‹ Nouvelle explication du Catéchisme de Rodez (volume 2)Chapitre 5 sur 55 · IV · texte numérisé non relu

IV

quelque prétexte que ce soit, la lecture de ces livres infâmes.

En ces jours de désordre, quel sujet de douleur pour les âmes chrétiennes! Que de blasphèmes n'entend-on pas retentir dans certaines réunions soi-disant patriotiques contre le nom trois fois saint de Jésus-Christ! Des hommes pleins de haine contre l'Église et ses ministres, , qui ne croient pas à la divine mission de notre Sauveur, qui rêvent une religion nouvelle, comme pour faire servir ce nom auguste et sacré à la justification de leurs iniquités, ne célèbrent pas un banquet sans y porter un toast au Christ comme au premier auteur de leur doctrine. Ils profanent le nom du Christ, en y accolant Fépithète de socialiste , de père, de grand apôtre du socialisme. « Ils s'épuisent, dit l'illustre évêque de Chartres, en rapprochements c propres à faire remplacer, du moins dans les esprits faibles et borc nés. l'adoration et l'amour sans bornes dus au Sauveur du monde, « par l'horreur qu'inspirent les scélérats et les monstres. Dans leurs « acclamations bien plus frénétiques que joyeuses, ils confondent «■ le divin Réparateur avec les Caligula, les Attila, les Robespierre! « Les insensés ! ils mettent l'auteur de tout bien, de toute vertu, la « Sagesse incréée, la perfection infinie, au même rang que les cac ractères les plus hideux et que les hommes dont l'idée abhorrée c sera toujours inséparable de celle de tous les vices et de tous les c crimes. Ah ! que l'enfer doit se réjouir de ces blasphèmes qui rec tentissent jusqu'au fond des abîmes ! » *

Lettre Pastorale, à l'occasion de la nomination du Président de la République.

C'est en réparation de tant de blasphèmes qui se commettent de nos jours, et aussi de la violation du dimanche, que l'évêque de Langres a établi dans son diocèse, d'où elle s'est répandue dans beaucoup d'autres, une association d'âmes pieuses, connue sous le nom é'Archiconfrerie réparatrice des blasphèmes et de la violation du dimanche. Elle a été enrichie par le souverain pontife Pie IX de nombreuses indulgences. Nous recommandons celtre prière de l'Archiconfrérie :

Qu'à jamais soit loué, béni, aimé, adoré, glorifié le très-saint, très-sacré, très-adorable, très-inconnu, inexprimable, très-ineffable Dom du Seigneur, notre Dieu, au ciel et sur la terre, par toutes les créatures sorties des mains de Dieu, et par le sacré Cœur de Jésus au très saint Sacrement de l'Autel. Ainsi soit-ii

TROISIEME INSTRUCTION

Des malédictions ou imprécations. — Des mots gosiers. — Gravilé des imprécations. — Vaines excuses. — Des vœux. — Quatre sortes de vœux. — Ne pas en faire témérairement. — Fidélité à les accomplir.

D. Qu'entetidez-vous par malédictions ou imprécations? R. Tenlends des paroles par lesquelles on dit ou on désire du mal au prochain ou à quelque créature.

Maudire, c'est témoigner par des paroles injurieuses qu'on désire du mal à quelqu'un. On se rend donc coupable du péché de malédiction, toutes les fois qu'on prononce quelqu'un de ces souhaits abominables, par lesquels on se dévoue soi-même ou les autres à la mort, à l'enfer, au démon, comme, par exemple, quand on dit : Que le démon t'emporte ou m'emporte, que le tonnerre t'écrase, que la peste te crève, etc. Hélas ! est-il possible que la bouche des chrétiens se souille par des mots aussi grossiers?

Ces imprécations, on peut les lancer contre soi-même, ou contre le prochain, ou contre des créatures privées de raison, par exemple, les bêtes, le vent, la pluie .

