‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 3)Chapitre 167 sur 471 · RS SAT CRETE · texte numérisé non relu

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depuis les évènements qui suivirent la révolte des cipayes en 1857. Alors la garnison anglaise eut à soutenir un premier siège dans le palais de la résidence, puis, après avoir été dégagée par une armée de secours, elie dut s'enfermer dans un jardin forüfié voisin de la cité; Laknau, défendue par 30 000 cipayes et 50 000 volontaires, servant 100 pièces de canon, ne fut reprise qu'après un siège meurtrier et le massacre de milliers d'Hindous,

mitraillés à bout portant. Quoique les Européens soient en général assez

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seal vus par La population de Laknau, hindoue et musulmane, cependant il est peu de villes où ils se soient établis en aussi grand nombre; en 1872, le recensement compta 4222 résidents de race blanche, non compris les Eurasen-

De Lun, Laknau présente un aspect merveilleux : on pourrait croire que nulle cité n'est plus splendide, Entrevus à travers les arbres qui ombragent Le cœurs de La Goumti, les coupoles dorées, les minarets et les clochetons des mmusquées et des tombeaux semblent promettre une autre Agra; mais de prés on voit combien est trompeuse toute cette architecture d'apparat. La plupart des palais sont de vulgaires plagiats des monuments hindous, déooés d'ornements appartenant à tous les styles et peints de couleurs ersandes: des chapiteaux corinthiens supportent des arcades persanes, el des villas italiennes sont coifées de tiares ogivales : les pires imitations amghusses des monuments grecs où romains ont été imitées à leur tour pur Les maçons de Laknau. Et c'est à ces misérables bâtisses que pasrent pendant plus d'un demi-siècle presque toutes les ressources de l'État, pour elles que dix millions d'habitants eurent à souffrir un régime atroce de constante oppression. Cependant quelques-uns des édifices anciens ont us certain caractère. L'Imambara ou « Lieu Saint », transformé maintemant en arsenal et dépouillé de presque toutes ses sculptures, est un swgerhwe palais, de proportions élégantes et simples, et se termine par une porte massive d'un aspect grandiose. Le palais de la Résidence, devenu le centre stratégique de la cité et le point de départ des avenues qui rayonnent dans tous les sens pour faciliter la marche des troupes entre les « cantonsesments » 1 la ville, est aussi un des beaux édifices de Laknau; enfin, le quartier commerçant a beaucoup de maisons élégantes à balcons ouvragés 4 resétwes d'un stuc plus brillant que le marbre. Un des monuments les ples eurseux de Laknau est le collège de La Martinière, ainsi nommé du géméral français Claude Martin, qui le construisit dans le style hybride, à le fws italien, hindou, persan, qu'avait adopté son maitre, le radjah d'Aowdh, pour la construction de ses propres palais. Les trois villes de Lxkszu, de Calcutta et de Lyon, patrie de Martin, furent désignées par lui comme ses héritières, et dans chacune d'elles un collège perpétue la méere de l'officier de fortune.

le séance que toutes les richesses d’Aoudh allaient s’engouffrer dans les palais de Laknau, de même la population urbaine s'était portée presque en eniser vers celle capitale. En dehors de Laknau, dans ces riches campagnes qu'on 2 surnommées le « Jardin de l'Inde », il n’y a qu'un petit nombre de villes, et leur importance est toute locale, comme lieux d'entrepôt et de

LAKNAU, ADJODHYA, ALLAHABAD. Zu

marché. Deus oentres de divisions administratives, Sitapour au nord et Raï Barels au sud. ne sont guère que des bourgades, mais Bahraitch, consacrée à Brahma, Khaïrabad et l'antique Chahabad sont plus populeuses. Après Laknau, la principale ville de l'ancien royaume, Faizabod, est bâtie sur l'emplacement de la cité qui donna son nom d’Aoudh 3 La contrée. La vieille Adjodhya, « que fonda Manou, le père des hommes », et qui fut jadis La capitale du royaume de Kosala et la résidence du roi « Solire » Dasaratha, le père de Rama, n'a plus aucun vestige de monuments dont k Remagana chante la splendeur, elle n'a pas conservé les débris de ses amcwns monastères bouddhiques, et ses temples djaïna sont d'ersgine récente. Les mosquées mahométanes fondées à l'époque de la eonquéte sont en ruines, mais elles marquent les lieux saints entre tous aux veux des Hindous, où naquit Rama, où il célébra un de ses grands sacrifices, où il mourut. On dit que la foire d'Adjodhya attire un demi-million d'hommes. La ville moderne qui a gardé le nom d’Adjodhya est beaucoup moins peuplée que sa voisine Faïzabad, située à l’ouest et comme elle sur là rive droite de la Gogra. Les deux villes sont à l'aise sur l'immense espace de 245 kilomètres carrés que l’on prétend avoir été occupé par Fancienne Adjedhya. L'importance actuelle de Faïzabad lui vient surtout de sa position d'étape entre Bénarès et Laknau.

Allahabod ou La « cité de Dieu », que les Hindous nomment Prayag, à cause du « confluent » des deux rivières saintes, le Gange et la Djamna. unies devant ses temples, n’est pas la plus grande ville des provinees dites du « Nord-Owest » ; néanmoins elle a été choisie par les Anglais pour eheflieu de celte vaste section de leur empire; elle le doit à son importance stratégique € commerciale de premier ordre comme lieu de divergeneæ des erandes roates vers l'Aoudh et le Nepal, Delhi et le Pandjab, les ProvineesCentrales et les côtes de la mer d'Arabie : c'est là que se bifurque la principale voie ferrée de l'Inde septentrionale, pour former les deux branches de Pechaver et de Bombay. Ville de commerce et eentre administratif, Allahalxd à perdu les monuments qui faisaient sa gloire. Le fort qui s'élève à la pointe même du confluent, sur l'emplacement de constructions datant des temps légendaires, n’a plus les tours érigées par Akbar et ressemble, avec ses glacis et ses lalus gazonnés, à toutes les forts fications modernes ; mais il renferme un beau palais, transformé en arsenal, et quelques débris de constructions antérieures. Un pilier dressé dans le jardin porte le fameux édit de l'empereur bouddhiste Asoka, promulgué deux sièckes et demi avant l'ère vulgaire, et cette inscription est suivie de deux autres cœlébrant les victoires remportées quatre siècles après par

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