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parfois en assemblées nationales, sous la présidence de chefs ou abbayé, auxquels ils témoignent un grand respect.
C'est également par amour pour le sol qui les nourrit que les tribus des Khond, adorant Tari, la déesse de la Terre, lui sacrifiaient des victimes humaines. Par l'intermédiaire de marchands de race mélangée, ils achelent dans les contrées voisines des enfants destinés à devenir mertah, et parfois même, en temps de famine, des parents khond vendaient leurs fils ou leurs filles pour la cérémonie sanglante. Les meriah, appelés toki dans le langage des Khond, devaient être achetés à prix d'argent pour que la déesse en agréàt l'offrande; souvent ils étaient censés consentir à leur immolation et le prètre argumentait avec eux pour leur faire accepter la mort de bonne grâce; mais d'ordinaire cest en les enivrant d'opium qu'on arrivait à les tuer sans résistance. € Nous l'avons acheté, disait le prètre ;
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aucun péché ne pèse sur nous!» — Ensuite il invoquait la déesse, lui demandant de remplir les greniers, de faire croire le bétail, les cochons, la volaille, de chasser les tigres et les serpents, puis il frappait la victime et la foule se précipitait sur elle pour la dépecer; en certains villages, on la brûlait lentement, afin qu'elle versàt beaucoup de larmes et que les pluies fussent abondantes dans l'année. Chaque chef de famille recevait un morceau de Ja chair sacrée, dont il frottait le seuil de son grenier et qu'il enterrait ensuite dans son jardin, où bien plaçait sur un pieu planté dans le ruisseau voisin; les cendres des os et des entrailles étaient répandues sur les champs ou mêlées aux grains de semence. Un seul sacrifice, fait par ordre du radjah de Bastar comprit 28 victimes, el tn service postal régulier fut organisé pour que chaque tribu voisiue eûl sa part de la chair et des cendres. En 1855, dès que Macpherson et autres officiers eurent découvert ces effroyables pratiques, les Anglais indignés en demandèrent La suppression, et même des expédilions armées pénétrèrent dans les montagnes pour ehâtier les récaleitrants; en 1899 et 1860, près de 590 meriah furent délivrés. Néanmoins les Khond ne cédèrent qu”. la condition de pouvoir rejeter solennellement sur les étrangers l'interruption des sacrifices. L'autorisation leur fut accordée; mais ce qui décida leur conversion définitive, ee fut l'excellente récolte qui suivit la délivrance des meriah : la déesse Tart se montra satisfaite; le cureuma ou « safran des Indes », l'une des principales denrées du pays, prit la plus belle couleur sans qu'il eût été nécessaire de l'humecter de sang. I ne parait pas que depuis 1860 un seul sacrifice humain ait eu lien dans le pays : les Khond s'étonnent qu'ils aient pu croire naguère à la nécessité de ces rites sanglants!. Néanmoins la bête féroce n’est pas morte el peut se réveiller encore. Lors du soulèvement qui eut lieu pendant l'été de 1882, les Khond de Kalahandi, après s'être confédérés en prêtant serment sur une peau de tigre, massacrèrent par centaines des eultivateurs hindous, de la caste des Koulla, qui avaient graduellement empiété sur leur territoire, et l'on dit que pour appeler leurs compatriotes à la guerre sainte ils envoyèrent à chaque clan un morceau de la chair des viciimes,.
La population hindoue qui oceupe les plaines du della, ainsi que les vallées sur tout le pourtour des montagnes, se rattache aux Bengali par des Uansilions insensibles et parle une langue d’origine sanserite, l'ouriya, que
l’on emploie également dans le Bengale méridional et dans les distriets
1 Macpherson, Journal of the Royal Asiatic Society ; — Campbell: -— Mac Neil; -— Dalton. — Hunter ; —- Monier Williams, ete.