‹ Nouvelle explication du catéchisme, ou, le dogme et la morale expliqués par quatre cents traits historiquesChapitre 106 sur 252 · l'abbé (UBBON, de l'Éducatim · texte numérisé non relu

l'abbé (UBBON, de l'Éducatim

BEAU TRAIT d'auOUR FILIAL.

Monsieur Delleglaie ^tait transporte d'un cachot de Lyon, à Paris. Sa fille ne l'a sait pas quitte^ Elle demanda au conducteur d'élre admise dans la même voiture ; elle ne put l'obtenir. Mais l'amour filial connaît-il des obstacles? Quoiqu elît- fût d'une constitulion irès-faible, elle fit le chemina pi^d, el suivit, pendant plus de cent lieues, le (hariot dans lequel son père e'tait traîne. Elle ne s'en e'ioignait que pour aller dans chaque ville lui préparer des alimens, el Ih soir, mendier une couverture qui facilitât son sommeil, dans les diffe'rens cacliots qui l'aflendaienl.

Elle ne cessa pas un moment de l'acrompaj^ner et de veiller à fous ses besoins, jusqu à ce que s(jn père fût arrive à Paris, et que l'on de'fendit à sa fille de lui donner ses soins. Habitude à tlecliir les bourreaux, elle ne désespéra pas de désa'mer les persécuteurs, et après trois mois de sollicitations el de prières, elle obtint la liberté de l'auteur de ses jours.

Même ouvrage.

CATHERINE LOPOLOVV.

Catherine Lopolow , h l'âge de 7 ans, suivit ses parens condamnés à l'exil en Sybério. Au bout de deux ans, elle prit la résolution d'aller seu!e à Saint- Pétersbourg, pour implorer la clémence de l'Empereur de Russie. Vainement ses parens firent leurs efforts pour la détourner d'un projet si difficile, et qui paraissait même impossible dans un âge aussi tendre. Pour toute réponse, celte filie chérie leur répétait : Ne vous EDCltez point en peine, Dieu m'aidera. Après les plus tendres adieux, Catherine se mit donc eti route sans autres ressources que les aumônes que les âmes charitables pouvaient lui faire. Voyageant

— « 207 i — toujours a pied , mal vêtue, mal nourrie, c'est ainsi qu'un enfant de neuf ans est parvenu à traverser un espace immense de huit cents lieues , à travers les montagnes et les déserts. Arrivée heureusement à Saint-Pe'Iersbourg, celte jeune fille, anirae'e et soutenue par le sentiment sacré de la pitié filiale, alla demander à loger chez une dame qu'on lui a\ ait indiquer comme l'ange luiéiaire et le sruilien des infortunés. Celle dame , si digne de louanges, accueilli* f;ivorablemenl cet pnf.inf , et quand elle connut le sujet de son voyage, elle fit tout son possible pour la faire réussir dans son entreprise. Après hien des recherches , on trouva qu'effeciivemenl Lopolow avait élé injustement condamné à l'exil , et l'empereur Alexandre, ayant été informé de ce qui s'éîail passé, arcorda la grâce à cet infortuné, et fit donner en outre une récompense considérable à la jeune et ^•ertueuse Catherine.

M. l'abbé CABBOK , de t'Éduration.

EXPLOSION d'une POCDRIËRE A GRENELLE.

On se souviendra long tems du désastre épouvantable occasionné en lygS, à Grenelle, par l'explosion d'une poudrière, lorsque cinq cents milliirs de poudre à canon , sautant tout-à-coup, ébranlèienl la ville et les faubourgs de Paris, tandis que celle foudre terrible dispersait au loin les membres palpilans d'un nombre prodigieux d'ouvriers. Chacun fut frappé d'ime terreur soudaine et trop bien fondée. Dans ce moment de désolation, un enfant de douze ans, en pension à une lieue du sa mère, demeurant à Vaugirard , accourut chez elle tout tremblant, sans chapeau, à moitié vêtu. Il la voyait déjà engloutie comme tant

d'autres Mais le premier objet qu'il rencontre

est sa tendre mère; il se jette dans ses bras en pleurant , la serre contre son cœur, l'embrasse mille fois

sans pouvoir prononcer une seule parole, tant il est saisi d • terreur et de joie. Il t'tait baigne de sueur, et dans une agitation extrême. Un peu revenu à lui, il se souvient qu'il a quitté sa pension sans en pre'venir personne, et après avoir pris, par obéissao<7e. quelque nourriture à la hàle, il se presse d'aller retrouxer ses maîtres, afin de concilier tous ses devoirs. En arrivant, excédé de fatigue et des angoisses qu'il avait éprouvées, il se met au lit avec une fièvre violente, et meurl dans la nuif m»ime, vivement regretté de ses parens et de ses instituteurs.

