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N° 7, — LANGUES DIVERSES DE L'AFNIQUE

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| ee | } | 54 NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

able aux Africains de plusieurs animaux domestiques. Certaines espèces | de chiens, le chat, le cochon du Senàr, le furet ont été apprivoisés par eux et sont devenus les compagnons de l'homme; c'est peut-être aux Ï |

| nègres que l’on doit également la chèvre, la brebis, le bœuf; l'âne, le patient et infatigable serviteur, est certainement de provenance africaine. Récemment encore, l'Afrique à rendu aux Portugais la pintade, qu'elle avait précédemment donnée aux Grecs et aux Romains, mais dont l'espèce | s'était perdue en Europe, redevenue presque barbare au moyen âge. | Même pour l'industrie, l'Afrique à contribué pour une certaine part | à l'avoir commun de l'humanité. Les monuments de l'Égypte, ses routes, ses travaux de canalisation et d’endiguement, ses riches étolfes, ses meu- | bles et ses bijoux, ses bois et ses métaux ouvrés, les mille objets qu'on à | découverts dans ses nécropoles ne sont pas l'œuvre des seuls Rétou, | ces Africains eivilisés voisins des Sémites; dans les produits de l'antique | industrie égyptienne, on reconnaît aussi fréquemment des formes que l’on retrouve en Nubie, en Abyssinie et jusque dans le Soudan’. La découverte mélallurgique la pl : utile, celle de la fusion et du martelage du fer, est née chez les Nigritiens®? aussi bien que chez les Chalybes de l'Asie Mineure, et quelques tribus sauvages, notamment les Bongo du pays des Rivières, savent construire des fourneaux très ingénieux; il est vrai que fondeurs

et forgerons doivent pour la plupart se contenter d'engins primitifs, mais ils s’en servent avec une merveilleuse adresse, Les Fân de l'Ogôwé fabriquent un fer de si excellente qualité, que les usines européennes ne sauraient en produire de semblable*, Dans la plupart des tribus africaines, les forgerons constituent une caste spéciale, très redoutée comme savante dans les arts de la magie. En Éthiopie, dans le Senâr, on les accuse de se transformer de nuit en hyènes et autres bêtes féroces pour rôder autour des villages et déterrer les corps.

Ainsi, par l'agriculture et l’industrie, les Africains ont eu leur part dans l'histoire de Ha civilisation ; mais jeur influence directe dans le commerce du monde ne se faisait sentir qu'en Égypte et en Maurétanie, sur le littoral de la Méditerranée. Le mouvement des échanges se propageait de l'une à l’autre extrémité du continent, mais lentement et par mille intermédiaires : au lieu de s'établir par un courant régulier, le trafic s'opérait | de proche en proche par des remous partiels, de même que dans une nappe | d'eau les molécules s'entremélent peu à peu, sans qu'on aperçoive le mou-

! Hartmava, Die Vôlker Afrika's.

2 De Mortillet, Origine du fer ; -— Mamy, Congrès du Havre, 1° sept. 1877. 5 A. Wôrmann, Wittheilungen der Gengraphischen Gesellschaft ir Hamburg, 1880-1881.

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