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N° 65. — GOLFE DE CATCH ET SES PORTS

de SOau-delà

(n 5)kil

moins ils ont depuis des siècles un mouvement d'échanges considérable, et les temples qui s’y trouvent témoignent de la richesse de ses marchands. Mangrol a la plus belle mosquée du Kattyawar, et.de l'autre côté de la erique où s'élève Verawal, cité nouvelle, se montrent les palais, les temples. les mausolées ruinés de Somnath ou Deo Pattan, ancienne capitale consacrée à Siva et conquise par Mahmoud le Ghaznévide dans la première moitié du onzième siècle; il y prit, pour les transporter à Ghazni, des portes fameuses que les Anglais prétendent avoir reconquises et rapportées dans l'Inde, en 1842 ; mais il est douteux que ce trophée soit authentique. C'est à Somnath, dit la légende, que fut brûlé le corps de Krichna et l’on

RE se

1% montre encore, au confluent de trois ruisseaux, le lieu où se dressait le 1 APTE bûcher. À une trentaine de kilomètres de la côte, la ville de Djounagarh HER: est également fameuse par ses temples, dont quelques-uns sont creusé

MU tt, dans la roche. Le massif du Girnar, qui domine Djounagarh du côté de

D'irS l'orent, porte sur une terrasse voisine du sommet une ville de temples $ djzina, qui ne le cède en renommée et en splendeur qu'à ceux de Palitana : un des pies du Girnar, le Kalika, n'est habité que par une tribu de fakirs, - ROEI JE qui se sont consacrés à Kali, la déesse du sang, et qui sont devenus presque ,; Ye sauvages : ils se nourrissent de charognes et la voix publique les accuse RM d'avoir souvent dévoré des voyageurs. D'ailleurs les rochers du mont Gir- 1 POUR nar sont parfois visités par des hommes que leurs propres parents ont

METRE CRETE voués à la mort : les malheureux vont se précipiter du haut des falaises de

RUUEE je ci, granit rose pour accomplir le vœu maternel". Le Girnar est un mont célèbre dans l'histoire de l'épigraphie. Un rocher situé à la base de la mon- Hot 2: tagne porte depuis plus de vingt el un siècles la fameuse inscription d'Asoka, par laquelle ce souverain consacra son royaume à la foi bouddhique ; ni D + une autre inscription, de plus de 2000 années, rappell une victoire rem-

l'::"EN8T portée sur un roi du Dekkan ; une troisième, postérieure de six siècles, parle

Rich) des travaux publics entrepris dans la contrée. Mais ces monuments précieux

0 “4 ont été en partie détruits par des ingénieurs chargés de réparer une route’,

RÉ TRE Diu, la ville portugaise illustrée par les hauts faits de Joäo de Castro, 0 n'est plus que l'ombre d'elle-même. Elle occupe pourtant une position

SE r TU : commerciale heureuse, dans une petite île siluée à l'extrémité méri-

4 + A dionale de la péninsule, entre là mer d'Arahie ét l'entrée du golfe de EE A Cambay : ies. navires de à mètres de tirant d'eau mouillent facilement nn |: dans le port. Mais le territoire de Diu, de toutes parts entouré par un terriioire étranger, ne peut alimerter un commerce considérable. Les habitants PRE ire ne s'occupent guère que de pêche ou de cabotage; quelques-uns émigrent dans le Mozambique portugais, avec l'espérance de revenir au pays après Es : 4 avoir fait fortune. Toute déchue qu'elle est, Diu à fort grand air, avec sa me eà haute forteresse au pied de laquelle se blottissent les deux villes, la Praça Fies européenne et le quartier païen. Les Portugais possèdent aussi le village de

“: Gogola sur la terre voisine”.

\ A l'est de Diu, le petit port de Djaffarabad, appartenant à un prince d'origine abyssinienne, fait un commerce assez actif, mais le mouvement

"ete des échanges s'est porté principalement sur la côte occidentale du golfe de

‘ Burton, Sind rerisited.

* Burgess and Fergusson, Care-temples of Western India.

PET ee 3 Domaine portugais de Diu : 50 kilomètres carrés et 13 S98 habitants en 1876.

Camba abrité d'un l'espri marin

cars!.

Gogo, Bhaou Angla wan e de co qui à

t Ex

DIU, BHAOUNAGAR. 273

Cambay. Là s'ouvre aux navires d'un faible tirant d'eau le port bien abrité de Bhaounagar. La ville moderne qui entoure la baie est la capitale d'un des États les plus considérables de Kattyawar et se distingue par l'esprit d'entreprise de ses habitants, aussi bien que par l'audace de ses marins, connus, comme tous les matelots hindous, sous le nom de /as-

N° 64. — DHAOUNAGAR ET GOGHAe

D'après l'Ingian Atlas

Le Os Om de 20350m bVau-de/a

0 40 kil.

cars’. Héritiers de l’activité commerciale d’une cité voisine, Gogha ou Gogo, dont la rade est protégée par l’îlot de Perim, les habitants de Bhaounagar ont rattaché leur ville, sans attendre d’y être conviés par les Anglais, à la ville de Dhoradji, située au centre de la péninsule, à Wadwan et au réseau des chemins de fer de l’Inde; ils ont même des filatures de coton pour utiliser directement la fibre végétale. Au nord, Dholera, qui a donné son nom à une variété de coton bien connue des industriels

t Exportation du coton de Bhaounagar en 1876 : 32 845 000 francs.

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européens, est aussi une ville déchue, ainsi que l'antique cité de Cambay ou Khambat, d'après laquelle le golfe est désigné et que mentionne déjà Marco Polo. Les dangers de la barre et la violence du mascaret ne permettent plus aux navires de se hasarder sur les bas-fonds qui parsèment l'extrémité du golfe et l'entrée des deux rivières Mahi et Sa-

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