‹ Nouvelle explication du Catéchisme de Rodez (volume 3)Chapitre 36 sur 39 · SE LA SALUTATION ANGÉLIQUE ET DU CONFITCOR · texte numérisé non relu

SE LA SALUTATION ANGÉLIQUE ET DU CONFITCOR

PREMIÈRE INSTRUCTION

Explication littérale de l'Ave, Marta,

D. Quelle prière faites-vous ordinairement à la sainte Vierge?

R. La Salutation angélique.

Après rOraison Dominicale, la prière la plus usitée dans rÉglise est celle que nous adressons à la sainte Vierge, et qu'on nomme Salutation angélique, parce qu'elle commence par les paroles- que l'archange Gabriel adressa à Marie, lorsqu'il vint lui annoncer, de la part du Très-Haut, qu'elle était destinée à devenir la mère du Sauveur.

Cette prière se compose : 1 ° Des paroles de l'ange qui, en apparaissant à Marie dans sa maison de Nazareth, la salua en ces termes : Ave, gratlâ plena, Dominus tecum, je vous salue, ô pleine de grâce, le Seigneur est avec vous ; 2° des paroles de sainte Elisabeth, laquelle, félicitant Marie sa cousine de l'insigne honneur qu'elle avait de porter dans son sein le Sauveur du monde, lui dit : Benedictm fructus ventris tui, le fruit de vos entrailles est béni; 3° des paroles ajoutées par l'Eglise, pour implorer la protection de Marie. Cette addition forme le reste de la prière : Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous, etc.

On peut remarquer encore que cette prière renferme tout à la fois une louange, une action de grâces et une demande; une louange très-agréable à Marie, puisque nous lui disons, avec l'ange, qu'elle est pleine de grâce.

que le Seigneur est avec elle, qu'elle est bénie par-dessus toutes les femmes ; une action de grâces, pulsqu'en lui disant, avec sainte Elisabeth, que Jésus le fruit de ses entrailles est béni, nous la remercions de la joie et du bonheur ineffables qu'elle a causés au monde, en donnant naissance au Fils de Dieu et en contribuant, d'une manière si prochaine, à la rédemption du genre humain; une demande, puisque nous la supplions humblement de s'intéresser pour nous auprès de rÉternel. Cette prière est donc parfaitement composée pour plaire à la Reine du ciel, et nous attirer les grâces dont elle est la distributrice *.

Chacun de ses mots renferme un sens admirable, dont nous allons donner une explication succincte, afin qu'on puisse ensuite la réciter avec plus de fruit.

Ave, Je vous salue. Remarquez bien que c'est un prince de la cour céleste, qui s'adresse à cette auguste fille de Juda. Avant elle, plusieurs patriarches de l'ancienne loi et même quelques saintes femmes, comme Sara et Agar, avaient bien été honorées de la visite des anges ; mais nous ne voyons nulle part que ces esprits bienheureux aient été les premiers à saluer les personnes auxquelles ils daignaient se manifester, ni qu'ils leur aient donné de grandes marques de respect. Tout au contraire, ceux qu'ils favorisaient de leur présence, se prosternaient devant eux et leur rendaient toute sorte d'honneurs, à cause de l'excellence de leur nature et de leur sublime dignité. Ici, pour la première fois, c'est un ange qui s'incline devant une créature humaine ; Gabriel s'approche de Marie avec les plus grandes marques de vénération. Bien qu'accoutumé à la gloire du ciel, il est étonné de celle de iMarie, qu'il voit enrichie de tous les dons de la grâce, qu'il admire comme le plus cher objet des complaisances du Très-Haut, et, contemplant en elle cette sainteté éminente, qui l'élève infiniment au-dessus de tous les esprits célestes et qui lui a valu l'honneur d'être prédestinée à devenir la mère de son Dieu, il s'empresse de lui rendre le premier ses hom-

DE LA SALUTATION ANGÉLIQUE. 45 î

mages, et la salue comme le chef-d'œuvre de la créAtion : Ave, gratiâ plenn. Apprenons de là avec quelle humilité des pécheurs comme nous, des vers de terre comme.- nous, doivent adresser à Marie la même salutation. Ne prononçons jamais ce mot Ave ou Je vous salue qu'avec les sentiments d'une haute estime pour l'éminente sainteté de la Vierge, d'un profond respect pour sa grandeur incomparable, d'une extrême joie pour son bonheur accompU. Disons-lui avec un auteur ancien : « C'est à vous. Vierge auguste, qu'il appartient véritablement de vous conjouir^ parce que vous possédez, dans votre sein, le trésor de la joie, la source de toutes les délices (1). » Disons-lui encore avec l'Église : « Recevez cet Ave, ce sahit, comme s'il venait de la bouche de l'ange, et faisant disparaître à tout jamais le nom d'Eve qui nous rappelle notre perte^ affermissez-nous dans la paix que vous avez apportée au monde, en lui donnant le fruit de vie. »

Sumens illud ave Gabiielis ore, Fuiida nos in pace, Mutans Evae (2) nomen.

