‹ Nouvelle explication du Catéchisme de Rodez (volume 5)Chapitre 18 sur 39 · II · texte numérisé non relu

II

nité clans les richesses, vanité dans les talents de l'esprit, vanité dans la force et les grâces du corps ; l'âme seule est digne de nos soins et de toute notre attention, parce qu'elle est immortelle, et c'est précisément Pâme seule qu'on néglige et qu'on abandonne avec insouciance au démon !

Ah ! Seigneur, je le sens, ces réflexions sur la Mort, que vous m'avez inspirées, produisent en moi un effet salutaire. A la lueur de cette torche sépulcrale, qui vient de m'éclairer, j'ai compris mes vrais intérêts; j'ai vu clairement, ô mon Dieu, que vous êtes la source de tout bien. C'est donc vous seul que je veux chercher, ô bonté infinie ! ô beauté suprême ! C'est vous seul que je veux aimer dans le temps et pendant l'Éternité. Tout indigne que je suis de paraître en votre présence, j'espère cependant de votre miséricorde, et par les mérites de Jésus- Christ, votre divin Fils, que vous ne me repousserez pas de devant votre face, et qu'après m' avoir accordé la rémission de mes péchés, vous voudrez bien un jour n mettre au nombre de vos élus, au sein de votre gloire.

TRAITS HISTORIQUES

1. On dit que Xerxès, ce puissant monarque des Perses, qui aplanit des montagnes et combla des mers, considérant d'un lieu élevé l'immense multitude de ses soldats et cette armée innombrable qu'il traînait à sa suite, répandit des larmes, en pensant que de tant de milliers d'hommes ramassés sous ses yeux, il n'y en aurait pas un seul dans cent ans. Oh ! si d'un lieu ék'vé nous pouvions, vous et moi, découvrir toute la terre, nous verrions le monde tout entier enseveli dans ses propres ruines ; ici une génération qui s'élève, là une autre qui s'engloutit dans la tombe ; ici l'ivresse de la joie, là les éclats de la douleur ; ici d'insolentes prospérités, là tous les excès de la misère. Nous verrions, non pas seulement l'armée de Xerxès, mais tout ce qu'il y a d'hommes respirant aujourd'hui sur la terre, condamnés à devenir dans peu la proie de la Mort.

Saint Jérôme, Éloge funèbre de Népotien.

2. Le Caire, en Egypte, a vu s'élever un temple turc ou mosquée

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