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guise : l'opinion, et, dans les circonstances graves, les décisions de l'as. semblée publique servent de règles aux citoyens. Les Koma s'arrachent les dents incisives supérieures ; les hommes vont nus comme la plupart de leurs voisins, mais quelques-uns ont une cravate, un collier de dents et de perles; les femmes sont vêtues dès leur bas âge d'écorces ou d'étoffes; les liancées et les épouses portent pour la plupart un tablier brodé de perles et de coquilles d'œufs d'autruches découpées en fragments arrondis. En outre, les femmes s'affublent de queues en erin et en fibres végétales leintes en rouge, dont elles se servent pour se fustiger elles-mêmes quand elles poussent leurs gémissements de deuil. Presque chaque matin, même avant le chant du coq, on entend leurs sanglots et leurs cris. Les morts, hommes ou femmes, sont gardés pendant une période de sept à dix années dans des huttes spéciales disposées de manière à les protéger contre les termites, et de temps en temps les parents et les amis viennent leur porter des “adeaux de perles ou de sel; quand les ossements sont enterrés, tous ces objets sont mis à l'encan et servent à défrayer un festin public". Au nord des Koma, les hautes vallées du Yal appartiennent aux Amam, que Mateucci appelle à tort « les Patagoris de l'Afrique » : ils sont grands en effet, sans égaler toutefois en taille les Nouër et les Kidj; mais ils ont si bien repoussé les attaques des Égyptiens, que ceux-ci les ont dépeints comme des géants et leur ont donné la réputation de cannibalés. Leurs mœurs ressemblent à celles des Koma.
Les Souro, qui errent au sud des Gambil, dans le voisinage du Kaffa,
seraient même tenus d’'acquitter un impôt envers ce dernier Etat : il
se trouvent déjà dans le cercle d'influence politique de l'Éthiopie; comme toutes les tribus qui servent de gibier aux Abyssins, ils sont appelés « Changalla » par les populations du plateau ; mais ce surnom n'implique aucune parenté avee les Changalla du nord, tels que les Bazèn. Quoique visilés fréquemment par des marchands arabes, les Souro sont encore des pasteurs sauvages comme Îles Chiloûk. Ils marchent nus, à l’exception des femmes, qui portent un pagne étroit; seulement leur chef est revêtu de vêtements, insignes du pouvoir. Comme divers Nigritiens de mème race dans le bassin du Nil, les Souro se font sauter deux dents de la mâchoire inférieure et insèrent un disque de bois dans la lèvre inférieure; ils se percent aussi tout le pourtour du cartilage de l'oreille pour y insérer des tiges d’herbes. De même que
1 J, M. Schuver, Reisen im obcren Nilgebiet, Ergänsungsheft su Pelermann's Mittheilunqen, n° 72
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leurs voisins civilisés du plateau, ils ne mangent d'autre viande que celle du bœuf",
Sur le bas Sobat, les riverains, portant divers noms de tribus, sont tous Nouér où Chiloûk : les formidables Djibba*, les Bondjak, les Niwak, sont des groupes détachés de cette dernière nation; les Balok, établis plus à