Je vous salue, Marie. Ce nom signifie Maîtresse, Reine, Dame. En etfei, en devenant la mère de son Dieu, Marie est devenue la grande dame de l'univers, la Reine du ciel et de la terre, la Reine des anges et des hommes. Elle a eu sous ses ordres celui qui commande à la nature entière; pendant trente années de sa vie mortelle, Jésus lui a été soumis, et encore maintenant dans le ciel, il se fait un plaisir de complaire en tout à sa sainte mère. C'est ce qui a fait dire à saint Ronaventure : « Le Seigneur tout-puissant est avec vous, et vous êtes toute-puissante (3). » 11 n'y a donc pas de grâces qu'elle ne puisse nous obtenir.

(1) Tuura est reverà avère et gaudere. Chryssippus. Hierosoly.

(2) Plu8i<»uis auteurs anciens ont remarqué que le mot Ave est l'anagramme du mot Eva.

(3) Dominus potentissimus lecum est, et tu potentissima. D. Bonav.

45î QUATRIÈME LEÇON.

Ce nom signifie encore étoile, illuminatrice de la mer. Elle brille, en effet, d'un éclat ineffable et par ses mérites et par ses exemples, dont la splendeur l'emporte infiniment sur toute la beauté des étoiles (1). Dieu, d^t saint Jérôme, a créé deux grands astres, l'un pour présider au jour, c'est le soleil ; et l'autre, pour éclairer pendant la nuit, c'est la lune. Le premier représente Jésus, qui éclaire les justes ; le second est la figure de Marie, qui touche et convertit les pécheurs. Mais de même que la lune tire sa lumière du soleil, de même Marie tire toute sa puissance de son Fils, et elle nous en fait sentir les heureux eff'ets. Au milieu de la mer orageuse de ce monde, elle répand sur nous ses rayons bienfaisants ; et si, parmi les flots des tentations dont nous sommes battus, nous avons soin de fixer nos yeux sur elle et de l'invoquer avec amour, elle nous conduira infailliblement au port du salut.

Enfin ce nom signifie amertume de la mer. Car, s'il y a eu des moments de joie et de gloire pour Marie, on peut dire cependant que sa vie presque entière s'est passée dans les alarmes et les afflictions; elle a été la mère des douleurs, et, surtout au Calvaire, quand elle fut témoin des souffrances et des ignominies de son divin Fils, son affliction fut grande comme la mer (2).

Que ce doux nom de Marie soit souvent sur nos lèvres. En quelque péril que nous nous trouvions, ayons recours à notre puissante protectrice. « Regardez cette étoile de salut, invoquez Marie, » vous dit saint Bernard (3). Après le nom adorable de Jésus, il n'en est pas de plus beau, de plus doux, de plus cher à la piété chrétienne que celui de Marie. Prononçons-le donc avec confiance, avec amour. Saint Bernard voudrait qu'il ne sortît jamais de notre bou-

(J) Micat œerilis , illuslrat exemplis D. Bern., super Missus, Homil. 2.

(i) IMagna est velul mare contrilio tua. Thren., ii, 13.

'.H; Bospicc stellam , voca Mariam. V. Bern., guper Missxu , Uornil. 2.

che ni de notre cœur (i). C'est une pieuse coutume de se découvrir par respect, ou d'incliner sa tête, chaque fois qu'on le prononce ou qu'on l'entend prononcer. L'Église, pour l'honorer d'un culte particulier, lui a consacré une fête, qui se célèbre dans l'octave de la nativité de la sainte Vierge. C'est le seul nom, avec celui de Jésus, auquel elle ait accordé une telle distinction ^.

Pleine de gi^âce. Ce peu de mots renferme le plus bel éloge de Marie. L'ange ne lui dit pas : a Je vous salue, noble vierge de Juda, fille d'Abraham et de David, » parce que sa dignité ne lui venait ni du sang royal qui coulait dans ses veines, ni d'aucun avantage temporel, mais des faveurs extraordinaires dont le Seigneur l'avait comblée. Elle fut d'autant plus enrichie des trésors de la grâce, qu'elle devait avoir des rapports plus intimes avec celui qui en est l'auteur. Préparée par les mains du Tout-Puissant pour la destinée la plus sublime, elle fut ornée de toute sorte de mérites, remplie de *.outes les bénédictions du ciel ; et le Saint-Esprit, qui descendit en elle avec toutes les vertus inséparables de sa divine essence, la combla de toutes les perfections, la pénétra et la remplit tout entière de sa grâce. Aussi, l'Église lui appUque-t-elle ces paroles du Cantique des cantiques : a Votre beauté est parfaite, et il n'y a point de tache en vous (2). »