1° Imprécations contre soi-même. Il en est qui ont la détestable habitude de ne prononcer aucun discours, sans se maudire eux-mêmes, sans se donner au démon. Us diront à tout propos : Que je périsse ! que je meure ! Pour mieux faire croire ce qu'ils disent, ils pestent, ils jurent : Que je ne bouge pas d'ici, si je mens, si je ne me venge, etc.; que les bras me sèchent, me tombent; que ce morceau m'étrangle, etc.; ils prononcent ces vœux affreux, qui font frémir les oreilles et que ma langue a horreur de répéter : Le diable m'emporte; Dieu me damne! Ce sont des serments exécratoires, les plus griefs de tous, a dit saint Augustin (1). Celui qui se maudit, ressemble à un enragé, qui

(1) Jurare per exsecrationem gravissimum jurandi genus. D. Aug,

se déchire et se tue de ses propres mains ; il est même pire, en ce qu'il s'attaque quelquefois à son âme. Dites-moi, ô malheureux, connaissez-vous toute la force de vos paroles? Quoi! vous vous donnez au démon, à l'ennemi de Dieu, à votre plus grand ennemi ! Le diable m'emporte, ditesvous; Dieu me damne! Que pouvez-vous attendre que d'être pris au mot, condamné par votre propre bouche, et d'aller un jour vomir le venin de votre rage dans l'enfer 4?

2° Imprécations contre le prochain. Elles sont les premiers et les plus communs traits de la colère. Faute d'autres armes, l'on se venge par des désirs pernicieux. Arrive-t-il quelque chose de fâcheux à certaines personnes, elles ne se possèdent plus; c'est le démon de la haine, de la vengeance qui les entraîne, et les paroles les plus odieuses s'échappent de leurs lèvres. Que de gens dont la bouche est pleine de malédictions (1)! Leur a-t-on volé quelque chose ; un domestique, par imprudence, leur a-t-il renversé une chaise, cassé un verre, eux aussitôt de dire : Le diable l'emporte, la peste le crève, qu'il s'en aille au fin fond de l'enfer; et autres abominations semblables.

Les malédictions les plus dignes de blâme et d'horreur sont celles que les parents lancent contre leurs enfants, et celles que le mari et la femme, que les frères et les sœurs font les uns contre les autres. Unis par les liens les plus étroits, ils doivent s'aimer et se supporter mutuellement; comment peuvent-ils donc prendre plaisir à s'entre-déchirer? Frères et sœurs, n'avez-vous pas le même sang, qui coule dans vos veines? pourquoi donc vous accabler d'insultes? Épouxinhumain, comment osez-vous vous déchaîner contre une épouse qui n'est avec vous qu'une même chair, et avec laquelle vous ne devez former qu'un cœur et qu'une âme ? Parents dénaturés, comment pouvez-vous souhaiter la mort à ceux à qui vous avez donné la vie? Pour quelque léger tort dont vous les croyez coupables, vous vous emportez

(1) Quorum os malediclione plénum est. Psal. un, 3.

aussitôt; et, dans l'aveuglement de votre fureur, vous voulez que la langue leur sèche, que la terre les engloutisse, etc. ; et vous vous oubliez jusqu'à donner au démon cet enfant qui est votre sang, que Jésus-Christ a racheté au prix de sa vie, , et que le Père céleste réclame pour le mettre au nombre de ses élus ! et c'est ainsi que la violence de votre caractère vous fait participer au crime abominable de ces païens, qui immolaient leurs fils et leurs filles aux esprits infernaux (1).

Formés à une telle école, les enfants deviennent à leur tour méchants, jureurs, blasphémateurs, et ils ne se font aucun scrupule de rendre à leurs parents injure pour injure, malédiction pour malédiction. Le mauvais exemple des pères et des mères, dit Saivien, rend le vice héréditaire dans les familles (2). Or, que penser de ces maisons, où l'on n'entend retentir de tous côtés que jurements et imprécations ? Ne les prendrait-on pas pour une retraite de démons, ou pour une image de l'enfer? Dieu, par un effet de sa justice, permet souvent que les malédictions dont les parents chargent leurs enfants, reçoivent leur accomplissement, comme celle que Noé lança contre son fils Chanaan. De là vient que, selon l'oracle du Sage, les malédictions des mères renversent les maisons, jusqu'à en arracher les fondements (3).

