RÉGION DES EMBARRAS
N°12, — RÉGION DES € EMBARRAS nv,
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D'après Raïenstein et Mano,
fréquemment les explora-
teau à vapeur et ses autres embarcations ne purent s'ouvrir un passage ;
1 Marno, ouvrage cité,
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70 NOUVELLE GÉOGRAPIDE UNIVERSELLE,
Wois mois se passèrent avant qu'une flotille égyptienne, commandée par à l'Autrichien Marno, pût rouvrir le fleuve en travaillant du côté d'aval à fl | la destruction de l'embarras. Dévorés par les insectes et par la fièvre, " n'ayant d'autre nourriture que des herbes et la chair des malheureux qui U succombaient, la plupart des captifs eurent le marais pour tombeau, et La | ceux qui en réchappèrent moururent presque tous d'épuisement quelque ta temps après; Gessi lui-même ne survéeut que peu de mois à son empri- " | sonnement dans les herbes du Nil, C'est aux marais de No qu'il faut attri- pl | buer l'origine de ces « eanx vertes » que l'on observe au Caire dans la pre- a | mière décade de juin et quelquefois plus longtemps, pendant vingt ou le
| trente jours; l'eau du fleuve, remplie de cellules végétales, prend alors un | goût marécageux et devient insalubre : les riverains n'en boivent point et se di | contentent de l’eau dont ils ont fait provision avant la période des troubles. ù | Les premières crues des courants d'Éthiopie noient tous ces débris ou les ti | rejettent dans les canaux, rendant ainsi à l’eau du Nil ses qualités si van- da LL tés", té La « rivière des Gazelles », qui s’unit au courant principal dans le bassin de du lac No, est un « bahr », c'est-à-dire un fleuve considérable, une «mer » pe pus coulant perpendiculairement au Nil supérieur et précisément dans la direc- ail Uon de l'ouest à l’est, qui est celle des eaux réunies en aval du confluent ; le ss Bahr el-Ghazàl apporte le flot de crue qui détruit les barres temporaires et di nettoie les passes : il balaye les embarras que le Nil a formés. Dans ce cou- pr rant commun du Bahr el-Ghazàl se sont réunies cent autres rivières qui ph contrastent Singulièrement par leur multitude et leur abondance avec la le pauvreté où le manque total d'eaux courantes que présente plus au nord A le bassin hydrographique du grand fleuve. Dans son ensemble, la ramure et des affluents du Nil se distribue très inégalement, de manière à rendre io visible, pour ainsi dire, l'opposition des climats. Dans la région des sources, les sur les plateaux, le N'yanza et le Nil Somerset reçoivent des tributaires de m: lorient et de l'occident; les pluies tombent dans toute la région en quan- pla Ulés assez considérables pour faire converger des rivières de tous les Co côtés vers le réservoir lacustre. Mais, au nord du M'woutan-\’zigé les de groupes d'affluents alternent de lune à Pautre rive du Nil, Dans la partie s'é du cours fluvial qui se termine par les marécages du lac No, les cours cor d'eau tributaires affluent de l'occident; plus au nord, ils descendent des de monts éthiopiens situés à lorient; puis, au delà, sur un espace de 2900 ma kilomètres, le Nil ne reçoit plus d'affluents, ni de droite ni de gauche; les du cell
&ochncpp, Bulletin de Elnstitut égyptien, AS64, 1862; — Lombardini, ouvrage cité, ma