CESSE
ce sont des bassins artificiels, dont le courant de sortie est réglé par des écluses. Tel est, non loin de la cité d'Oudaïpour, le lac de Debar, qui n'a guère moins de 50 kilomètres de tour; tout le rivage inférieur de ce réservoir, l’un des plus vastes de la Terre, est une levée en maçonnerie soutenant la pression des eaux.
Le plateau de Malwa, où naissent le Tchambal et d’autres tributaires du Gange, s’inclincen pente douce vers le nord-est, tandis qu'au sud-ouest, des chaînes bordières, connues sous divers noms locaux, dominent par des escarpements brusques les piaines du Goudzerat. Elles rejoignent les Aravali à la saillie des Vindhya proprement dits, longeant au nord la vallée de la Narbadah, puis celle de la Sone. Une ancienne légende raconte que ces monts firent de vains efforts pour s’égaler à l'Himalaya ; ils restent en effet bien inférieurs en élévation aux grandes montagnes du nord de l'Hindoustan, mais ils n’en ont pas moins une importance caritale comme diaphragme transversal de l’Inde et comme limite entre les :s. Les formations « azoïques » des Vindhya, grès, schistes et marbres, sont parmi les plus anciennes de la Péninsule et se rattachent du côté de l’orient aux massifs de gneiss du Boundelkhand, antérieurs par l’origine à toutes Jes autres roches de l’Inde. Des frontières du Goudzerat à celles du Bengale, sur un espace de 1000 kilomètres, se succèdent les hauteurs en chaînes ou en massifs. Sous le nom de Kaïmour, elles occupent le territoire péninsulaire limité par les vallées du Gange et de la Sone et se terminent à l’est par un long plateau creusé de vallons en forme de coupes, emplies de terre végétale où se récoltent les meilleurs grains. Les saillies des roches cristallines du Boundelkhand sont en maints endroits surmontées de tours de grès, portant elles-mêmes un couronnement de laves, et la plupart de ces blocs isolés ont servi de bases à des châteaux forts où les seigneurs féodaux de la contrée ont souvent bravé les souverains les plus puissants. Les Vindhya renferment de nombreux gisements d’argiles et de métaux, mais on n’y exploite guère que des pierres de construction, surtout des grès rouges ou blancs; dans le Boundelkhand, des chercheurs de diamants lavent les graviers apportés par les torrents des collines de Panna.
La pente générale du plateau de forme triangulaire compris entre les Aravali et les Vindhya est dans le sens du nord-est; c’est dans cette direc- Lion que s’épanchent toutes les rivières : le rebord méridional des monts ne laisse couler vers la Narbadah que de faibles nallah, à sec pendant la moitié de l’année. Le cours d’eau principal du Malwa, le Tehambal, naît à 615 mètres d'altitude, près d’un seuil d’où l’on voit à ses pieds la vallée de la Narbadah et, bientôt grossi d’affluents nombreux, serpente dans la
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