Nous ne devons pas manquer de stigmatiser ici, comme se rapprochant des malédictions, comme renfermant de véritables malédictions, ce langage grossier et brutal, ce langage des halles et des carrefours, tout plein de paroles outrageantes, telles que celles de sorcier, de chien, de mâtin, etc.; où l'on fait gronder encore, comme pour lui donner plus d'énergie, ces mots sa!es qu'une bouche honnête n'ose prononcer, et qu'on ne désigne que par les

■'.) Immolaverunt filios suos et filias suas daememiis. Psal. cv, 37

(2) Nec ma<jis in patrimonia succedunt fllii quàm in vilia. Salv.3 S. I, ad Eccl. catli.

(3) Maledictio matris eradicat fundamenla. Eccli., ai, H.

lettres initiales B. F. C. ; où Ton joint aussi quelquefois le mot sacré qui signifie, comme nous l'avons déjà remaraué, ou une chose sainte, ou une chose abominable, dévouée a l'anathème, et qui renferme, par conséquent, ou un blasphème affreux ou une injure atroce. Un chrétien ne doit pas perdre de vue que Jésus-Christ, dans son Évangile, condamne sous les peines les plus sévères, ioute qualification odieuse, tout mot offensant pour le prochain, qu'il ne veut pas même qu'on traite de fou, d'insensé (1).

Enfin, il est des gens mal élevés qui emploient les malédictions, chose assez singulière, en forme de compliments. Leurs premiers saluts, en s' abordant, sont à peu près ceux-ci : ■ Le diable t'emporte, il y avait bien longtemps que je ne t'avais pas vu; la peste te crève ; pourquoi ne venais-tu pas plus tôt? que je ne bouge jamais d'ici, si nous nous quittons sans boire, etc. » Sans doute, en pareille circonstance, la malice est loin de leur cœur ; mais elle est dans leurs paroles; et, je ne dis pas seulement un chrétien, mais tout homme qui se pîque d'un peu d'éducation, ne doit en employer que de douces, d'honnêtes, d'obligeantes. Les premiers fidèles ne se saluaient que par des souhaits pieux, disant, comme l'Apôtre : «Que la grâce, la paix et la bénédiction de Dieu soient avec vous. » Si, dans ce siècle d'indifférence, nous n'avons pas l'habitude de paroles aussi édifiantes, du moins sachons vivre et parler en hommes qui se respectent et qui ont la crainte de Dieu.

3° Imprécations contre les créatures privées de raison. Quelle folie de s'emporter contre le froid ou le chaud, contre le vent ou la pluie, contre les bêtes, contre les instruments de travail, tels que le bois ou la pierre, et autres objets, qui sont tout à fait sourds à nos paroles, ou n'y comprennent rien ! Quoi ! parce qu'une chose nous incommode, ou ne nous réussit pas selon nos désirs, est-ce une raison

(i) Qui autem dixerit, fatue, r«us eril gehennae ignis. Math., v, 22.

de jurer, de tempêter, d'exécrer? Parmi les diverses créatures sorties de la main de Dieu, il n'en est aucune qui ne soit ou ne puisse être de quelque utilité. Les maudire, c'est abuser du pouvoir que Dieu nous donne sur elles, c'est reconnaître frès-mal les services qu'elles nous rendent, c'est mériter que le Seigneur nous en prive. — Il faut bien jurer et maudire, me diront quelques personnes simples, pour faire marcher les chevaux et autres animaux. — De bonne foi, pensez-vous que vos jurements et vos malédictions puissent hâter leur course, et les rendre plus dociles à vos ordres? y entendent-ils quelque chose? Ce qui les frappe, c'est le bruit de votre voix accompagnée des coups que vous leur donnez. Au lieu donc d'articuler des jurements, prononcez, tant que vous voudrez, des mots bruyants, sonores; et, lorsqu'ils y seront accoutumés, ils exécuteront également vos volontés.

