‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 3)Chapitre 209 sur 471 · TEMPLE DE VICHNOU EN FORME · texte numérisé non relu

TEMPLE DE VICHNOU EN FORME

Dessin Thérond,

ET

TE ÉÉRÉÉÉNÉÉÉRéR SES

TEMPLE DE DJAGGANATH, 455

le gouvernement anglais : le fameux diamant Koh-i-nour avait été légué au sanctuaire de Pouri par le roi de Lahore, Randjit Singh, mais le joaillier de la cour refusa de le livrer *, La statue de Vichnou, celles de son frère et de sa sœur, au-dessus desquelles s'élève la plus haute tour du temple, ne sont que de grossières figures, des büches à peine entaillées, mais elles n'en sont pas moins les images les plus vénérées de l'Inde. Chaque année, en juin ou en juillet, 4200 servants du temple s'attellent au char de Vichnou, pagode en bois haute de 1# mètres, reposant sur huit couples de roues, et le traïnent au € temple du Jardin », situé au bord de la plage, à près de 2 kilomètres de Djagganath. Cette ancienne cérémonie bouddhique rappelle sans doute l'anniversaire de la naissance de Chakya Mounir? : ainsi se sont confondues les deux grandes religions sous le nom de Vichnou. Le voyage de l'énorme échafaudage qui s'enfonce dans le sable dure plusieurs jours. Il est passé en proverbe que des pèlerins fanatiques se jettent sous les roues du char pour avoir le bonheur de mourir en état de

sainteté; mais ce genre de suicide à

4 LA # BUCHE SACHÉE » DE DJAGGANATH, toujours ele un fait exceplionnel, Dessin de Sellier, d'après Fergusson.

comme l’est en Europe la mort vo-

lontaire sous les roues des locomotives; lorsqu'un pareil malheur se produit, la marche du char est aussitôt interrompue et les prêtres procèdent à des cérémonies de purification. De mème la pratique du rireir, e'estàdire du balancement des fidèles suspendus à des erocs par les chairs du dos, à complètement disparu depuis plus d'une génération et probablement elle fut toujours défendue par les gardiens du sanctuaire de Pouri, car Djagganath est un € dieu d'amour » et la vue du sang lui est en horveur, De nos jours la ferveur diminue, le nombre des pèlerins va décroissant et les neuf dixièmes d’entre eux soni des femmes* : seules elles ont conservé l'ancienne foi. Le temple de Djagganath est un foyer d'infection, comme la kaaba de la Mecque; mais là moindre affluence des

{ À. heane, Notes snanuscrites.

? Rajendralala Mitra, Antiquilies of Orissa.

5 W, W. Hunter, Orissa.

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