LES PROFANATEURS DU DIMANCHE PUNIS
Un jour de dimanche, le père C****, étant dans une des îles Mariannes, passait le long du rivage de la mer pour aller visiter un malade; il frouva quelques Indii'ns baptisés qui travaillaient à des barques ; il leur demanda s'il n'y avait pas d'autres jours dans la semaine où ils pussent vaquer à ce travail , et quelle raison pouvait les porter à tran.'gresscr ainsi le précepte divin, qui leur ordonne de sanctifier le jour du Seigneur, en s'abstenant de toute œuvre servile, et l'employant aux saints exercices de la piété chrétienne. Ils répondirent d'un ton brutal, que telle était lour volonté. Lp père poursuivit son chemin, mais peu d heures après, lorsqu'au retour de chez son malade il passa par le même endroit, il trouva réduites en cendres et les barques et la grange où on les fabriquait ; et les Indiens qui avaient été si peu dociles à ses remontrances, couverts de confusion, et donnant des marques du plus vif repentir de leur faute.
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Un meunier de la paroisse de Saint- Jean-de-Corcouë, dans la Vende'e, qui avait donne' dans tous les
, excès de la révolution , et qui , de plus, était possédé du démon de l'avarice, ne manquait presque jamais de travailler le dimanche. Souvent, pendant la grande messe et les offices, il faisait aller son moulin. Un jour de fête solennelle, au lieu d être à l'église, il était encore à travailler à midi. 11 ne revint pas. Sa
, femme l'attendit long- tems; enfin, vers le soir, elle alla le chercher. Elle le trouva mort, étendu par terre ; et tout un côté du corps enfoncé par les ailes du moulin. En sortant de ( hez lui , le matin , il s'était plaint de ce qu'il ne faisait pas de vent, et avait ajouté: je m'en vais toujours mettre notre moulin en état de tourner et de profiter de la première brise. Il attendit là plusieurs heures ; il vit les paysans se rendre à l'église, et se cacha ; car il savait qu'il faisait mal. (^Juand ils furent tous passés, il de.'-cendit: debout, près de la butte, il regardait les nuages : tout-à-coup le vent s'éleva ; il ne servit qu'à faire tourner une /ois les aîles du moulin dont les extrémités vinrent frapper le meunier, et le soulfle subit s'arrêta aussitôt que le transgresseui de la loi eut été jeté expirant à vingt pas dans i'enceinte.
Cette mort produisit un grand effet dans le pays, et tout le monde la regarda avec raison comme une punition du ciel.
Lêtlrei Fendéennei , tomt troiti'cme , page St4.
ZÉLÉ DE MARIE LEKSINSKA POUR LA SANCTJFICATION DU DIMAIVCHE
Un jour de Dimanche que Marie Lecksinska, reine de France, était à Fontainebleau, elle apprend que des ouvriers travaillaient à une édifice public, quoi-
qu'ils en eussent reçu la défense expresse du Roi , signifiée par un genlillhomme de la chambre. La princesse, sur-le-champ, fait appeler l'entrepreneur des travaux, et lui demande pouiqnoi il ose désobéir ainsi à Dieu et au Roi. Celui-ci allègue comme excuse, que depuis la défense du Roi, ses ouvriers ont travaillé plus secrètement , et que d'î>illeurs , comme il s'agit d'un travail public , il a tellement compté qu'il emploierait les dimanches , que s'il ne le fait pas, à défiut délivrer son ouvrnge au jour fixé, ii perdra telle somme convenue. « Tenez , lui dit la Reine, la voilh cette somme Allez donc fermer votre atelier, et gardez-vous bien , à l'avenir , de coniracter des engagemens que vous ne puissiez remplir qu'en enfreignant ainsi la loi de Dieu et les ordres du Roi. »
Fie icVariê Leckintka, par PBOTABT.
QUATRIÈME COUUANDEaiENT DE DIEU.
Êlef er ses eotaai feulement pour U vi* Datorelle , c'est ce que font les bêles dépoor- TUfcs de raisua. Les élefer seulement pour la TÎe sociale , c'est l'œuTre des ÏDlidéles, pri9 yés des lumières delà foi Les èlerer pour Lieu et pour aoii ÈgUie , Toilà le deioir du •IirétieD.
tt Cardinal dt la lczebxe.
Le quatrième commandement ordonne aux enfans d'aimer leurs père et mère , de les respecter, de leur obéir et de les assister dans leurs besoins.