If. l'abbé CABBOX, d€ VEduci. ■■ \Xa ENFANS BARBARES ET l'iNFORTUNÉ Vî: ' ', VR0.

Un curé faisant un jour la visite de sa paroisse, trouva dans une maison un bon vieillard assis au coin du feu. Il pleurait, le chagrin était visib ement empreint sur tous les traits de son visage. Fh ! mon ami, lui dit-il, qu'avez-vous? est-il arrivé un accidrnt dans votre famille^ vous êtes dans les larmes, qu'y a-t-il donc i' — Ah! Monsieur, répond le vieilla^J , ji su*le plus malheureux des hommes î je suis père de ciii^ enfans que j'ai élevés, non sans beauroiîp de peine. Ces mains que vous voyez n'ont travaiué que pour les nourrir. A l'époque de leur mariage je me suis dessaisi du peu que j'avais pour les placer le plus avantageusemens que possible; maintenant que je n'ai plus rien et que je suis incapable à'}, gagner ma vie, j'ai dû me retirer chez eux ; mais comme j habite chez chacun d'eux tour à tour, ce sont des dispute* terribles, à ces différentes époques. C'est à qui ne m'aura pas daris sa maison. Je m'entends tous les jours reprocher le pain que je mange ; si i«^ veux dire un mot, on me ferme la bouche ; il n'y a pas jusqu'à mes petits enfans qui ne se fassent un jeu des infirmi-

lés de ma vieillesse ; à chaque instant je me souhaite la mort. Surtout, monsieur le Cure', gardez-vous bien de parier de ce que je vous confie ici , car ma situation en deviendrait encore bien plus affligeante.

On est révolté de cette monstrueuse horreur. On est ému vivement à la pense'e d'un traitement aussi barbare envers un père. Ces enfans étaient des impies, et des impies seuls peuvent se porter à d'aussi épouvantables excès.

vos ENFANS VOUS TRAITERONT COMME VOUS TRAITEZ VOS PËRE ET MËRE.

Un fils avait maltraité son père jusqu'à le terrasser et le traîner par les cheveux ; devenu père à son tour , un fils que le Seigneur lui envoya dans sa colère en agit ainsi à son égard , à 1 endroit même oii il avait commis ce crime. « Arrête, lui dil-il d'un ton farouche, je n'ai pas traîné mon père plus loin. »

— Un homme vivant dans l'aisance , et n'ayant qu'un fils unique, eut la barbarie d'envoyer son vieux père à l'hôpital. Quelques jours après, ayant appris que le vieillard souffrait beaucoup du froid , il lui envoya, par un reste de pitié, deux mauvaises couvertures et chargea son fils de la commission ; le jeune homme n'en porta qu'une et garda lautre. Le père s'en étant aperçu, lui demanda pourquoi il n'avait pas remis les deux couvertures: Papa, lui répondit-il, /'e/î ai réser\?éune pour oous quand eOus irez à l^ hôpital.

Les parens sont obligés , à leur tour , de nourrir leurs enfans, de les instruire, de les corriger , et de leur donner le bon exemple.

SUITES ÉPOUVANTABLES d'uNE MAUVAISE ÉDUCATION.

M- de Mairan, de l'académie des sciences, raconte qu'il avait connu à Béziers un prétendu esprit fort

— - 210 ~ — qui, voulant tout réduire aux lois delà nature, élevait ses enf;»ns (deux garçons et une filli' ) dans ses opinions philosophiques, leur inspirant du mépris pour ces sentimens généralement reçus, qui, par leur universalité même, sont démontrés vrais et nécessaires. Il les portait à se conduire par les lumières d'une raison pure et libre de ce qu'il appelait préjugés. Cependant , comme il était lui même beaucoup meilleur que sa doctrine, et mieux conduit par son cœur que par son esprit , il corrigeait, h son insu, ses préceptes par ses exemples: li fut donc long-temsà s'apercevoir du vice d immoralité dont il avait empoisonné l'éducation de ses cnfans.

Mais enfin arriva pour eux Tâge des passions : il fut celui de l'indépendance. Le père se hâta de les émanciper ; ils voulurent ^e maier tous trois à leur fantaisie, et n'en n'était plus nal.<ri'l. Ces jeunes gens en donnaien* celte grande raison : C<'st ainsi que les animaux disposent d'eux-mêmes; c'est encore ainsi, ajoutaient ils, que s'jnissent les sauvag.'s ; et le père n'eut pas un mot à répliquer

A peine mariés, ces petits impies lui demandèrent compte de l'héritage de leur mère, et ils le demandèrent exact et rigoureux. Les lois écrites, principalement dans les cœurs, leur taisaient un devoir de donner à leur père au moi'is de quoi vivre-; ils crurent faire beaucoup de lui laisser de quoi ne pas mourir !...