Sans doute, plus d'une fois. Dieu a répandu ses faveurs avec une sainte prodigalité sur ceux qu'il destinait à quelque emploi sublime, comme par exemple, sur les patriarches, sur les prophètes, sur saint Jean-Baptiste, sur les prédicateurs de son Évangile; mais aucun d'eux n'a été aussi privilégié que Marie. Pour cette Vierge auguste, qui devait être honorée de la maternité divine, il fallait un ordre de grâces à part; il fallait qu'elle fût pleine de grâces, afin qu'il y eût quelque proportion entre elle et le

(1) Non recédât ab ore, non recédât à corde. D. Bem., ihid.

(2) Tola pulchra es, arnica mea, et macula non est m te. Cantic,

4 54 QUATIIIESIE LEÇON.

Verbe fait chair, duquel saint Jean a dit qu'il était plein de grâce et de vérité (1). Ce n'est pas qu'il y eût une ressemblance parfaite entre la mère et le Fils, car il y a une distance infinie entre la créature et le Créateur ; nous inféronr seulement de ces paroles que Marie possédait une abondance de grâces, qui ne s'est jamais trouvée dans aucune créature.

Cette grâce qu'elle avait reçue avec tant d'abondance, Marie la conserva toujours comme son plus précieux trésor, s'appliquant constamment à la faire croître et fructifier dans son cœur, par sa soumission parfaite à la volonté divine, par sa fidélité à toutes les inspirations célestes et sa ferveur dans le service de Dieu. C'est ce qui fixa sur elle le choix de la Providence, pour l'accomplissement de ses desseins. Il y avait, de son temps, de grandes princesses, parées de tous les avantages de la nature, et qui peut-être faisaient l'admiration de leur siècle ; et ce n'est sur aucune d'elles que Dieu daigna abaisser ses regards. II préféra une jeune Vierge, inconnue aux hommes, mais aimée du ciel, parce qu'elle était pleine de grâce. Comprenons par là que la véritable richesse de l'homme, c'est la grâce sanctifiante. Tous les titres, toutes les dignités du monde, ne sont rien sans elle ; et nous, hélas ! nous semblons n'en faire aucun cas, nous la sacrifions aux plus frivoles plaisirs. 0 Marie, faites que désormais notre principale occupation soit de mériter comme vous la grâce, de la conserver et de l'accroître dans nos cœm*s. Quelle confusion pour nous, si, tout en vous félicitant de ce que vous êtes pleine de grâce, nous nous trouvions nous-mêmes pleins de péchés 3 !

Le Seigneur est avec vous. Le Seigneur est avec toutes les créatures par son immensité et sa toute-puissance ; il est même avec les pécheurs par sa grâce actuelle, qui éclaire les esprits et touche les cœurs; il est plus intimement avec

(I) Plénum gratiae et veritalis. Joan., i, 14.

les justes» par sa grâce sanctifiante, qui est un des écoulements les plus magnifiques de sa bonté; mais il est avec Marie d'une façon toute singulière, puisque cet^e Vierge incomparable eut le bonheur d'être unie à son Dieu, nonseuîement de cœur, par les liens d'une charité plus que séraphique, mais encore de corps, en qualité de mère (1). « Le Père était avec elle, dit saint Bernard, lui qui fit « qu'elle conçut dans le temps celui qu'il engendre de « toute éternité ; le Fils était avec elle, lui qui s'est revêtu a de sa chair ; le Saint-Esprit était avec elle, lui qui sanc- « tifia, conjointement avec le Père et le Fils, son sein a virginal (2). » Quelle gloire pour une simple créature ! Aussi, à cause de ses rapports admirables avec les trois personnes divines, elle surpasse en dignité tous les esprits célestes; elle ne voit que Dieu au-dessus d'elle.

Vous êtes bénie entre toutes les femmes. En lui adressant ces paroles, l'^mge l'élevait infiniment au-dessus de toutes les femmes, qui avaient existé jusqu'alors ou qui devaient paraître dans la suite des siècles. Est-il, en effet, parmi tant d'héroïnes de l'Ancien et du Nouveau Testament, une seule qu'on puisse mettre en parallèle avec Marie ? Et d'où vient qu'elle est bénie de la sorte? A cause de ses privilèges, qui la distinguent de toutes les autres personnes de son sexe, de la manière du monde la plus glorieuse : T elle a été préservée de la moindre tache du péché ; 2° elle a été l'instrument dont Dieu s'est servi, pour lever la malédiction qui pesait sur le genre humain ; 3° elle a donné au monde le fruit de vie, notre Seigneur Jésus-Christ, qu'elle a conçu sans tache, porté sans peine, enfanté sans douleur; 4° elle est une source de bénédictions et l'origine de tous nos biens (3). Aussi cette auguste Vierge, tout étonnée des

(1) Consentione voluntalis et conjaratione.carnis. D. Bern., s*Àper Missus, Homil. 2.

