‹ Nouvelle explication du catéchisme, ou, le dogme et la morale expliqués par quatre cents traits historiquesChapitre 127 sur 252 · USURE · texte numérisé non relu

USURE

Il y en a qui prennent le bien d'autrui par force, d'autres en secret, d'autres par fraude , comme ceux qui trompent dans la marchandise, d'autres par usure ou par des procès d'injustes.

MORT DÉTESTABLE d'uN USUBIER.

Un homme extrêmement avare et infâme usuriecr, se voyant près de la mort , fit appeler un notaire avec des témoins , et leur dicta ses dernières volontés en ces termes exécrables devant Dieu et devant le hommes : Je donne mon corps à la terr^^ d'où il a été tiré*, je donne mon âme au démon à qui elle appartient.

Ses amis, qui étaient présens, frémissant à ces horribles paroles, lui témoignèrent l'horreur qu'il éprouvait-nl en l entendant parler ainsi, et l'avertirent charitablement de prendre d'autres senlimens, puisqu'il était sur le point dd paraître devant Dieu ; mais lui , persistant dans son crime et dans son désespoir, répète encore deux fois les mêmes paroles avec un ton bien plus ferme et plus élevé : « Oui, que mon t âme, dit-il, soit donnée au démon, parce que j'ai » amassé mon bien par d'infâmes usures; que l'âme > de mon épouse et celles de mes enfans soient éga- » ment données au démon , parce que ce sont eux • qui, pour fournir à leur luxe, à leur intempérance ■ et à leurs débauches , m'ont engagé à tous mes

0 crimes et à toutes mes injustices. » A peine eût-il prononcé CCS affreuses paroles, qu'il rendit son âme de'teslable, et expira dans l'horreur du désespoir. ^

LASAC^SE expticaticn du cattchUmt de Cempire.

l'ususiek impémtent.

Un fjmeux usurier, se voyant prêt de mourir , fil appeler un confesseur. Celui ci ayant trouvé que tout son bien était acquis par la voie injuste de l'usure , lui dit qu'il fallait absolument restituer. Mais que deviendront mes enfans , dit le malade ? — Le salut de votre âme , dit le confesseur, Jo/7 vous être plus cher que la fortune de votre famille. — Je ne puis me résoudre à ce que vous exigez. , reprit le moribond, et fen courrai les risques. Il se tourne vers la muraille de son lit, et meurt. Quelle mort! combien elle doit faire trembler ceux qui ne doivent les biens qu ils possèdent qu'à la fraude et à l'injustice!

lâémi tuvragt,

DIXIÈME COM3IANDEMENT.

Il est défendu par le dixième commandement de désirer le bien d'autrui , pour se le procurer injustement.

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