Il \ oulut inutilement leur rappeler le don de la vie , les tendres soins qu'il avait pris de leur enfance, tous les bienfaits de son amour; ils lécoiitaient avec un froid silence, et ilslji demandèrent s il avait ftit pour eux plus que ne font pour leurs petits les iinimaux les plus sauvages: si, en effet, le lion, I ours et le tigre reprochent à leurs petits de les avoir fait naître , de les avoir nourris, gardés et défendus

Voilà pourtant où mène l'oubli des principes religieux !....

Celte éducation philosophique, qui de'jà fait tt émir. se montrera bientôt plus affreuse encore.

Tandis qne le malheureux père vieillissait dans la misère et labandon , son fils aîné, livré aux plus honteux déréglemens, fut ruiné. Alors il trouva commode et juste d'user d industrie pour réparer les débris de sa fortune et se jeta dans les forêts pour y exercer ses drciils de reprises ?ur les passans. 11 fut arrêté avec une bande de moralistes comme lui , et ils allèrent périr sur le même échafaud.

La fille, philosophe comme son frère, ayant épousé un homme dont elle fut bientôt lasse, se souvint du principe philosophique que tout engagement perpétuel est téméraire, et que le droit de liberté naturelle est imprescriptible; elle usa tant de cette liberté primitive et inaliénable, qu'il fallut y opposer l"s grilles d'un couvent. Indignée de sa prison, elle s'en échappa et vint à Paris, où bientôt elle fut jetée dans le tti.-te et honteux asile de la douleur et des regrets.... Hicêtre.

l,e second des deux fils, en vertu de l'égalité naturelle , avait pris dans le peuple une femme dégagée comme lui des préjugés, et au point que, philosophe parfiite et excessivement libre dans ses goûts, elle plongea son mari dans l'amertume ... Ayant pris dans le ménage, par droit de bienséance et de communauté, ce qu'il y avait de plus riche et de plus mobile, elle alla joindre au port de Marseille un matelot qu'elle préféra à son mari philosophe, que ses principes, qu'elle partageait cependant si bien, lui rendaient odieux.

On s'inquiète de ce que devint le père; au milieu des ruines d'une famille dét-honorée , accablée de misère, de honte et de remords, il devint fou. Dans son délire, il semblait vouloir se punir ; et cruel envers

lui-même, après s'ctre meurtri le sein et le visage, i' nous t('ndait les bras, dit M. de Mairain , nous regardant d'un œil qui demandait grâce. Il ava t des momens lucides ; c'est alors que je l'observais avec le

f)lus d'attention , et que je recueillais avec plus de soin es sentimens qui lui e'chappaient.

Monsieur, me disait-il, mes enfans î qu'en avezvous fait.'' je n'en ai plus... c'est moi , oui, c'est moi .. Mais j'en suis puni, dites-leur que j'en suis puni ; diles-leur que je suis leur père.... Malheureux père, il les a trompds ! il était bon père , oui leur père était bon, mais il a perdu ses enfans ! Voyez, comme ils m'ont de'pouille'! Ils m'ont oe'pouille', mes enfans l Ah! difes-lour que je leur pardonne.. . Mais Dieu que j'ai me'connu, ce i-ieu , dont je n'ai jamais parlé à mes enfans, me pardonnera-t-il? où sont-ils? oii sont-ils?... Dans l'abîme!... C'est moi qui le leur ai creuse'!.. . Oui je l'a: creusé de mes mains. Ayez pitié de moi , ma malheureuse tête est perdue, je le sens bien.. . Mais non , ce n'est pas à présent que je suis fou. Ah ! je l'étais bien davantage quand je me croyais sage et qu'on m'appelait philosophe.

HÉBACLT , A potogUUi Intultnlairei, LA FILLE DE LA PUNITION.

Une famille de républicains s'était réfugiée à Nantes, pendant la révolution, parce qu'elle ne s'était pas crue en sûreté dans la nouvelle habitation qu'elle venait d'acquérir. Le plus grand plaisir de la femme , était d'aller passer ses matinées sur la place du Bouffay où se faisaient les exécutions. Elle trouvait un grand attrait dans les apprêts du supplice : elle aimait à insulter aux victimes jusque sur l'échafaud; mais ce qui la faisait hurler d'une infernal joie, c'était le dernier cri que poussaient les suppliciés.. Dans cet ins-

tant elle se levait; ses yeux brillaient comme les yeux tiu tigre qui va boire du sang ; elle tre'pignait de de'lire, et criait : Mort 1 mort aux aristocrates!

