‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 2)Chapitre 181 sur 225 · N° 90. — RELIGIONS EN ÉGYPTE · texte numérisé non relu

N° 90. — RELIGIONS EN ÉGYPTE

CA El Baramous +,

Der es-Souriani A LÉ CAIRE Der el Abou Makar Ÿ

eAtfeh

Medinet el- Fayoum” Deïr Baïadg Beni Souef Bibbeh $ StAntoine u Le] a

Baouiti

Minieh

Manfalout,

.Kasr-Dakhel. f Louksor Galamoun®

€ Perron © Villes où les Coples ou autres chrétiens sont nombreux,

© Monustères coptes. — Les nous des communautés senoûsi sont soulignés,

n 290 kil.

et tures. Plus volontiers que les Tures, ils se font polygames, surtout dans les elasses dirigeantes ; mais il est rare de rencontrer des paysans ayant plus d'une femme. Le divorce se pratique plus que dans tout autre pays musulman : près de la moitié des mariages seraient tôt ou tard sui-

o1S NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

vis d’une répudiation. Enfin, dans certaines familles coples, il est encore

d'usage de contracter des mariages temporaires, mème pour quelque

semaines ; les prêtres bénissent ces unions avec solennité comme si elles devaient se faire pour la vie. Il est vrai que, si les époux le désirent, le mariage d'essai peut devenir définitif. Cousins et cousines sont fréquemment fiancés dès le berceau et se marient dès qu’ils atteignent l'âge de puberté. L'adultère est un événement rare dans les familles.

Officiellement la vente des esclaves est interdite en Égypte, de même que là traite est sévèrement défendue dans les possessions du haut Nil; en vertu de conventions antérieures faites avec ”Fagleterre, la servitude personnelle aurait déjà dû être complètement al ‘ie le 4 août 1884 dans les limites du royaume khédivial, mais les articles du traité sont restés lettre morte, et les représentants de la Grande-Bretagne, devenus tout-puissants en Égypte, se sont bornés à l’envoi d'une circulaire qui rappelle la loi imposée au khédive’. I semble probable qu'ils observeront à cet égard la même réserve que Gordon dans le Soudan égyptien et qu'ils laisseront aux maitres en toute propriété les hommes et les femmes acquis par capture ou par achat, Si les bazars d'esclaves sont fermés, les transactions ne s'en pratiquent pas moins, et les grands personnages peuvent loujours acquérir des eunuques pour garder leurs femmes. La raison d'être de l'esclavage en Égvpte est le maintien des harems, dont le régime mystérieux ne s'accommode pas de serviteurs pouvant à volonté résilier leur contrat. Cependant il est certain qu'en dehors des palais appartenant aux grands personnayes musulmans la domesticité remplace peu à peu l'esclavage; tous les noirs qui vont réclamer à la police leur « carte de liberté » l’obtiennent aussitôt et peuvent s'établir où il leur convient pour exercer une industrie. Conquérants comme les Arabes et les Tures, les Occidentaux apportent avec eux une nouvelle organisation sociale.

Le régime de la propriété se modifie également par l'intervention des Européens dans la gestion des affaires. En prenant à la lettre la loi musulmane, c'est la communauté des fidèles, représentée par le trésor pablie, beit-el-mdl, qui est le seul possesseur de la terre; le particulier ne peut être qu'un détenteur temporaire, un usufruitier auquel l’usage et non le droit accorde l’hérédité. Toutefois ee principe a perdu depuis longtemps sa valeur absolue, et la propriété foncière personnelle s’est constituée, comme en Europe, pour une grande partie du territoire; depuis celle révolution, qui permet la libre transmission des terres, la valeur du sol

1 F, Bonola, Noles manuscriles.

s,ilest encore pour quelques comme si elles le désirent, je sines sont fréeignent l'âge de de même que la Nil; en vertu de ide personnelle s les limites du eltre morte, et ants en Égypte, loi imposée au a même réserve iux maitres en capture ou par s ne s’en prali- 's acquérir des l'esclavage en uX ne s'accomtrat. Cependant grands personavage; Lous les » l'obtiennent une industrie.

laux apportent

tervention des e la loi musultrésor publie, particulier ne l'usage et non puis longtemps st constituée, ; depuis celle raleur du sol

; TENURE DU SOL EN ÉGYPTE, o19

s'est considérablement accrue; les paysans propriétaires, qui désormais ne payent plus l'impôt en nature, ont gagné en bien-être ; mais il s’est aussi constitué une nouvelle elasse, elle du prolétariat agricole, la tourbe des malheureux qui n’ont plus leur part de terre et qui sont obligés de louer leurs bras pour vivre à n'importe quelles conditions", Les terres des fellàhin dépossédés, presque toutes confisquées pour non-payement d'impôts,

Page 1