N°1 — HASSIN DE RECEPTION DE NIL
N fout! Balboa
ES
| 35 Est de Greenwich |
C Perron
une branche du Märeb, la rivière errante : cette tradition diffère peu de celle que rapporte Strabon, d'après lequel une coulée de la rivière Asta-
boras aurait rejoint la mer Erythrée. Peut-être cette tradition repose-t-elle
de Souaique par
ère peu du ière Asla-
pose-t-elle
ATBÂRA, MÂREB, BARKA. 85
en partie sur une confusion de noms, car la plaine qui s'étend à l'est du Märeb vers l'Atbàra s'appelle Barka ou Baraka comme le khôr coulant à lorient, Quoi qu'il en soit, les Éthiopiens Axoumites etaprès eux les Abyssins, qui virent longtemps le vrai Nil dans leur Takkazô, s'imaginèrent pendant des siècles qu'il serait facile de rejeter leur fleuve dans la mer et de priver ainsi l'Égypte de l'eau qui fait naître ses moissons ; d’ailleurs cette illusion était partagée par les étrangers, puisque l'Arioste en parle dans son Orlando Furioso. Reprenant la menace d'Albuquerque, qui demandait au roi de Portugal de lui envoyer des ouvriers de Madère pour leur faire ereuser au Nil un nouveau lit jusqu’à la mer Rouge, le « roi des rois » Théodoros prétendait qu'il rejetterait le Mâreb dans le Barka pour affamer l'Égypte et forcer le khédive d'Égypte à demander merci".
Pendant la saison des sécheresses, l'Athâra ne réussit mème pas, comme le Nil Bleu, à gagner le fleuve principal. Le lit, large de 400 mètres, est complètement à see : « désert au milieu du désert », c’est une plaine de sable resplendissant, que le mirage lointain fait briller comme de l'eau. Cependant il reste çà et là des mares dans le lit inférieur de PAtbâra; aux tournants des eiugles, 1à où les eaux, frappant avec force contre leurs berges, ont aflouillé le sol à plusieurs mètres au-dessous des fonds ordinaires, se maintiennent des étangs que les arbres de Ha rive garantissent un peu contre l'évaporation, Dans ces mares, les unes ayant plus d’un kilomètre de long, les autres réduites à une surface de quelques mètres carrés, se pressent, en un voisinage trop étroit pour leurs aises ou leur sécurité, tous les animaux fluviatiles, poissons, tortues, crocodiles et jusqu'à l'hippopotame; les bêtes sauvages viennent boire à ces étangs, tout grouillants de vie, et chaque palmier de la berge, chaque buisson porte sa colonie d'oiseaux. Dans la plupart des rivières de la plaine, l'eau que ramène la saison des pluies descend avec lenteur dans le chenal : précédée d'un courant d'air qui donne au feuillage des bords un frisson joyeux, elle s'avance avec un bruit d'étoffes froissées; sa première nappe n’est qu'une masse d'écume jaunâtre où s'entremélent les débris; derrière ce mélange d'eau et de boue vient une deuxième vague, où l'on reconnait déjà londe fluviale: puis apparaît le courant normal, vers lequel se préeipitent déjà les animaux pour se désaltérer *. Mais la puissante masse hquide de FAtbära se précipite comme une avalanche. Quand le fleuve emplit de nouveau son Hit, ce n'est point par une lente et graduelle
! Beke, Sources of the Nile : — De Malzae, Vayssière, ete.
# Beltrame, 1 Sénnaar e lo Sciangällah; — 4. M. Schuver, Ergänsungsheft zu Petermann's Willheilungen, n° 72,
invasion de l'eau. Non, la erue apparait soudain. Que le voyageur s'en dorme sur le sable du lit, tout à coup il est réveillé par le tremblement du sol, par le fracas d'un tonnerre grandissant ? «€ Ekbahr! el-bahr crient les Arabes, et l'on n'a plus que le temps de se précipiter vers fa berge pour échapper au flot qui s'avance, poussant devant ui un mascaret de boue, entrainant sur ses premiers rouleaux éeumeux des Jones, des bambous, mille débris arrachés au rivage, Bientôt le fleuve est ià tout entier, large d’un demi-kilomètre, profond de 5 à 6 mètres, roulant paisiblement son onde, comme si jamais son courant n'avait été interrompu. De même que le Nil Bleu, P'Mtbâra, appelé aussi Bahr el-Aswad où « Fleuve Noir » par les Arabes, ajoute son courant à celui du grand Nil et, descendant avec lui de cataracte en cataracte, apporte aux rives du bas fleuve ces eaux limoneuses qui renouvellent la fertilité du sol,
En aval de la jonction des deux Mit, au nord de Khartoum, le fleuve n'a plus d'affluent visible dans la saison des sécheresses, puisque le Hit inférieur de PAtbära est complètement à see, mais il est probable qu'il reçoit des sources profondes, car l'évaporation, les filtrations latérales et a perte du liquide dans larrosement des campagnes riveraines ne diminuent l'eau fluviale que d'un septième environ d'après Lombardini, d'un cinquième d'après Gottherg, sur un développement total de 2700 kilomètres, entre Khartoum et le Caire, Le fleuve se réduit lentement dans la grande courbe qu'il décrit à travers Ta Nubie : mais, aux veux du voyagcur, il ne parait pas changer en volume dans ce long parcours sur une partie de Lx circonférence terrestre. Roulant une quantité d'eau égale à quatre fois celle de la Loire où à sept fois celle de Ta Seine, le Nil aurait en moyenne un flot suffisant pour porter sans difficulté les embarcations de la mer au centre du continent si le cours fluvial n'était interrompu de distance en distance par des seuils de rochers. Six barrages naturels coupent ainsi le cours du Nil nubien en sept biefs navigables, mais ne laissant les navires passer de Fun à l'autre que pendant les hautes eaux, à moins que des centaines de bras ne les tirent ou ne les retiennent. Si les barrages
des cataractes n'arrêtaient les eaux du Nil, et que la masse liquide pûl
S'écouler librement pendant Ha saison sèche, en resterait-il assez pour
l'année tout entière? Y aurait-il un delta? Y aurait-il eu une Égypte?? Précédée de deux forts rapides, entre Tamaniàt et le Djebel Melekhat,
et d'une eluse que dominent deux colonnades basaltiques*, la cataracte la
t Samuel Baker, The Nile tribularies of Abyssinia; — Ch. Beke, The Sources of the Nile,
SE, de Gottherg, Des Calaractes du Nil.
5 Samuel Baker, The Albert Nyansa.
eur s'en nblement -bahr!
vers la un mases Jones, st ià tout ant paisierrompu.
« Fleuve , descen-
bas fleuve
fleuve n'a le lit inféail recoil les et la ne dimiini, d’un 0 kilomct dans la du voyas sur une
u égale à Nil aurait barcations rompu de urels coue laissant ,À moins
s barrages quide pût ssez pour vpte”?
Melekhat,
itaracte la
e Mile,