‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 3)Chapitre 205 sur 471 · MÈTRES · texte numérisé non relu

MÈTRES

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légende qui leur donne pour aneètres des épouvantails ayant reça le souffle de vie d'un démon qui visitait les champs : cependant leurs prêtres, qui sont les barbiers de village, prétendent que la tribu descend des Kourouides, illustrés par les guerres que raconte le Maha-Bharata. Leurs voisins les Bhouyia sont les « Fils du Vent », comme le dien-singe Hanouman. Toutes ces peuplades des forêts et des montagnes élaient celles que les anciennes légendes hindoues mentionnent sous le nom de Kaoura où Savara !.

D'après la tradition, ceux des Kobl qui peuplent actuellement le Tehota- Nagpore méridional descendent d'une nation qui vivait autrefois dans le Behar, région du bassin gangétique avant porté jadis le nom de Kohlaria : à l'époque où Chakya Mouni préchait sa doctrine, les habitants de Gaya étaient probablement des Koh, puisque les sculptures des temples reproduisent leur type et non celui des Arsens*. Refoulés de la vallée du Gange, les Kohl se réfugièrent dans les vallées du sud et sur les plateaux qui continuent à l'est le système des Vindhya. Sans doute la plupart d'entre eux, fondus avec les populations hindoues, sont elassés non plus en tribus, mais en castes, avec les soudras d'origine melangée; toutefois ceux qui ont vardé la langue, les coutumes, les traditions nationales, et qui vivent encore à part des Hindous, sont au nombre d'un million d'individus. Un seul groupe de tribus, les Mounda où Moundari. qui comprennent les peuplades des Agariah ou forgerons nomades”, se compose de plus de #00 000 personnes. Les recensements sommaire comptent 500 000 Blhoumidj ou Mouri, et 190 000 Ho ou Larka. Ce sont là les principales nations kohlariennes, à moins qu'il ne faille aussi classer comme appartenant à la même souche ethnique les Koli du Goudzerat, sur la côte occidentale de linde. Tous les Koh! ont parfaite conscience de Ta longue durée de Jeur séjour dans le pays et regardent les peuples environnants comme des intrus. D'après leurs légendes, ils sont Nagbhansi. c'est-à-dire « és du Serpent >, le vrai possesseur du sol et des rochers : non loin de Sambalpour les indigènes offraient tous les ans un chevreau à un énorme ser-

ent fétiche, qu'ils disaient aussi ancien que le Ï

monde et desant périr avec lui. Le nom même de Bhoumidj est synonyme de € Fils du Nol », et les Ho sont les « Hommes » par excellence.

En tout cas, ces derniers peuvent être pris pour types des autres Koh], et

le pays qu'ils habitent, dans le Ninghhoum, à reçu spécialement le nom

® W. W. Hunter, Orissa £ Willord, Asiatic Researches, Vol. IX : — Dalton, Ethnology of Bengc! 5 V. Bail, Jungle-Life in India.

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