Cette femme e'tait enceinte : elle mit au monde une fille, ou plutôt un monstre... Cette fille est hideuse comme 1 àme de sa mère / horrible comme le souve* nir d'un crime ! c'est V enfant de la punition. Imbécille dès son enfance, elle n"a rien pu apprendre; elle ne sait que le cri des mouraus : elle l'a appris dès le sein maternel, et un effroyable tic le lui fait répéter à chaque instant du jour. Quand ses parens veulent oublier le passé; quand ils rassemblent des gens de leur espèce , et qu ils cherchent à s'étourdir, l'enfant de la pw nition est là , et l'affreux cri vient retentir et troubler la joie quils voudraient avoir. A table, le jour, la nuit, ils sont condamnés à l'entendre. Il s'échappe involontairement du sein de cette malheureuse. C'est en vain que, pour lui faire étouffer ce cri. ils la battent et la maltraitent. Pour éviter leurs coups , elle n'ose fuir au-dehors. Elle sait la peur qu'elle inspire. Alors elle passe les journées cachée dans quelque coin obscur, et ce n'est qu'à la nuit qu'elle sort de l'enclos de la mnison paternelle. Après avoir erré quelque tems elle va s'asseoir sur les ruines d'un calvaire où la croix n'a point été rétablie; pour se distraire, elle chante ; sa voix grêle et perçante retentit au milieu da silence; le voyageur étonné écoute et distingue, ao milieu de sons plaintifs et lugubres, ces affreuses paroles : Du sang î du sang I il faut du sang , pour régénérer la république; refrain révolutionnaere que sa mère, pendant sa grossesse, prenait un plaisir indicible à entendre et à répéter.

La fille de la punition avait un frère. 11 était né avant la révolution. Quand il fut d'âge à marcher comme conscrit , il demanda à son père de le racheter ; il était dans le cas de le faire, car il avait plus que de

l'aisance. Sa fortune lui avait peu coûté; il ne voulut pas faire le plus le'ger sacrifice ; l'arfjent lui était plus précieux que son fils.... Le jeune homme fut donc obligé de partir. Après quelques campagnes qu il avait faites sans gloire, il revint, exténué de fatigues, de misère et de débauches, mourir cbez ses parens. Il revint, c nime guidé parla colère di' inc, pour ajouter au châtimi'nt de la famille coupable. Un soir, son père était debout devant sa porte , il vit un homme qui s'avançait vers lui , en se traînant avec peine; il lui cria : Étranger' passez voire chemin; on ne donne pas ici! l'étranger répondit . Je sais bien que l'on ne donne pas ici Et il avançait toujours.

La femme venait de descendre; que nous veut ce mendiant? dit-elle avec emportement.

L inconnu continua d'approcher, en disant : Ne me connaissez-vous pas ? je suis votre fils.... Le père répartit froidement : Nous te croyions mort. La mère ajouta : Tu as donc un congé? pour combien de lems?

— Pour toujours, répondit le soldat.

— C est impossible; s'écria le père. Nous sommes devenus pauvres, nous ne pouvons te garder.

— Eh! vous ne me garderez pas, vous m'enverrez au cimetière.... Je ne viens pas vivre, je viens mourir chez vous, dit le jeune homme.... Ma mière, j'ai soif. La mère appela sa fille; la fille vint, et ne reconnut pis son frère.

Au bout de quelques jours, le soldat fut plus mal ; il sentit sa fin s'approchei , jamais ses parens ne lui avaient parlé de Dieu. 11 les appela près de lui , et, dans drs souffrances affreuses, il leur dit : « J'ai voulu que vous fussiez témoins de ma mort. C'est vous qui m'avez tué; pour un peu d'or, vous m'avez laissé p.Trtir, et quels con;eils m'aviez-vous donné pour me défi-ndre du vice '.... Vous m'avrz poussé hors de la maison paternelle, en vous réjouissant d'avoir un en-

fant de moins à nourrir. Eh bien! cet enfant revient, non pour mourir plus doucement sous votre loit. mais pour que sa mort vous soit un'j peine. Ma mère, vous vous êtes souvent réjouie de voir couler le sang, et ma sœur est à pour vous rappeler le cri des suppliciés... ! IV[on père, j'ai voulu que vous eussiez aussi voire souvenir. ÎVJa fosse sera ici près de vous, po»ir vous redire que vous avez sacrifié voire fils à quelques pièces d'argent !... »

Pendant qu'il parlait ainsi , les deux coupables restaient debout pi es du lit , et gardaient un morne silence.

Le malade s'agitait et étendait les bras

Y a-t-il un Dieu! y a-t-il un Dieu I s'écriait- il de tems en tems.

Et les parens continuaient à se taire....

Un prêtre, proféra-t-il d'une voix mourante; amenez-moi un prêtre!

Alorslepère dilàsacompagneiFemroe, viens-t en ; tu le vois bien , il a le délire.

Ils sortirent tous les deux ; et , quand ils rentrèrent , ils trouvèrent leur (ille assise sur le lit de son frère ; elle chantait!.... il était mort!....

Lt vucmte VAL8B , Leltr*$ Fe»détnne$.

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