LA FEMME PÉCHERESSE
Nous trouvons, dans la pécheresse de l'Evangile , un modèle admirable d'une contrition surnaturelle , intérieure, universelle et souveraine. Aussitôt qu'elle eut appris que J.-C. était chez le pharisien , fidèle à la grâce qui la presse, elle y va sans différer; elle n'a pas honte de montrer son repentir; elle qui n'avait pas eu honte de scandaliser par ses péchés. Elle entre dans le lieu où l'on était assemblé; là, n'osant paraître devant J.-C, elle se prosterne humblement de côté, à ses pieds, les arrose de ses larmes , les essuie de ses cheveux; elle répand sur eux un vase de parfums, et fait ainsi servir à expier ses péchés tout ce qu'elle avait employé à offenser Dieu. Enfin, par la vivacité de l'amour qui anima sa douleur, elle mérita d'entendre de la bouche de J.-C. ces paroles si consolantes : « Beaucoup de péchés lui sont remis , parce qu'elle a beaucoup aimé. » luc 7.