‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 3)Chapitre 213 sur 471 · RE ARE ES UE · texte numérisé non relu

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* Forsyth, The Highlands of Central India .

de certains districts; les forêts les plus précieuses étaient précisément celles qui avaient le plus souffert; le sal était gemmé pour sa résine, le tek abattu pour être transformé en charbon ou débité comme bois de construction. La dévastation systématique commença quand les entrepreneurs de chemins de fer eurent pénétré dans le pays; sachant que le gouvernement projetait de s'emparer des forêts, ces étrangers commencèrent par les dévaster à leur profit, et bientôt, dans cette contrée où la végétation est si puissante, les constructeurs de la voie ferrée furent obligés de faire venir leur bois d'Angleterre et de Norvège. La forêt tropicale, telle qu'on s’allendrail à la voir dans cette latitude, manque tout à fait; si de distance en distance on n’apercevait quelque palmier ou tel autre arbre caractéristique de la zone torride, on pourrait se croire sous la zone tempérée d'Europe. Pendant la saison sèche, tous les feuillages disparaissent, à l'exception de celui du sal; pas une fleur ne se montre sur les rameaux : la nature est triste et monotone. Dans les campagnes cullivées, un seul grand arbre est toujours respecté, le mhowa, aux savoureuses corolles. La Narbadah, prise souvent comme limite de l'Inde du nord et du Dekkan, descend de ses hauts bassins, jadis lacustres, par une succession de défilés, puis, à l'issue des gorges supérieures, elle prend vers l’ouestsud-ouest la direction presque rectiligne qu'elle doit garder jusqu'à son esluaire dans le golfe de Cambay. La limite naturelle entre la haute Narbadah et son cours moyen est indiquée par la eluse des « Roches de Marbre », site célèbre dans l'Inde centrale. La rivière plonge d'un bond dans cette gorge étroite en formant une cascade de 9 mètres de hauteur, la « Chute de l’Éeume ». Sur une longueur de 5 kilomètres et plus, les parois de marbre, sculptées en piliers énormes, fendues en assises inégales, se dressent à 50 mètres de chaque côté du lit resserré, large de 20 mètres à peine, où glisse le courant, rapide et profond. Injectés çà et là de roches volcaniques noirâtres, qui par le contraste rendent plus éclatante la blancheur des falaises, les deux murs éblouissants séparent la bande bleue du ciel de la bande bleue des eaux; pas un arbuste, pas une herbe ne croît dans les anfraetuosités du roc; la pierre est nue : seulement des essaims d'abeilles ont suspendu leurs gâteaux de cire aux saillies des ;*“"ois. Le temple circulaire de Bhera ghat, entouré de colonnades formées de statues de femmes, chef-d'œuvre de l'art hindou, domine la partie la plus étroite du défilé des Roches. Les « Roches de Marbre » sont aussi fameuses dans la mythologie : les légions de singes qui suivaient Hanouman ont bondi pardessus cet abime, et l'éléphant céleste qui portait Indra a laissé sur la pierre la marque de son pied. Aussi les eaux de la Narbadah sont-elles

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