‹ Nouvelle explication du catéchisme, ou, le dogme et la morale expliqués par quatre cents traits historiquesChapitre 99 sur 252 · SAI\T NARCISSE ET SES ACCUSATECBS · texte numérisé non relu

SAI\T NARCISSE ET SES ACCUSATECBS

Saint Narcisse, Évêque de Jérusalem , avait excito contre lui la haine des méchans, parles sages avis qu'il leur donnait. Trois d'entr'eux l'accusèrent d'un crime affreux; et ils soutinrent publiquement leur accusation par des serme'ns pleins d imprécations contre eux-mêmes. Que je périsse pur le feu , dit I un , si ce que f avance n'est pas vrai ; que je meure d'une maladie cruelle ^ ajoula l'autre ; et le troisième dit : que je perde la vue, si Narcisse nest pas coupable. Qu'arri\a-t-il ? Le feu prit à la maison du premier, sans qu'on put en trouver la cause : il fut brûlé, lui et toute sa famille ; le second eut la maladie qu'il avait comme invoquée,- le troisième, touché des châtimens de ses d^ux complices, versa tant de larmes qu il en perdit la vue.

Vit dt Saint fiareiue

BXEMPLE BIEN CAPABLE DE NOUS INSPIRER LA FIDÉLITÉ A NOS BONNES RÉSOLUTIONS.

En Tannée i6o'3, un homme plongé dans toutes sortes de vices priait devant une image de la sainte Vierge, dans l'église de Saint-Laurent, à Valladolid. Dans un moment de ferveur et d'indigrjation contre sa criminelle vie, il se laissa emportera prononcer contre lui-même cette imprécation : Ma très sainte mère, si je tombe encore dans un tel péché, je veux mourir de la main du bourreau. Hélas 1 il eut la lâcheté d'y tomber, manquant ainsi à la promesse solenntllc qu'il avait faite à la Reine des Cieux Quelque tems après (chose singulière, et qui n'admirerait ici ies secrets jugem^ns de Dieu et les ressorts de sa providence 1 ) un meurtre est commis; celui dont nous parlons est accusé dVn être l'auteur : quoiqu'il fût innocent , toutes les apparences se trouvent contre lui : il paraît convaincu. On le condamne à la mort; un religieux est appelé pour l'aider à bien mourir ; et comme ce père connaissait son innocence, il lui conseille d'interjeter appel , de demander la confrontation des témoins , pour faire voir l'erreur de ce premier jugement, et il lui garantit un succès infaillible. « Non, mon père, répondit le condamné, permettez-moi de n'en rien faire ; c'est Dieu qui m'a condamné par l'organe des hommes, le juge se trompe, mais Dieu ne se trompe pas; et j'ai cent fois mérité la mort par mes péchés, surtout par mon indigne lâcheté à l'égard de la très-sainte Vierge. Aussi j'aime mieux mourir pour satisfaire à la justice divine. Si j'échappe de cette affaire : mes méchantes habitudes me retrouveront. » Il persista dans cette généreuse résolution, et mourut avec les plus beaux senlimens de piété, content de réparer son infidélité par cette héroïque persévérance.

Nouvaa m»U de Mari» p*r (e P^ SB BDStr , p, 368.

Le second commandement nous défend aussi de jurer, c'est-à-dire do prendre Dieu à témoin, 1° quand on assure une chose qui n'est pas vraie, ce qu'on appelle parjure ', 2" Lorsqu'on promet de faire une chose mauvaise; S*' Lorsqu'il n'y a pas de nécessité.

PUNITION TERRIBLE d'uN PARJURE.

Il existe en Angleterre un monument qui éternise le souvenir d'un parjure puni subitement, et d'une manière éclatante. Une femme avait acheté des légumes: voyant qu elle ne payait pas, on lui demande la modique somme dont il s'agissait : que Dieu me donne la mort y dit-elle, 5/ je nni pas payé, et tout-à-coup elle fut frappée de mort Les magistrats arrivant : on trouve dans la main de cette malheureuse femme l'argent qu'elle avait juré avoir donné. Le gouvernement fit élever un monument dans le lieu même , et ce fut pour la postérité une grande leçon contre le parjure.

Unteignemuxl de la Religion, t. 3 , page iSj. SAINT-LOUIS ROI DE FRARCE.

Louis IX, prisonnier avec son armée, impatient de voir la fin de sa capiivité, signe un traité de paix : on lui demande d'en jurer l'observation; mais on lui propose une formule de serment dont les expressions offensent sa piété: il rejette c«tte formule ; le vainqueur insiste et menace; le prince résiste; on le charge de fers, on prépare des brasiers ardens; sa résistance est inébranlable. Tant de fermeté attire enfin la vénération de ses ennemis; ils crurent qu'ils n'avaient plus à soupçonner la fidélité des engagemens de celui dont la conscience ne pouvait être ébranlée par la crainte d'un supplice affreux.

Tu de Saiitl-Ltuie.

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