‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 2)Chapitre 130 sur 225 · N°72 — PYRAMIDES DE MÉROË · texte numérisé non relu

N°72 — PYRAMIDES DE MÉROË

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Les restes de la ville dans lesquels Cailliaud reconnut, en 1821, l'antique Véro, « capitale de l'Éthiopie », sont à une cinquantaine de kilomètres en val de Chendi, à quelques kilomètres de la rive droite du Nil; au milieu des ruines sont épars quelques villages, parmi lesquels Es-Soûr, qui donne on nom aux pyramides ou farabil', Pylônes, temples, colonnades, aveques d'animaux, statues, subsistent encore, mais le grès de Méroé, retiré

. Didier, Cinq cents lieues sur le Ni’,

des carrières voisines, est moins durable que celui de l'Égypte. Les pra

mides, au nombre d'environ qualre-vingls, sont divisées en trois £roupes

et se dressent pour la plupart sur des collines !

: n'ayant pas eu à souffrir du séjour des eaux, ces édifices ont mieux bravé le temps que les construclions de la plaine. Cependant aucune des pyramides n'est intacte : a plupart ont été dégradées par les chercheurs de trésors, et c'est à grand'peine que Lepsius, accompagnant une expédition militaire, empêcha la destruction méthodique de tous les monuments de Méroé, Par leurs dimensions, les pyramides éthiopiennes ne sont point comparables à celles de l'Égypte : les plus grandes ont moins de 20 mètres de côté:

4 mètres de hauteur. Les

il en est beaucoup qui ne dépassent pas nombreuses inscriptions recueillies à Méroé ont permis de retrouver les noms d'une trentaine de souverains, à la fois rois et grands prêtres: en outre, on à identifié l'appellation de la ville mème, Merou où Meroua, À l'époque où se construisaient ces édilices, les hiéroglyphes étaient une éeriture vicillie dont on ne comprenait plus le sens exact et que l'on reproduisait par imitation, mais en laissant ‘dans la copie beaucoup de fautes qui en rendent aujourd'hui la leeture difficile et douteuse. La plupart des inseriptions sont en écriture éthiopienne démotique, dérivée de celle des Égyptiens, mais ne possédant qu'une trentaine de caractères: dans ces inscriptions, non encore complètement déchiffrées, on cherche à retrouver l’ancienne langue des Blemmyves, ancêtres des Bedja. En face de Méroé, sur la rive occidentale du Nil, S'étendait, paraitail, le cimetière publie de la grande ville: des espaces considérables v sont recouverts de petites prrae mides, imitations en miniature de celles des grands personnages ensevelis sur Ja rive droite du fleuve.

Dans le bassin de PAtbâra, qui limite à l'est la péninsule appelée par les

anciens «île de Méroé », les villes sont actuellement sou nombreuses,

malgré la fertilité des vallées et la salubrité du climat qu'offre une grande partie de ce territoire, La plupart ne sont que de simples Bieux de marché, grouillant de population pendant les foires, délaissés le lendemain. Parmi ces «villes » portées sur les cartes du Soudan, il en est qui sont de simples clairières dans la forét ou des plages au bord des rivières; les plus grandes sont Gorgour et Dongour, situées à l'ouest des plateaux éthiopiens, dans le pays des Arabes Dabaïna et des nègres « Changalla ».

Metammeh, capitale du terriloire de Galäbat, et désignée souvent par

1 Hoshins, Travvls in Etluopia.

# Guillaume Lejein, Foyage en Abyssinie.

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