Maintenant, examinons quelle est la gravité du péché de malédiction; souvent il réunit tout à la fois la bassesse, la grossièreté, la barbarie, le blasphème et le sacrilège. Quelle fureur d'appeler sur soi ou sur les autres les vengeances divines, de se donner soi-même au démon, de lui dévouer ses voisins, ses amis, et, ce qu'on a de plus cher, sa femme, ses enfants! Proférer des malédictions, c'est 1° combattre l'esprit de Jésus-Christ. Ce divin Sauveur n'a respiré que bonté, douceur, charité; il n'a jamais rendu malédiction pour malédiction, ni menace pour menace (1). Il nous recommande de bénir nos persécuteurs, de faire du bien à ceux qui nous font du mal (2). C'est donc lui être opposé que d'éclater en invectives contre ses frères. C'est 2° se laisser conduire par l'esprit du démon, cet ennemi de Dieu et du genre humain, toujours plein de rage. C'est lui qui anime la langue accoutumée à maudire; il s'en sert, comme

(1) Quùni maiediceretur, non maledicebat; quùm pateretur, non comminabalur. I. Petr., n, 23.

(2) Benedicite persequentibus vos. Rom., su, 14.

de l'organe et de l'instrument le plus propre qu'il ait pour nous induire au péché (i). Avoir souvent le diable dans la bouche,, c'est une marque qu'on l'a dans le cœur. C'est 3° faire l'office des damnés. Ces malheureux, dans le désespoir qui les pousse, vomissent toute sorte de malédictions, malédictions contre Dieu, malédictions contre euxmêmes, malédictions contre les autres. Prononcer comme eux des malédictions, c'est s'associer à leur malice, à leurs hurlements, à leurs blasphèmes; c'est former avec eux un chorus infernal.

0 vous donc qui, à la moindre contradiction qui vous :j?rive, au moindre dommage qu'on vous cause, êtes toujours prêts à lancer l'imprécation, que prétendez-vous faire? En invoquant le courroux céleste sur ce qui vous fâche et vous nuit, voulez-vous que Dieu serve de ministre à votre fureur? Prétendez-vous le rendre exécuteur de vos pensées de vengeance? Mais alors quelle injure ne faites-vous pas à ce Dieu de patience et de sainteté? Par cette hideuse dépravation de votre cœur, vous outragez à la fois la religion et la charité. D'un autre côté, quel avantage retirez-vous de vos malédictions? Réparent-elles le tort qu'on vous a fait? Diminuent-elles la perte que vous avez éprouvée? Hélas! elles ne font qu'ajouter à cette perte, qui le plus souvent n'est rien, une autre perte bien plus grande, celle du ciel. Incapables de nuire à celui à qui elles s'adressent, elles vous font à vous-mêmes le plus grand mal; elles blessent votre âme de la manière la plus cruelle, puisque souhaiter par exemple, la mort à quelqu'un, c'est devant Dieu se rendre homicide (2). La malédiction, a dit l'Esprit-Saint, est comme une pierre qui retombe sur la tête de celui qui l'a lancée (3). Mais j'entends vos excuses :

1 Nullurn ctquè congruum illi organum est in ministeriuai peccaii. D. Chrysost., nom. < 0, ad ppul.

(2) Nihil ab homiciiià difftrt. D. Chrysost. in ilath. 2) Maledicium frustra in quempiam prolatum superveniet. Prov., xxvi, 2.

