‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 2)Chapitre 54 sur 225 · LIMON DU NIL, RÉGION DES GRANDS LACS · texte numérisé non relu

LIMON DU NIL, RÉGION DES GRANDS LACS

> l'on 2 > basit-elle II is des RÉGION DES GRANDS LACS çonné setse Le bassin du N’yanza et celui du haut Nil, jusqu'à son passage à travers euxet le M'woutan-N’zigé, comprennent une étendue considérable, que l’on peut nt des évaluer à 450 000 kilomètres carrés, sans prétendre toutefois à une apr'ecou- proximation bien grande de la vérité : tant qu’on ne connaîtra pas exacarable tement les lignes de partage entre les versants, on ne peut que faire de t pour grossiers calculs, d’après l’espace qu’enferment les mailles du réseau des n chi- 2 longitudes et des latitudes. Cette vaste région, dont la hauteur moyenne fleuves dépasse 1200 mètres, fait partie du faîte continental : par ses eaux qui p, Sui- s'écoulent dans le fleuve égyptien, elle appartient au bassin de la Méditerà dis- ranée; mais elle est beaucoup plus rapprochée des rivages de l'Atlantique, et ne part son extrémité méridionale est à moins de 400 kilomètres de la mer des e fer ct Indes. Pour la facilité des relations avec l'extérieur, les bords du grand chaque N'yanza sont dans le cercle d'attraction de Zanzibar ; même quand la voie omées. ” du Nil est ouverte et que la guerre n’en désole pas les rives, les voyageurs toutes ss européens qui se rendent dans cette partie de l’Afrique ont intérêt à prendre es ani- DS la route de l'océan Indien et à monter vers les plateaux par les chemins et les : que suivent les marchands arabes.

argiles, Quoique formant le faite de partage entre le versant de la Méditerranée, oyante, M ceux de l'Atlantique et de la mer des Indes, la région du N’yanza est beau- : coup moins élevée que d’autres parties du continent. Si ce n'est vers les sources du Tangouré, où se dresse le M’foumbiro, ayant peut-être plus oi $ de 3000 mètres d'altitude, et plus au nord, là où se prolonge, parallèlement au méridien, le massif du Gambaragara, supérieur encore en altitude, le plateau n'offre point de grandes montagnes; les protubérances dominent seulement de quelques centaines de mètres les plaines environ- 5 sur 100. nantes; nulle part, la nature n'oppose d'obstacles infranehissables à

à > l'exploration de la contrée. Parmi les territoires du haut bassin nilotique, il en est, notamment les pays riverains du N’yanza, à l'ouest et au nord, qui sont des régions privilégiées, en Afrique et dans le monde entier, par la grâce et la variété des paysages, l'abondance des eaux, la richesse de la végétation, la fertilité du sol. Au sud du lac, dans l'Ou- Nyaméëzi, les habitants sont moins favorisés : les vallées y alternent avec les collines et les plateaux; mais, pendant la saison des pluies, elles sont

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presque partout envahies par les eaux et changées en marais. Il à fallu construire tous les villages, distribuer toutes les cultures sur les pentes des hauteurs; les vallées intermédiaires ne sont utilisées que comme terrains de pâture pendant les sécheresses; les collines sont formées de masses granitiques revètues çà et là d'une légère couche de terre végétale où croissent quelques broussailles. À lorient de la mer intérieure, le sol, moins abondamment arrosé, est parsemé de dépressions où s'étendent des marais saumâtres ou salins, tandis qu'au nord, entre les deux lacs N'yanza et M'woutan-N'zigé, les marécages d'eau douce, les fourrés de nénuphar, les rivières aux larges lits sinueux et lents, occupent une grande étendue.

Le N'yanza est traversé par la ligne équatoriale ; néanmoins, l’allitude de la contrée, le libre passage qu'elle offre à tous les courants atmosphériques, la végétation arborescente qu'entretiennent les pluies, tempèrent la chaleur moyenne, et l'on n'a point à souffrir de températures excessives comme dans la Nubie, à 20 degrés au nord de l'équateur; des observations régulières faites à Roubaga, capitale de l'Ou-Ganda, à quelques minutes au nord de la ligne, montrent que le climat de ces contrées n’est point de ceux qu'on pourrait qualifier de « lorrides ». La température la plus élevée qu'aient eu à y subir les Européens, était de 34°,88 seulement, et le point le plus bas auquel soit descendu le mercure du thermomètre est de 10°,77 : entre ces deux extrèmes, la moyenne de chaque mois oscille entre 20 et 22 degrés; pour toute l’année, elle est de 21,4 degrés centigrades'; c'est la température de Canton, de Tunis, de la Nouvelle-Orléans ; le Caire, Bagdad, la Havane, Rio-de-Janciro ont une moyenne plus élevée, sans parler des « enfers » de Bouchir, de Mascate, de Karatchi, de Biskra, de Mourzouk. Les vents qui dominent dans la région sont ceux du sud et du sud-est, attirés par le foyer du Sahara ; quand des orages se produisent, presque toujours à la même heure de l'après-midi, c’est généralement par l'effet d'une rencontre de ces courants méridionaux avec d’autres courants du nord et du nord-ouest. Aucun mois n’est dépourvu de pluie : dans cette région, qui répond à celle du « Pot au Noir » dans l'Atlantique. des nuages d'averses se forment en toute saison; cependant le mois de juillet est relativement sec : les pluies les plus abondantes tombent de septembre en novembre ; le mois d'avril offre un deuxième maximum d’humi-

dité, La tranche annuelle de l'eau pluviale ne serait pourtant, d’après Wil-

1 E, Ravenstein, Appendice to Wilson and Feikn's Uganda; — Hann, Petermann’s Mittheilungen, 1878, p. 64; 1880, p. 145.

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