‹ Nouvelle explication du Catéchisme de Rodez (volume 4)Chapitre 2 sur 66 · MONSEIGNEUR JEAN-FRANÇOIS CROIZIER · texte numérisé non relu

MONSEIGNEUR JEAN-FRANÇOIS CROIZIER

ÉYÊQUE DE RODEZ.

Monseigneur,

Un ouvrage de doctrine chrétienne ne peut être de

uelque prix aux yeux du peuple fidèle, s'il n'est revêtu

3 la haute sanction de ceux que notre divin Sauveur a

ablis dépositaires et interprètes de ses oracles et juges

î la foi. Cependant, j'ai hâte de le dire, en sollicitant

ijourd^hui de Votre Grandeur un bienveillant suffrage

ur ce travail, uniquement entrepris pour la gloire de

eu et le bien des âmes, j'ai suivi l'impulsion de mon

îur, plutôt que je n'ai songé à remplir un devoir de

iscience. Qu'il me soit permis. Monseigneur, de vous le

e en toute sincérité : dès votre entrée dans ce diocèse, il

lis a été facile d'apprécier ces heureuses et brillantes qua-

s, que l'auteur de tous les dons vous a si libéralement I. i

n DÉDICACE.

départies pour roraoment de son Église, et le bonheur] du peuple confié à votre sollicitude. Nous avons aussitôt reconnu on vous le pontife docte et parfait (1) en qui se trouvent réunies, dans le degré le plus éminent, selon une belle expression de saint Augustin, la piété éclairée par la science^ et la scievct animée par la piété (2) . Je pourrais en citer des preuves nombreuses à îa gloire de votre apostolat. Mais, sans parler de ce beau talent de persuader et de convaincre, que nous avons si souvent admiré dans vos éloquentes prédications, et dans ces Instructions pastorales, où se reflètent, avec toutes les grâces du style, cette bonté et cette douceur qui charment tous ceux qui ont Tavantage d'approcher de votre auguste personne; qu'il me suffise de rappeler ici ce zèle vigilant, avec lequel vous avez daigné revoir notre Catéchisme diocésain, pour en faire disparaître tout ce qu'il pouvait y avoir de défectueux dans la forme , et ces diverses inexactitudes d'expression que la multiplicité des éditions y avait introduites. L'utile réforme, que vous y avez opérée, en témoignant de votre tendre intérêt pour l'enfance, est un nouveau litre à notre reconnaissance et à notre amour. Quant à moi, en écrivant cette Nouvelle Explication , que de fois il m'est venu dans la pensée de demander à Dieu qu'il m'accordât une part à cet esprit qu'il a mis en vous avec tant d'abondance, comme nous voyons dans nos livres saints quil prit autrefois de V esprit qui était

(1) Sacerdfs doclus atque perfectus. 1. Esd. 2. G3.

(î) Scienler pius et pie sciens. Aug. Epist. 105. ad Sixt.

DÉDICACE. m

en Mcfise, pour le communiquer aux soixante et dix hommes (1 ) , dont devait être composé le conseil du peuple . Mais que dis-je ? mes vœux n'ont-ils pas été amplement exaucés par ces soins d'une bonté toute paternelle, avec lesquels vous avez bien voulu examiner par vous-même cet ouvrage, fruit de longues veilles et de longues études ; et l'approbation dont vous avez daigné l'honorer m'en garantit suffisamment le succès. Il ne me reste plus qu'à vous offrir de nouveau l'hommage d'un dévouement sans bornes, et à vous demander encore une de ces bénédictions puissantes, qui, en passant par vos mains sacrées, ne manquent jamais d'avoir leur effet.

Puisse le Seigneur, qui vous a donné à nous dans sa miséricorde, vous conserver longtemps à la tête de ce diocèse, dont vous faites les délices. C'est le désir le plus ardent de celui qui est, avec la vénération la plus profonde et la tendresse la plus filiale,

Monseigneur,

db votre grandeur,

Le très-humble et très-obéissant serviteur.

NOËL) chanoine.

(1) Anferens de spiritn qni eral m Moyse et aans septuaginta virie. l(um. 11. 25,

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