Ces paroles, qui semblent si révoltantes,, ce n'est pas sérieusement que je les prononce ; je serais désolé que Dieu exauçât des vœux si exécrables. — Pourquoi donc les formulez-vous ? Sans doute, et je n'ai pas de peine à le croire, votre cœur désavoue intérieurement ces atrocités que votre bouche prononce ; mais si, contre votre attente^ ces maux que vos paroles appellent, venaient à fondre sur. vous ; si le démon apparaissait tout à coup pour vous emporter vous ou votre adversaire ; si la terre vous engloutissait vous, vos enfants, ou vos bestiaux ; sice pain ou ce vin se changeaient en poison, pour vous donner la mort, comme vous le dites, qu'auriez-vous à vous plaindre ? N'est-ce pas là ce que vous demandez par vos paroles insensées ? Et, parce que le Seigneur est plus miséricordieux que vous n'êtes méchant, faut-il se faire un jeu de provoquer ses vengeances ? S'il ne vous frappe pas à l'instant même où vous vous dévouez à sa colère, n'a-t-il pas devant lui toute l'éternité, pour vous faire sentir le poids de sa justice ? Cependant, prenez-y garde, qui vous a dit que ces accidents terribles qui viennent à l'improviste fondre sur vous, que cette contagion qui a désolé votre troupeau, que ce coup affreux qui vous a enlevé un fils unique, une épouse bien-aimée, n'étaient pas l'effet de vos malédictions? Ainsi, sérieuses ou non sérieuses, vos imprécations font injure à Dieu, sont un sujet de scandale pour le prochain et ne peuvent manquer d'attirer sur vous les fléaux du ciel.

C'est dans lacolère, me direz-vous peut-être encore, que vos imprécations vous échappent ; alors vous n'êtes plus maître de vous-même, et vous ne savez pas ce que vous dites. — Maisla colère est elle-même un péché capital; or, depuis quand un péché peut-il servir d'excuse à un autre péché? C'est précisément dans la colère que les imprécations sontpluscriminelles, parce qu'elles dénotent alors une passion violente, qui veut à tout prix se satisfaire, et qui ne recule devant aucune horreur. Aussi c'est ordinairement dans les mouvements impétueux de cette passion,

qu'on accumule malédictions sur malédictions, qu'on les diversifie, qu'on les répète à chaque phrase, comme pour prouver qu'on désire réellement que ce que l'on dit s'accomplisse, La colère est donc une circonstance qui aggrave la faute, au lieu de la diminuer.

C'est par habitude, pourrait- on ajouter encore, qu'on profère ces imprécations. — Mais l'habitude rend plus coupable, parce qu'elle fait multiplier les péchés; se disculper là-dessus, c'est ressembler à un homme qui, étant accoutumé à outrager, à frapper quelqu'un, alléguerait pour excuse qu'ayant cette coutume, il ne peuts'enempêcher. L'habitude ne diminue le péché que lorsqu'on travaille effectivement à la rompre ; mais si on la conserve, si on l'entretient, si on la satisfait en donnant toujours un libre cours à sa mauvaise langue, on n'en est que plus coupable aux yeux du Seigneur.

Quelque condamnables que soient les malédictions, il ne faut pas cependant se former une fause conscience, et croire que tout soit péché mortel en cette matière (i). Ces façons de parler expriment sans doute bien du dérèglement; néanmoins c'est l'intention de celui qui en use, qui en fait la principale malice (2). Maintenant donc que nous

(i^On nous saura gré de citer ici cette excellente remarque de saint Liguori, qui doit être d'une si fréquente application : « Je ne conçois pas comment on peut se permettre de taxer de péché mortel certaines actions, lorsque tous les théologiens anciens et modernes nous enseignent qu'il ne faut rien qualifier de péché mortel, sans une certitude parfaite. » Saint Bernard écrivait à un de ses amis : « Unum tamen consulo, quôd non sis nimis pronus « judicare mortalia peccata, uhi tibi non constat per certam Scriptuc ram. » [Lib. VIII, tit. 4ê Pœnit., § 2i.) Et saint Antoine: « Si « non habeatur aucloritas expressa sacrae Scripturae, aut canonis c seu determinationis Ecclesise, vel evidens ratio, non nisi pericuc losissic.? d»;lerminatur; nam si tibi determinatur quôd sit ibi mort laie et non sit, mortallter peccabis contra faciens. » (Part. II, tit. I,

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