‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 2)Chapitre 30 sur 225 · LADO · texte numérisé non relu

LADO

; ue vaste Jae que les alluvions ont valuations | < L les alluvions ont L'après Ravenstein C.Perron ix, réglées graduellement comblé; quelques mn

à ALORS EE tan-N'zigé, îles rocheuses reposant sur un 0 HI,

cubes à la ndokoro et

socle de terres affermies, à rives

bien limitées, s'élèvent au milieu de ces campagnes en formation. L'endroit où commence la berge septentrionale de cette ancienne mer intérieure est indiqué par le brusque changement de cours du Nil au confluent du Babr clGhazàl ou « Fleuve des Gazelles », À ce tournant, dit le « Joug des

iteur, prétrès faible

1 Mano, Petermann's Millheilungen, ASTS, n° 43 — Reisen nm Egyplischen Sudan.

Rivières », tout le système des eaux, fleuve principal et coùlées, doit se recourber vers l'est pour longer les hautes plaines du Kordofän. Un reste

de lac, qu'on appelle le No, Nou ou Birket el-Ghazàl, emplit encore une |

cavité de l’ancienne dépression; mais, sous l'action des courants, des

crues, des apports, cette nappe d'eau, marécageuse sur les bords, change

incessamment de forme ; elle se déplace, se partage, se reconstitue pour se (

L diviser encore, Sur toutes les cartes originales, les contours en diffèrent; I | elle paraît diminuer maintenant, colmatée par les apports continuels du | | fleuve et des rivières; en 1840, lorsque d’Arnaud en dressa la carte, c'é- ( | tait un bassin très considérable *. | | Le « Joug des Rivières » est la partie du fleuve où les débris végé- 1 | aux bloquent le plus souvent le passage : les îles flottantes qu'apportent ( | les courants et les bayous latéraux s'arrêtent aux brusques tournants d | et s'étendent de rive à rive en un radeau mobile, Arrêté par l'obstacle, le l l fleuve se déplace, mais d’autres sedd où amas d'herbes, retenus par des U | fourrés d’ambatch, viennent bloquer le nouveau lit; en maints endroits, l | l'«embarras » — nom que les créoles de la Louisiane donnent, sur la Rivière n Rouge, à ces digues d'herbes, de roseaux et de branches — occupe une g

largeur d’une vingtaine de kilomètres. Terre qui se forme, là couche de S

débris finit par se consolider; elle se recouvre de papyrus, même de végéta-

lon arborescente, et des forèts croissent au-dessus d'un fleuve caché qui

continue lentement son cours dans les profondeurs. Des familles nombreuses de la tribu des Nour installent leurs campements sur le tapis d'herbes flottantes, se nourrissant uniquement des poissons qu'ils pêchent

en perçant le sol, et des graines d'espèces diverses de nymphéacées ?. Sur

les berges du fleuve et des marais se voient en certains endroits des u myriades de buttes argileuses élevées par les termites, et toutes assez hautes d pour dépasser de leurs pointes le niveau des nappes d'inondation : suivant d la hauteur des crues, les termites montent ou descendent d'étage en étage”. 2 Un des habitants les plus euricux de ces régions inondées est l'oiseau appelé s «père du soulier » par les Arabes, à cause de la forme de son bee : c’est le di balæniceps rex des naturalistes, Quand on aperçoit de loin, sur une butte di de termite, cet animal bizarre aux longues jambes, au plumage grisâtre, à ; la tête énorme, on se demande si l’on voit un oiseau ou un pêcheur Nouèr, 8 le corps frotté de cendre*. %

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? Sociélé de Géographie de Paris, séances du 3 décembre 1880 ct du 20 juin 1884, ? Wilson and Felkin, ouvrage cité, y 5 Samuel Baker, Albert Nyanza.

# Mano; — Schweinlurth, Au cœur de l'Afrique.

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On sait que les embarras du Nil ont arrêté

teurs, depuis l’époque où les émissaires qu'envoya Néron à la découverte des sources du Nil durent s’arrèter devant la mer des herbes. La plupart des voyageurs qui ont navigué sur le haut Nil pendant la dernière moitié de ce siècle ont dû s'ouvrir un passage de vive force à travers les herbes entrelacées ; une des coulées où passa le bateau à vapeur de mademoiselle Tinné en garde le nom de Miya Signora. Pendant sept années, de 1870 à 1877, le fleuve fut complètement barré, et les navigalcurs durent tous tenter le voyage par le Bahr ez-Zaràf!, Nombre d'entre eux ont séjourné pendant des semaines ou même des mois sur ces eaux pestilentielles, d'où s'élèvent des tourbillons de moustiques. C'est dans ces roselières que Gessi se trouva bloqné, en {SS0, avec cinq cents soldats et de nombreux esclaves libérés; son ba-

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