‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 2)Chapitre 162 sur 225 · POPULATION, MONTAGNES DE L'ÉGYPTE · texte numérisé non relu

POPULATION, MONTAGNES DE L'ÉGYPTE

F tout un segment de l'Egypte, de la frontière de l'est à celle de l'ouest, d. mec ses villages, ses canaux et ses cultures: d'en bas, les murailles juu-

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nlres des rochers ressemblent en maints endroits à des carrières dont le

lond serait occupé par un jardin. C'est à l’est surtoat que les falaises pren-

nent çà et là un aspect grandiose, quoique nulle part elles ne se dressent x. 60

en montagnes : il faut aller jusqu'à une certaine distance du Nil, dans le voisinage de la mer Rouge, pour atteindre la chaîne bordière, d'ailleurs bien imparfaitement explorée, qui continue dans la direction du rord les montagnes de l'Ethaï ; quelques-unes de ses eimes s'élèveraient, dit-on, à 2000 mètres. Ces hauteurs du désert « arabique », généralement désignces sous le nom d'El-Djebel où « la Montagne », se composent de roches cristallines, granit, gneiss, micaschiste, porphyre et diorite ; elles forment plusieurs massifs distincts, séparés les uns des autres par des ramures de ouädi sablonneux. Un de ces massifs, dans l'Égypte méridionale, donne naissance à la chaîne transversale des Cataractes, qui limite la Nubie proprement dite et va rejoindre la chaîne libyque à la porte d'Assouän: là, dans les rochers de syénite et de granit contournés par les rapides, se trouvent les fameuses carrières, maintenant abandonnées, où les Pharaons

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faisaient tailler des monolithes énormes pou: obélisques et statues. Du

côté de l'est, le même massif qui donne naissance à la chaîne des Cataractes

projette dans la mer Rouge une péninsule triangulaire terminée par le promontoire du Râs-Benas et abritant au sud le golfe d'Oumm el-Ketef,

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qui est l’ancien port de Bérénice, I [ Au nord de la frontière nubienne, où les roches eristallines occupent

toute la largeur du territoire égyptien, la zone des formations granitiques

se rétréeil graduellement, mais en maintenant ses principaux sommets dans le voisinage de Ta mer, Cette région, aujourd'hui parcourue seulement par quelques nomades, était jadis exploitée par des armées de mineurs et de carriers. Le Djebel-Zabarah, le Smaragdus des anciens, qui s'élève sur la côte de la mer Rouge, sous la latitude d'Edfou, renferme dans ses roches des grenats et d'autres cristaux précieux, et Caïlliaud y découvrit, en IS16, les gisements d'émeraudes, d'ailleurs rares et de mauvaise qualité, que les souverains de l'Égypte avaient fait exploiter à diverses époques, jusqu'en l’année 1598; au nord et au sud du massif se voient les restes des villages construits pour les mineurs. Plus au nord, dans la dépression qui réunit le méandre nilotique de Keneh au port de Kosseïr, on a retrouvé, près du puits de Tamamat, les restes d’une ville de deux mille habitations en pierre et de vastes carrières de « vert antique », de « brèche

d'Égypte » et d’autres variétés de diorite que l'on employait surtout pour

en tailler des vases, des sarcophages, des statues". Encore plus au nord

se succèdent les deux massifs de l'ancien « Mont Claudien », le Djebel-

Fatireh et le Djebel-Dokhan, le premier granitique, le deuxième porphy-

1 Mitchell, Bulletin de la Société de Géographie du Caire, 1879, n. 6.

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MONTAGNES DE L'ÉGYPTE, 47 rilique, dont les monolithes, amenés au bord de la mer Rouge, étaient ensuile transportés par le canal de Nuezou «fleuve de Trajan » au Nil, puis à Alexandrie, et de là dans toutes les villes méditerranéennes du monde romain", Le Djebel-Dokhan, où « mont de la Fumée », le « mont Por-

phyrites » des anciens, offrait le groupe de carrières le mieux exploité de

toute F'Egvpte pendant l'époque romaine ; les Fgypliens eux-mêmes n'a-

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