‹ Nouvelle explication du catéchisme, ou, le dogme et la morale expliqués par quatre cents traits historiquesChapitre 25 sur 252 · UTILITÉ DE LA PENSÉE DE LA MORT · texte numérisé non relu

UTILITÉ DE LA PENSÉE DE LA MORT

Dans la cérémonif du couronnement des rois Abyssins, on leur pre'sentaii un vase plein de ferre, et une lête do mort , pour les avenir de ce qu'ils devaient être un jour, sans que la couronne pût les pré- 1 server du sort commun à tous les hommes.

I — L'empreur Maximilien V' avaii fait faire sa bière quatre ans avant de mourir. Il l'avait toujours dans sa chambre , et qunnd il voyageait, il la faisait toujours porter avec lui ; il trouvait en elle un bon conseil : et avant suivi ses avis pendant sa vie, il vit sans

' peine arriver le moment où il allait y être enfermé. — Josias, prince très-religieux, arracha les idoles

qu'on adorait follement dans son royaume, et mit «i j leur place les bières el les osscmens des morts, afin

qu'à cette vue le peuple pensât qu'il faut mourir el

réformât ses mœurs.

— Des historiens nous rapportent que les Perses enseTelissaient les morts dans leurs maisons, afin de les avoir toujours devant les yeux , cl ils ne craignaient pas de dire que les morts étaient de meilleurs maîtres et de plus sages conseillers que les vivans.

— Saint-Bernard avait coutume de se dire souvent pendant le jour : Si tu devais mourir aujourd'hui ^ Je~ rais-tu cela ^ et quand il commençait quelque bonne action ou quelque œuvre d'obligation, il se demandait : Si tu devais mourir après cette action , comment la

ferais-tu? et ainsi , par le souvenir de la mort, il se maintenait dans une continuelle ferveur.

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