‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 3)Chapitre 116 sur 471 · L FAN · texte numérisé non relu

L FAN

TR Au sud-est de la traversée de l'Indus par le pont d'Attok, la voie histo- : RD rique de l'Hindou-kouch au Gange, accompagnée maintenant d'un chemin Huile de fer, a pour lieux d'étape les villes les plus considérables du Pandjab. ELe ' 9 Rawal-Pindi, sur le haut Sohan, est d’origine moderne, mais la ville mili- ‘Fe laire anglaise, qui s'étend au sud, occupe l'emplacement de l'antique Gad- Jipour, et c'est au nord-ouest que s'élevait la puissante capitale Takeha-

. NO jte — ENTRÉE DE LA CLUSE D'ATTOK, AVANT LA CONSTRUCTION DU CHEMIN DE FER, # ) HUE b }, ( { ; (re ‘ seul ! sous d'a na 1 mer je, Djh prit F sur | che Ê , 1: 560 000 doc ASE ' “ti sé T0 kit vice car sila (Taxila), la plus importante des eités que vit Alexandre dans sa cam- | les pagne de Finde, Cunningham en a reconnu l'emplacement près du bourg Lret de Chah deri; les ruines de la ville proprement dite <'étendent sur un S espace d'environ 45 kilomètres carrés, et tout autour de l'enceinte se | de voient les restes de vastes faubourgs. Temples, monastères et plus de cinquante stoupas, dont quelques-unes sont parmi les plus grandes de l'Inde, rappellent les temps de la ferveur bouddhique, alors que Takchasila :

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RAWAL-PINDI, DJHILANM. 249 10 devint la résidence d'Asoka, le pieux constructeur des plus beaux édifices nn consacrés à Bouddha. Une autre stoupa fameuse, celle de Manikyala, que 1h. découvrit Elphinstone, à l'est de la vallée du Sohan, s'élevait, non dans il une cité, mais au milieu d'un groupe de temples et de monastères boudul- dhiques : des cendres et des poutres carbonisées, que l'on trouve dans les hi amas de décombres, jusülient la tradition d'après laquelle Manikyala au-

rait été dévorée par un incendie,

| Djhilam, située sur la rive droite du fleuve de même nom, n’est pas l’une des cités importantes du Pandjab, mais dans le voisinage, comme sur tout le parcours de la voie historique, se voient des ruines d'anciennes villes. Celles qu'Alexandre fonda sur les deux bords de PHydaspe ou Djhilam, pour célébrer sa victoire sur Porus, n’ont point laissé de vestiges identifiés d’une manière cerlaine; Îles monnaies gréco-baetriennes que l'on trouve dans les décombres près de Djalalpour, ne différent point de celles qu'ont rame- | nées à la surface les fouilles entreprises en diverses parties de l'Inde nordoccidentale; mais on à voulu voir les descendants de compagnons du Macédonien dans la tribu des Awan, qui occupe une partie du district et s'étend à l'ouest jasque vers Rawal=Pindi; le nom de ces Hindous mahoinétans, qui ont une autre prétenuon, celle d'appartenir à la famille du prophète, est Me considéré comme élant le mème que celui de Yavan ou Yavana, sous lequel : élaient connus les Grecs, mais qui était attribué aussi à des envahisseurs d’autres races, puisque l’Orissa et les Provinces Centrales tombèrent ne sous le pouvoir des Yavana et que ceux-ci pénétrèrent jusque dans les pays À Li dravidiens du sud ‘, Actuellement, la ville la plus populeuse et la plus com- 4. merçante de la contrée est Pind Dadan-khan, située sur la rive droite du : LA Djhilam, au pied des pentes méridionales de la chaine Saline; c’est le PI principal chantier de construetion pour les bateaux du Djhilam et, en face, 1 hi sur l’autre rive du fleuve, à Miami, est le vaste entrepôt du sel, qu'un (1! chemin de fer apporte des carrières de Kheoura, désignées dans tous les C ss CE documents officiels sous le nom de mines de Mayo, en l'honneur d’un fie D vice-roi de l'Inde*, Le gouvernement s’est attribué la propriété exclusive des FaUTs carrières de sel, et les travaux se font sous la direction de ses ingénieurs; WT. at à les ouvriers qu'il emploie sont une caste des plus chélives, dont les goi- Ua 'E À Je treux et les infirmes forment une proportion considérable. ne. d u | Sur les bords du Tehinab, qui coule parallèlement au Djhilam, les villes à F 4 de la grande route ont aceru où diminué d'importance, suivant les va-et- fr (à $ ’ : UW, Hunter, Orissa ; — Rajendralala Mitra, Antiquities of Orissa. Li ” 3 Produit des mines de Mayo en 1872 : 7 400 000 francs.

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vient du fleuve, errant au loin dans les campagnes, Goudjrat, actuellement à 7 kilomètres au sud du lit fluvial, est surtout une cité d'industrie, et l'on y fabrique de charmants objets en filigrane d'or et d'acier, qui sont parmi les articles les plus appréciés de Part hindou. Wazirabad, sur la rivegauche du Tehinab, à l'extrémité d'un pont de chemin de fer qui n'a pas moins de 2800 mètres de long et qui repose sur 64 piliers enfoncés à plus de 20 mètres dans le sable, est en grande partie une ville moderne, Construite suivant un plan régulier, par ltalien Avitabile, l'un des généraux étrangers qui S'élaient attachés à la fortune du radjah sikh Randjitsingh, elle est devenue le principal chantier et centre de navigation sur le Tchinab. Naguère un eantonnement militure prolégeait en cet endroit le passage du fleuve, mais les troupes ont été transférées à l'est, près de la ville de Nialkot, où elles surveillent plus facilement la frontière et la capitale des États de Kachmir. Sialkot ne doit pas uniquement à ce rôle stratégique son importance actuelle ; elle possède deux manufactures de coton et de nombreuses papeteries; en outre, elle attire à ses foires des milliers d'étranvers, à la fois pèlerins et commerçants, Déjà mentionnée dans les poèmes hindous, Sialkot était capitale de la contrée 1 v à plus de deux mille ans. Taki, qui fut plus tard le chef-lieu de tout le haut Pandjab, à l'époque où les pèlerins chinois visitaient l'Hindoustan, s'élevait au sud, dans un pays aujourd'hui presque désert, que le déplacement du cours de Fa Ravi et le dessèchement des canaux ont condamné à la stérilité, Les ruines de l'an tique cité, reconnues par Cunningham, se voient près du village d'Asarour, au nord-est de la petite colline de Nangal (Sangola, Sakala), où l'armée d'Alexandre remporta l'une de ses victoires, De nos jours, la ville prineipale du doab où «© entr'aigues » limité par le Tehinab et la Ravi est Goudjranwala, lune des stations de la voie ferrée du Pandjab. La contrée environnante est nue, poussiéreuse, sans arbres; nulle part le pays ne mérite davantage le reproche de € laideur » que le sultan Baber faisait à ces plaines de l'Hindoustan qu'il avait lui-même si fréquemment dévaslées, Au dernier siècle, quelques bandes de rôdeurs étaient la seule population du district de Goudjranwala, où vivent maintenant plus d'un demi-million d'hommes",

Lahore, qui est également une antique cité, le Lohawar des anciens auteurs, hérita de Taki comme capitale du Pandjab. Pendant trois siècles, elle fut le centre de la résistance contre l'invasion mahométans, puis elle

devint la résidence des souverains ghaznevides, Sous à domination mon-

‘ Hunter, England's Work in India.

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