Il en est encore qui conservent des doutes à cet égard, et qui croient même que les sentiments et les mouvements de ce principe ne peuvent exister que dans les solides. Cette opinion, entièrement erronée , se trouve en contradiction formelle avec tout ce que démontre l'observation.... Le sang jouit à coup sûr d'une vie des plus actives.... , l'humeur séminale seule.... , qui contient je germe de la vie qu'elle doit communiquer à de nouveaux êtres, suffirait pour détruire l'opinion contraire. »

Le vitalisme, tel que l'ont compris ses principaux sectateurs, au nombre desquels nous citerons : Glisson, Haller, Barthez, Dumas, Blumenbach , Le Gallois , Bichat , etc. , comme doctrine médicale, offre le grand avantage de ramener la pathologie dans son domaine, d'en exclure à jamais toutes les théories qui ne sont pas fondées sur les lois physiologiques, etc.; mais il présente le grave inconvénient d'admettre des entités comme principes des phénomènes vitaux, des réactions conservatrices et curalivcs; devoir, dans les maladies , seulement des altérations de ces entités ; de faire, par conséquent, porter la nature des lésions pathologiques sur des abstractions imaginaires, sans même embrasser toutes ces lésions dans un système incomplet, etc. Cette doctrine est donc en même temps insuffisante et basée sur des fondements hypothétiques. Le seul moyen d'en obtenir ce qu'elle peul offrir

d'avantageux , est d'identifier les causes de la vie avec les tissus qui jouissent de cette existence active; de les désigner par des expressions qui n'entraînent pas l'idée d'entités; par exemple, par celles de conditions vitales; enfin, de ne point séparer les maladies des organes qu'elles affectent.

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