‹ Nouvelle explication du catéchisme, ou, le dogme et la morale expliqués par quatre cents traits historiquesChapitre 108 sur 252 · LE PÈRE QUI TRIOMPHE DE LA FÉROCITÉ DE SON FILS · texte numérisé non relu

LE PÈRE QUI TRIOMPHE DE LA FÉROCITÉ DE SON FILS

Un citoyen romain , dont les historiens ne nous ont pas transmis le^nom, s'étant aperçu que son fils voulait lui donner la mort , le condusit dans un endroit écarté, où ils ne pouvaient être vus de personne, et

-^ 22A .^tirant une ëpëe qu'il avait cachée sous sa robe, il lui dit: « Pour commettre le parricide que vous me'ditcz , vous n'avez besoin ni de poisons , ni d'assassins » Il lui présenta Idpée, de'couvrit son sein, en disant: J Frappez , personne ne nous voit. Le fils sentit à Tins- "1 tant toute Ihorreur de son crime; il jeta l'ëpée, se prosterna aux pieds de son père, et lui dit: « Vivez , mon père, vivez ; si j'e'tais digne d'invoquer le ciel, je le prierais d'accroître votre vie aux dépens de la mienne. Ne méprisez pas, je vous prie, l'amour que je viens de concevoir pour vous, et que je conserverai toujours; ne le regardez pas seulement comme la suite du repentir, ce sera un juste hommage rendu à vos vertus. »

Ce Romain sut, par sa grandeur et son courage , changer la férocité de son fils en douceur et en prévenance ; s'il eût employé la sévérité contre ce jeune homme , il en aurait fait un monstre qu'il aurait fallu étouffer.

Le quatrième commandement nous oblige encore d'honorer tous nos maîtres et supérieurs, spirituels et temporels , et de leur obéir dans les choses qui ne sont pas contraires à ce que Dieu nous commande.

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