(2) D. Bern., super MissuSj Homil. 3, n. 4.

(3) Fon3 benHilictionum et bonorum omnium scaturigo. Pet. l)am., de Assumpt. Orat. 2.

grandes choses que le Seigneur a faites en elle et par elle, et se regardant comme le centre par où viennent aboutir toutes les bénédictions de l'Ancien et du Nouveau Testament, s'écrie, dans l'extase de sa reconnaissance, que toutes les nations la proclameront bienheureuse (1) ; et sa prédiction se vérifiera jusqu'à la fin du monde.

Vous êtes bénie entre toutes les femmes. Les grâces, dont le Seigneur l'avait favorisée, étaient tellement manifestes, que sainte Elisabeth, dès qu'elle la vit, saisie tout à coup d'une inspiration divine, ne put s'empêcher de répéter ces paroles de l'ange : Benedicta tu in mulieribus. Mais ces bénédictions, la Vierge ne les a reçues avec tant d'abondance que pour nous en faire part. Comme une bonne mère, elle n'a d'autre plaisir que d'enrichir ses enfants; et tous ceux qui la salueront bénie entre toutes les femmes, sont assurés de recevoir, en récompense, les plus grandes et les plus efficaces bénédictions.

Jésus le fruit de vos entrailles est béni. Toute la gloire de cette auguste Mère vient de son fils. Quelle idée ne devonsnous pas avoir de cette fleur divine, qui a produit un fruit si exquis ! Eve nous avait donné la mort, en portant une main criminelle sur le fruit défendu; Marie nous a donné le fruit de vie. Bénie soit donc à jamais la tige d'où est sorti un si admirable rejeton ! Mais Jésus est béni dans un sens infiniment plus sublime que sa mère; car ce divin Sauveur est le principe de toutes les bénédictions, qui se sont répandues sur la terre, et nul ne peut être béni et sanctifié que par lui. En tant que Dieu, dit saint Paul (2), ii est élevé au-dessus de tout et béni dans tous les siècles. il est béni de Dieu, comme étant son Fils bien-aimé, qui s'est consumé par le zèle ardent de sa gloire et qui lui a obéi jusqu'à la mort. Il est béni par les anges, qui tiennent de lui l'être, la grâce et la gloire dont ils jouissent, et qui

(1) Bealam me dicent omnes generationes. Luc, i, 'i8.

(2) Oui est super omnia Deus benedictus in saecul» Soil*

le voient, avec un indicible plaisir,, réparer leurs ruines er introduisant dans le ciel ses prédestinés, à la place des an« ges déchus. Il est béni par les hommes, qu'il a sauvés par son incarnation.

Tout en Jésus mérite d'être béni : son front auguste, couronné d'épines, pour nous préparer une couronne de gloire dans le ciel; sa bouche sacrée, d'où se sont échappée tant d'oracles de salut; ses mains adorables, qui ont semé tant de bienfaits ; ce cœur divin, asile toujours ouvert aux âmes affligées. Tout en la personne de notre Sauveur est digne d'être loué, béni, adoré, jusqu'à ce nom de Jésus, nom d'une grâce et d'une douceur inexprimables, nom redoutable à l'enfer, mais qui fait les délices et la consolation de toutes les âmes, en qui règne la divine charité.

Ce qu'il y a de plus admirable, c'est que ce fruit de bénédiction, que Marie a produit de son sein, doit être notre nourriture. Jésus-Christ s'est renfermé dans la sainte Eucharistie pour être l'aliment de nos âmes , et celui qui mange de cette manne divine vivra éternellement.

Sainte Marie, Mère de Dieu. C'est ici le commencement de la troisième partie de la Salutation Angélique, qui renferme, comme nous l'avons dit, une humble supplique, par laquelle nous prions Marie d'intercéder pour nous maintenant et à l'heure de notre mort. Nous l'appelons sainte, et ce mot doit être pris dans le sens le plus étendu. Car, après la sainteté de Dieu, il n'en est pas de plus éminente que celle de Marie. A elle seule, elle a eu autant de vertus et de mérites que tous les saints réunis ensemble ; et il ne sera jamais donné à aucune intelligence mortelle de comprendre le haut degré de perfection auquel elle est parvenue. Aussi l'a-t-on de tout temps regardée, et ajuste titre, comme un trésor et un abîme de sainteté (1).

Nous l'appelons encore Mère de Dieu, parce qu'elle Test effectivement, ayant conçu dans son chaste flanc et enfanté

(1) Omnis sanclitatis thésaurus. Andr. Cret.

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