‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 3)Chapitre 119 sur 471 · NN · texte numérisé non relu

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légende en attribue la fondation au père des dieux solaires et des Titans; sous le règne d'Aurengzeb, le milieu de la citadelle de Moultan était encore occupé par un temple du Soleil, que détruisit le fanatique empereur pour ie remplacer par une mosquée, Jadis Moultan s'élevait sur deux îles qu'entouraient les eaux de la Ravi, mais cette rivière a depuis longtemps changé de cours et s'unit maintenant au Tehinab, à 60 kilomètres au nord de la ville; seulement lors des inondations, un faible erurant passe encore dans l'ancien lit fluvial. La rivière la plus proche de Moullan est actuellement le Tehinab, qui coule à 7 kilomètres à l'ouest; c'est là que sont ies ports et le chantier de Cher chah.

Bahawalpour, capitale d’un des plus vastes États médiatisés du nord de l'hide, est une des villes qui ont le plus profité de la tranquillité générale du pays, depuis l'établissement de la domination: britannique. Le chemin de fer du Sind fait un long détour vers l’est pour traverser cette ville, qu'il atteint par un pont superbe jeté sur le Satledj. Des canaux d'arrosement dérivés de ce fleuve parcourent dans tous les sens les campagnes environnantes, et des villes nouvelles se sont élevées au milieu de terres richement cultivées, qui naguère étaient des solitudes. L'industrie manufacturière contribue aussi à la prospérité de Bahawalpour; la fabrication des soicries, introduite par des artisans de Bénarès, alimente le commerce d'exportation de la entrée vers l'Afghanistan et les États de l'Asie centrale.

Quelques villes importantes se sont également fondées dans le Deradjat, sur le cours ou dans le voisinage de l'indus, dans le Daman-i-koh ou « Piémont » qui longe la frontière afghane. Kalabagh ou le « Jardin Noir » étage ses maisons en amphithéâtre sur un rocher de sel gemme, à l'issue de la cluse par laquelle le fleuve traverse la chaîne Saline; les terrasses de chaque rangée de maisons servent de rue aux maisons supérieures, et pardessus ces gradins, disposés comme ceux d'un cirque, se dresse une falaise de sel d’où les employés du fise surveillent les habitants, pour les empêcher de gratter le sol de leurs demeures où même, suivant le dicton local, de laisser leurs bestiaux « lécher les pierres du sentier ». L'exploitation des arrières salines ne se fait que de l’autre côté de l'Indus, près du village de Mari; elle est d’ailleurs peu importante, la consommation du sel étant limitée par un monopole jaloux; on retire aussi de l’alun et du minerai de fer des collines environnantes. A l'ouest, dans le cirque des montagnes de Bannou, Dhoulipnagar, appelée officiellement du nom anglo-persan d'Edwardesabad, n’est qu'une petite ville; mais son importance commerciale et militaire est grande, car là viennent aboutir plusieurs des chemins qui descendent des plateaux afghans. Sur presque tous les promontoires des

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