MÉANDRES DU GANGE
plus hautes inondations’. C'est par le déplacement du Gange et les érosions continuelles des collines de Radjmahal, ancienne capitale du Bengale, que s'expliquent la déchéance de Pandouah et celle de Gaour, Laknaouti où Djanatabad, villes délais-
sées dans l’intérieurdes terres. N° 72, — RUINES DE GAOUR,
Au commencement du siècle, il n’y avait plus un seul point de l'enceinte de Gaour qui ne
Ruines de Pandoualr
fût au moins à 7 kilomètres de la rive du Gange, et même en certains endroits ce fleuve coulait à 20 kilomètres des ruines. Les villages qui remplacent Gaour ne communiquent plus avec le Gange que par un affluent, la Maha naddi, ou par un ruisseau navigable pendant la saison pluvieuse*; des jongles, des marécages occupent la plus grande partie de l’espace, d'environ 50 kilomètres carrés, où se reconnaissent encore des vestiges de la cité; quelques murailles, quelques porches de mosquées sont tout ce qui reste des édifices :
la végétation, les ouragans et peut-être plus encore les ma- ses çons qui édifièrent les villes Lens re
de Maldah et de Mourchida-
bad, ont démoli les constructions de Gaour. Des changements analogues dans la géographie locale se sont produits dans toute la région alluviale du Gange et de ses affluents : partout les lits fluviaux se sont promenés à travers les campagnes, entraînant à leur suite la foule des riverains et les forçant à rebâtir incessamment leurs cités.
t Colebrooke, Transactions of the Asiatic Society, vol, NII, 1805. ® Rennell, trad, Boucheseiche, vol, IE, p. 14-15 ; — Carl Ritter, Asten, Band IV, Theil VI.
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C'est à Gaour que se trouvait jadis la bifurcation des branches supérieures du delta : au pied de cette autre Memphis, se séparaient les